# Releaf Carbon — contenu complet > Cabinet de conseil en décarbonation, éco-conception et reporting ESG. Bilan Carbone®, ACV (Life Cycle Assessment), FDES/EPD, CSRD, SBTi, formations carbone et stratégie de décarbonation pour entreprises B2B. > Version condensée (index seul) : https://www.releafcarbon.com/llms.txt ## Solutions - [Bilan Carbone (carbon footprint)](https://www.releafcarbon.com/fr/solutions/bilan-carbone): Mesure réglementaire des émissions Scopes 1, 2, 3 selon la méthode ABC. - [Analyse de Cycle de Vie (LCA)](https://www.releafcarbon.com/fr/solutions/acv): Évaluation environnementale multi-critères ISO 14040/14044. - [Stratégie de décarbonation](https://www.releafcarbon.com/fr/solutions/strategie-decarbonaction): Trajectoires de réduction d'émissions alignées science. - [Science Based Targets (SBTi)](https://www.releafcarbon.com/fr/solutions/sbti): Validation de cibles climat compatibles 1.5°C. - [Déclaration environnementale (FDES / EPD)](https://www.releafcarbon.com/fr/solutions/declaration-environnementale): Fiches Déclaration Environnementale et Sanitaire pour produits de construction. - [Outil sur mesure](https://www.releafcarbon.com/fr/solutions/custom-tool): Plateformes carbone personnalisées pour clients ETI/grands comptes. ## Tarifs - [Tarifs plateforme](https://www.releafcarbon.com/fr/tarifs): Trois offres facturées à l'année (HT), selon l'effectif — Conformité dès 1200 €/an, Performance dès 2400 €/an, Trajectoire dès 4800 €/an. Plus de 250 collaborateurs : sur devis. Remises d'engagement pluriannuel jusqu'à −25 %. ## Ressources — index - [Hub Ressources](https://www.releafcarbon.com/fr/ressources) - [Subventions & aides](https://www.releafcarbon.com/fr/ressources/subventions) - [ISO 14067 : calculer l'empreinte carbone d'un produit et la faire vérifier](https://www.releafcarbon.com/fr/ressources/iso-14067-empreinte-carbone-produit): Un client grand compte demande l'empreinte carbone d'un produit, avec une exigence de vérification. Derrière cette demande courte se cache l'ISO 14067, ses choix méthodologiques et une revue critique qui décide de la solidité du résultat. - [Facteurs d'émission : d'où viennent les chiffres de votre bilan carbone](https://www.releafcarbon.com/fr/ressources/facteurs-emission-base-empreinte): Un bilan carbone se résume à une multiplication : une donnée d'activité par un facteur d'émission. Tout ce qui fait la solidité ou la fragilité d'un résultat se joue dans le second terme, celui dont on parle le moins. - [Scope 1, 2 et 3 : définitions, exemples et lien avec le BEGES](https://www.releafcarbon.com/fr/ressources/scope-1-2-3-definition-exemples): Le vocabulaire des scopes vient d'un standard international, la réglementation française parle de six catégories, et les deux découpages arrivent souvent dans le même dossier. Cet article remet chaque poste à sa place, avec des exemples et les confusions les plus courantes. - [Financement de projets carbone : quels projets financer et à quel prix ?](https://www.releafcarbon.com/fr/ressources/financer-des-projets-carbone): Une fois le bilan carbone posé, la question du financement de projets carbone arrive vite. Cet article passe en revue les familles de projets, les cadres de certification, le prix d'une tonne financée et ce que ce financement autorise à dire depuis la directive européenne 2024/825. - [Comment obtenir une FDES pour un produit de construction ?](https://www.releafcarbon.com/fr/ressources/comment-obtenir-une-fdes): Faire vérifier et publier une FDES demande une méthode précise : ACV conforme à EN 15804+A2, volet sanitaire, vérification par tierce partie, publication sur INIES. Ce guide déroule les 5 étapes, les délais, le coût et les aides pour financer votre déclaration. - [Combien coûte un bilan carbone en 2026 ?](https://www.releafcarbon.com/fr/ressources/prix-bilan-carbone): Combien coûte un bilan carbone en 2026 ? Fourchettes de prix par taille d'entreprise, facteurs qui font varier le devis et aides pour le financer. - [Loi Climat et Résilience : août 2026 la date "couperet" pour vos marchés](https://www.releafcarbon.com/fr/ressources/loi-climat-et-resilience-aout-2026-la-date-couperet-pour-vos-marches): Le secteur du bâtiment a ouvert la voie avec la RE2020. Aujourd’hui, c’est au tour des Travaux Publics de vivre leur révolution. - [Le SBTi pour les PME, un cadre rigoureux et accessible](https://www.releafcarbon.com/fr/ressources/expertise-sbti-accessibilite-aux-pme): Le SBTi propose un cadre méthodologique pour engager les entreprises dans une trajectoire de réduction de ses émissions de CO2 alignée avec les accords de Paris - [Electrification des flottes : quand écologie rime avec économies](https://www.releafcarbon.com/fr/ressources/exemple-de-decarbonation-renouveler-sa-flotte-automobile): Renouveler sa flotte de véhicules pour réduire son impact sur l'environnement : un exemple de solution pour décarboner son activité ! - [EPD : définition, cadre normatif et déclinaison française (FDES, PEP)](https://www.releafcarbon.com/fr/ressources/lepd-en-europe-et-en-france): EPD, DEP, FDES, PEP : ces déclarations environnementales structurent la construction bas carbone. Ce guide explique ce qu'est une EPD, le cadre normatif EN 15804 qui l'encadre, sa déclinaison française et son rôle dans la RE2020. - [La CSRD pensée pour les PME : le cadre léger et rentable de la VSME](https://www.releafcarbon.com/fr/ressources/la-csrd-pensee-pour-les-pme-le-cadre-leger-et-rentable-de-la-vsme): La VSME est une norme allégée destinée aux PME et à tous les participants volontaires au reporting ESG. Comment ça fonctionne et quels bénéfices pour les PME ? - [Notre Tour de France des initiatives décarbonées](https://www.releafcarbon.com/fr/ressources/tour-de-france-des-initiatives-decarbonees): Embarquez dans notre Tour de France des initiatives durables inspirantes, mises en œuvre par des entreprises de secteurs variés. De véritables preuves qu’il est possible de concilier performance économique et réduction de l’impact environnemental. - [Quelles subventions pour financer votre transition écologique ?](https://www.releafcarbon.com/fr/ressources/quelles-subventions-pour-financer-votre-transition-ecologique): Chaque organisation est encouragée à développer une stratégie climat afin de réduire son impact sur le dérèglement climatique. Comment financer la stratégie de décarbonation de son entreprise ? - [Les ateliers climats](https://www.releafcarbon.com/fr/ressources/ateliers-climat-embarquer-equipes): Depuis quelques années, différents types d’ateliers climats ont vu le jour, visant à sensibiliser et mobiliser autour des sujets environnementaux. [...] - [Qu'est-ce que le biomimétisme et comment est-il lié aux enjeux de décarbonation ?](https://www.releafcarbon.com/fr/ressources/biomimetisme): Qu'est-ce que le biomimétisme et comment est-il lié aux enjeux de décarbonation ? Le dérèglement climatique entraîne des changements rapides et de plus en plus - [La RE2020, nouvelle réglementation thermique](https://www.releafcarbon.com/fr/ressources/la-re2020-nouvelle-reglementation-thermique): La RE2020 vient remplacer la RT2012, et fixe des objectifs clairs pour des bâtiments neufs plus économes en énergie et moins émetteurs de CO2. - [Tout savoir sur le Pacte Industrie](https://www.releafcarbon.com/fr/ressources/pacte-industrie-subvention-ademe): Le Pacte Industrie, une initiative française, a pour vocation de stimuler l'innovation dans le secteur industriel en soutenant financièrement les entreprises - [Qu'est ce que la norme EN 15804 ? Définition simple](https://www.releafcarbon.com/fr/ressources/quest-ce-que-la-norme-en-15804): Cet article explique tout ce qu'il faut savoir sur la norme EN 15804 et son application sur les FDES et analyse de cycle de vie des produits de la construction. - [C'est quoi le réchauffement climatique ? Définitions et conséquences](https://www.releafcarbon.com/fr/ressources/cest-quoi-le-rechauffement-climatique): Tout comprendre au réchauffement climatique. Le réchauffement climatique est un sujet qui occupe une place centrale dans les discussions mondiales. - [Tout savoir sur la norme ISO 26000 et son lien avec la RSE](https://www.releafcarbon.com/fr/ressources/norme-iso-26000): La RSE et la Norme ISO 26000 sont devenues des piliers incontournables pour les organisations conscientes de leur impact. - [Crédit carbone : Tout sur le marché carbone](https://www.releafcarbon.com/fr/ressources/credit-carbone-tout-sur-le-marche-carbone): Tout comprendre sur le fonctionnement du marché carbone volontaire et des crédits carbone pour une stratégie climat optimal ! - [Tout comprendre sur la Norme ISO 14001](https://www.releafcarbon.com/fr/ressources/tout-comprendre-sur-la-norme-iso-14001): Cet article écrit par des experts de la performance environnementale vous expliquera tout ce qu'il faut savoir sur la norme ISO 14001. - [Science based targets, un guide vers le Net Zero](https://www.releafcarbon.com/fr/ressources/sbti-un-guide-vers-le-net-zero): Explorez l'initiative Science Based Targets (SBTi) : comment elle guide les entreprises vers des actions climatiques ambitieuses basées sur la science. - [MACF : Tout comprendre sur la taxe carbone aux frontières](https://www.releafcarbon.com/fr/ressources/macf-tout-comprendre-sur-la-taxe-carbone-aux-frontieres): La taxe carbone concerne de plus en plus d'entreprise. Venez tout comprendre sur ce nouveau dispositif avec cet article pour une transition plus sereine. - [Qu'est-ce que le Diag Décarbon'Action ?](https://www.releafcarbon.com/fr/ressources/quest-ce-que-le-diag-decarbonaction): Découvrez le dispositif Diag Décarbon'ActionLe changement climatique et la réduction des émissions de gaz à effet de serre. - [Comprendre les enjeux de la CSRD](https://www.releafcarbon.com/fr/ressources/comprendre-les-enjeux-de-la-csrd): L'Union Européenne ne cesse d'adapter et d'améliorer ses réglementations. Parmi les initiatives récentes, on peut citer la CSRD - [Eco-conception web : Les bonnes pratiques du Green IT](https://www.releafcarbon.com/fr/ressources/eco-conception-web-les-bonnes-pratiques-du-green-it): L’éco-conception web est une approche globale qui prend en compte l’ensemble du cycle de vie d’un site internet. - [ACV: définitions, exemples et étapes](https://www.releafcarbon.com/fr/ressources/acv-definition-exemples-etapes): Calcul et analyse du cycle de vie : optimiser vos projets grâce à l'ACV une méthode d'évaluation des impacts environnementaux liés à un produit. - [Marché volontaire du carbone en France : bilan 2021](https://www.releafcarbon.com/fr/ressources/etat-des-lieux-du-marche-volontaire-du-carbone): Chaque année la plateforme Info Compensation Carbone soutenue par l’Ademe, publie un état des lieux du marché de la compensation carbone volontaire en France.... ## Contenu complet des articles ### ISO 14067 : calculer l'empreinte carbone d'un produit et la faire vérifier Source : https://www.releafcarbon.com/fr/ressources/iso-14067-empreinte-carbone-produit Auteur : Nathan Gourdin — Co-fondateur & COO La demande arrive souvent par un mail court, envoyé par un donneur d'ordre : merci de nous transmettre l'empreinte carbone de votre produit, avec une vérification par un tiers. Deux lignes qui déclenchent plusieurs semaines de travail. Ce que ce mail appelle empreinte carbone produit porte un nom précis dans la normalisation : l'ISO 14067. C'est le texte qui définit comment quantifier et rapporter les émissions de gaz à effet de serre attachées à un produit ou à un service. ## Ce que couvre exactement l'ISO 14067 La norme s'appuie sur les principes de l'analyse de cycle de vie fixés par l'ISO 14040 et l'ISO 14044, mais elle ne retient qu'un seul indicateur : le changement climatique. Là où une [ACV](/fr/ressources/acv-definition-exemples-etapes) complète examine aussi l'eau, l'acidification ou l'épuisement des ressources, l'ISO 14067 se concentre sur les kilos de CO2 équivalent par unité fonctionnelle. Le périmètre peut aller du berceau à la tombe, c'est-à-dire de l'extraction des matières à la fin de vie, ou s'arrêter à la sortie d'usine dans le cas d'une empreinte partielle. Les deux sont conformes, à condition de dire lequel a été retenu, ce que beaucoup d'études oublient de préciser clairement. ## Ce qui la distingue d'un bilan carbone d'entreprise Un bilan carbone porte sur une entité pendant une année. Une empreinte produit porte sur une unité fonctionnelle, par exemple un mètre carré de revêtement posé pendant cinquante ans, ou mille litres d'eau potable distribuée. Cette différence a des conséquences pratiques. Les données ne viennent pas des mêmes services, la maille de calcul est bien plus fine, et le résultat n'est jamais la simple division du bilan d'entreprise par le nombre d'unités vendues. Les deux démarches se nourrissent l'une l'autre, elles ne se remplacent pas. ## Ce qui la distingue d'une FDES ou d'une EPD Une déclaration environnementale de type [EPD](/fr/ressources/lepd-en-europe-et-en-france), ou FDES dans le secteur de la construction, couvre une dizaine d'indicateurs, suit des règles par catégorie de produit et respecte un cadre de vérification et de publication, en particulier la [norme EN 15804](/fr/ressources/quest-ce-que-la-norme-en-15804) pour les produits de construction. L'ISO 14067 est plus légère et plus ciblée. Elle convient quand un client demande le carbone d'un produit, quand une équipe conçoit une nouvelle référence et veut comparer des options, ou quand une entreprise prépare le terrain avant de s'engager dans une déclaration complète. ## Les cinq points qui font dérailler une étude L'unité fonctionnelle mal posée vient en premier. Compter un kilo de produit plutôt qu'un service rendu conduit à comparer des choses qui ne remplissent pas la même fonction, et rend le résultat inutilisable en éco-conception. Les règles d'allocation arrivent juste après. Quand un procédé fabrique plusieurs produits, il faut répartir les impacts. Subdivision, allocation massique, allocation économique : les trois voies donnent des résultats différents, et le choix se justifie, se documente et se teste en sensibilité. C'est le sujet le plus discuté en revue. Les règles de coupure ensuite. Exclure des flux mineurs est admis, encore faut-il annoncer le seuil retenu et vérifier que les exclusions cumulées restent marginales. Le carbone biogène, quatrième point, demande un traitement séparé des émissions et des absorptions. Les mélanger avec le carbone fossile dans un total unique brouille la lecture et fragilise l'étude. Enfin l'électricité. Le mix retenu pour un site de production change parfois l'ordre de grandeur du résultat, et la logique appliquée doit être cohérente avec celle des [facteurs d'émission](/fr/ressources/facteurs-emission-base-empreinte) utilisés ailleurs dans l'étude. ## La revue critique : à quoi elle sert, quand elle s'impose Les normes d'ACV imposent une revue critique par un tiers indépendant dès lors qu'une assertion comparative est divulguée au public. Autrement dit : dès que vous voulez dire publiquement que votre produit émet moins que celui d'un concurrent, un tiers doit avoir examiné l'étude. En dehors de ce cas, la revue reste volontaire, et beaucoup de donneurs d'ordre la réclament quand même dans leurs appels d'offres. Elle sert alors de garantie de sérieux avant intégration du chiffre dans leur propre reporting. Un vérificateur regarde toujours les mêmes choses. La cohérence entre l'objectif annoncé, l'unité fonctionnelle et les frontières du système. La traçabilité des données, source par source. La justification des allocations et des coupures. La présence d'une analyse de sensibilité sur les hypothèses structurantes. Et la conformité des allégations envisagées avec ce que l'étude démontre vraiment. Nos consultants interviennent des deux côtés : en réalisation d'étude, et en revue critique indépendante pour des industriels qui doivent faire valider la leur. ## Combien de temps, et pour quel usage Une empreinte produit sur une référence bien documentée se conduit en quelques semaines. Le temps se concentre sur la collecte auprès des fournisseurs et sur la modélisation des procédés, pas sur le calcul lui-même. L'usage détermine le niveau d'exigence. Un chiffre destiné à un arbitrage interne d'éco-conception peut vivre avec des données secondaires. Un chiffre destiné à un appel d'offres public, à une communication ou à une comparaison concurrentielle demande des données primaires et une revue. Autant trancher cette question au démarrage, parce qu'elle conditionne le budget et le calendrier. Cette démarche s'inscrit dans notre offre d'[ACV et d'éco-conception](/fr/solutions/acv), et se finance en partie par les dispositifs publics dédiés à l'éco-conception. --- ### Facteurs d'émission : d'où viennent les chiffres de votre bilan carbone Source : https://www.releafcarbon.com/fr/ressources/facteurs-emission-base-empreinte Auteur : Arthur Dercq — Consultant Senior · Data Scientist Un bilan carbone tient dans une multiplication. D'un côté une donnée d'activité : 42 000 kWh de gaz, 180 tonnes d'acier achetées, 95 000 euros de prestations informatiques. De l'autre un facteur d'émission qui convertit cette donnée en kilos de CO2 équivalent. Les discussions en réunion portent presque toujours sur le premier terme, celui qu'il faut aller chercher dans les factures. Le second est admis sans examen, alors qu'il détermine autant le résultat. Un ordre de grandeur peut basculer selon le facteur retenu, sans qu'aucune ligne de donnée d'activité ait bougé. ## Ce qu'est un facteur d'émission C'est un coefficient de conversion, exprimé en kg CO2e par unité : par kWh, par kilomètre, par tonne de matière, par nuit d'hôtel, parfois par euro dépensé. Il résume, en un seul nombre, une chaîne de production complète : extraction, transformation, transport, pertes. Derrière chaque coefficient il y a des hypothèses. Le facteur d'un kilo d'acier dépend de la filière (haut-fourneau ou four électrique), du pays de production, de la part d'acier recyclé, du mix électrique local. Deux facteurs qui portent le même nom peuvent différer d'un facteur trois. ## Les bases de données que nous utilisons La Base Empreinte de l'ADEME est la référence publique française. Elle est gratuite, documentée, adaptée au contexte national, et ses facteurs sont ceux attendus dans un BEGES. C'est le socle de toute mission conduite selon la méthode Bilan Carbone. Ecoinvent est une base d'analyse de cycle de vie internationale, payante, qui descend au niveau du procédé unitaire. Elle devient nécessaire dès qu'on quitte le bilan d'entreprise pour l'empreinte d'un produit, une [ACV](/fr/solutions/acv) ou une déclaration environnementale. Viennent ensuite les référentiels sectoriels, comme ceux de l'ASTEE pour les services d'eau et d'assainissement, et surtout les données primaires transmises par les fournisseurs. Une donnée primaire vérifiée vaut mieux que n'importe quelle moyenne, et c'est le seul chemin qui permet ensuite de mesurer un effort d'amélioration chez un fournisseur. ## Physique ou monétaire : le choix qui change tout Un facteur physique s'applique à une quantité mesurée : kilos, kilowattheures, tonnes-kilomètres. Un facteur monétaire s'applique à une dépense, en kg CO2e par euro, par famille d'achat. Le ratio monétaire a un vrai mérite : il permet de cartographier des milliers de lignes comptables en quelques jours, sans solliciter chaque fournisseur. Sur un premier bilan, il rend le scope 3 accessible. Ses limites sont tout aussi nettes. Il ne distingue pas deux fournisseurs d'une même famille, dont l'un a décarboné sa production et l'autre non. Il varie avec les prix : une hausse tarifaire fait grimper vos émissions calculées alors que rien n'a changé physiquement. Et il ne récompense aucun effort réel, ce qui décourage les acheteurs qui cherchent à bien faire. La règle que nous appliquons : le monétaire pour cartographier et hiérarchiser au premier exercice, le physique et les données fournisseurs pour les postes majeurs dès le deuxième. ## L'incertitude n'est pas un défaut, c'est une information Chaque facteur porte une incertitude, souvent documentée dans la base elle-même. Elle est faible sur les combustibles, modérée sur les matériaux courants, et élevée sur les ratios monétaires, où elle dépasse couramment la moitié de la valeur. Cela condamne une pratique très répandue : afficher un résultat au kilo près. Écrire 12 347 tCO2e donne une impression de précision que la méthode ne permet pas. Écrire environ 12 300 tCO2e, dont près des deux tiers sur les achats, dit la même chose et reste défendable devant un auditeur. L'incertitude sert aussi à prioriser la collecte. Un poste à la fois lourd et incertain mérite un effort de données supplémentaire. Un poste marginal ne le mérite pas, même si son facteur est fragile. ## Comment nous choisissons un facteur Trois questions guident la sélection. Le facteur correspond-il à la géographie réelle du flux, et pas au pays du siège ? Correspond-il à la technologie employée, et pas à une moyenne de filière ? Sa date de publication est-elle compatible avec l'année étudiée ? Chaque choix est tracé dans le tableur de traitement, avec sa source et sa date. Cette traçabilité n'est pas de la bureaucratie : sans elle, il devient impossible de refaire le bilan l'année suivante, de répondre à une question d'auditeur, ou de comprendre pourquoi un poste a doublé. ## Ce qui se passe quand les bases sont mises à jour Les bases évoluent. Le mix électrique français change d'une année sur l'autre, les filières matériaux sont réévaluées, certains facteurs disparaissent au profit d'entrées plus fines. Quand un facteur majeur change, la baisse ou la hausse observée dans votre bilan ne vient pas de vos actions. Elle vient de la base. La seule façon de garder une trajectoire lisible consiste à recalculer l'année de référence avec les nouveaux facteurs, puis à comparer ce qui est comparable. C'est fastidieux, et c'est ce qui distingue un suivi crédible d'un tableau de bord décoratif. Cette mécanique vaut autant pour un bilan d'entreprise que pour une empreinte produit. Nous détaillons le découpage des périmètres dans notre article sur les [scopes 1, 2 et 3](/fr/ressources/scope-1-2-3-definition-exemples), et le coût réel d'une mission dans celui sur le [prix d'un bilan carbone](/fr/ressources/prix-bilan-carbone). --- ### Scope 1, 2 et 3 : définitions, exemples et lien avec le BEGES Source : https://www.releafcarbon.com/fr/ressources/scope-1-2-3-definition-exemples Auteur : Vincent Mory — Co-fondateur & COO La question tombe presque toujours dans le premier quart d'heure d'une réunion de cadrage : qu'est-ce qu'on met dans le scope 3 ? Derrière cette question il y en a une autre, moins avouée, sur ce qu'on peut légitimement laisser dehors. Le vocabulaire des scopes vient du GHG Protocol, un standard de comptabilité carbone d'origine américaine. La réglementation française, elle, structure le bilan réglementaire en six catégories. Les deux découpages circulent dans les mêmes dossiers, parfois dans le même tableur, ce qui explique une bonne part des malentendus. ## Scope 1 : ce que votre entreprise brûle et émet elle-même Le scope 1 rassemble les émissions directes des sources que vous détenez ou contrôlez. Concrètement : le gaz de la chaudière, le fioul du groupe électrogène, le carburant des véhicules de la flotte, les fuites de fluides frigorigènes des groupes froid et de la climatisation, et les émissions de procédé pour les industriels (décarbonatation du calcaire en cimenterie, par exemple). C'est le périmètre le plus simple à collecter, parce que les données existent déjà quelque part : factures de gaz, relevés de cuve, contrats de maintenance frigorifique. C'est aussi, dans les entreprises de services, le plus petit des trois. Le piège habituel porte sur les fluides frigorigènes. Ils sont souvent oubliés alors qu'un seul kilo de R404A fuité pèse plusieurs tonnes de CO2 équivalent. Sur un site logistique frigorifique, ce poste peut dépasser toute la consommation de gaz. ## Scope 2 : l'énergie que vous achetez Le scope 2 couvre les émissions indirectes liées à l'énergie achetée puis consommée : électricité, vapeur, chaleur, froid livrés par un réseau. Deux méthodes de calcul coexistent. L'approche dite location-based applique le facteur d'émission moyen du réseau du pays. L'approche market-based utilise le contenu carbone du contrat de fourniture effectivement souscrit. Les deux donnent des résultats très différents dès qu'une entreprise achète de l'électricité d'origine renouvelable, et il faut dire laquelle on présente. En France, le mix électrique est peu carboné, ce qui écrase mécaniquement le scope 2 par rapport aux entreprises comparables en Allemagne ou en Pologne. C'est une bonne nouvelle pour le total. C'est aussi la raison pour laquelle un plan d'action limité à l'électricité produit peu d'effet sur le bilan d'une entreprise française. ## Scope 3 : tout le reste, en amont et en aval Le scope 3 regroupe les émissions indirectes qui ne relèvent pas de l'énergie achetée. En amont : les achats de biens et de services, le fret entrant, les immobilisations (bâtiments, machines, matériel informatique), les déplacements professionnels, les trajets domicile-travail, les déchets. En aval : la distribution, l'usage des produits vendus, leur fin de vie, les investissements, le franchisage. Dans les bilans que nous réalisons, ce périmètre porte l'essentiel du total, et le poste achats de biens et services dépasse fréquemment la moitié à lui seul. Une entreprise de négoce, un bureau d'études, un éditeur de logiciel : dans les trois cas, ce qui compte se joue chez les fournisseurs, pas dans les murs. C'est également le périmètre le plus coûteux à collecter et le plus incertain, puisqu'une grande partie repose sur des ratios monétaires appliqués à des lignes comptables. Nous en parlons en détail dans notre article sur les [facteurs d'émission](/fr/ressources/facteurs-emission-base-empreinte). ## La correspondance avec les six catégories du BEGES Le bilan réglementaire français, le BEGES, n'emploie pas le mot scope. Il classe les émissions en six catégories : 1. Émissions directes 2. Émissions indirectes associées à l'énergie 3. Émissions indirectes associées au transport 4. Émissions indirectes associées aux produits achetés 5. Émissions indirectes associées aux produits vendus 6. Autres émissions indirectes La correspondance est mécanique : la catégorie 1 correspond au scope 1, la catégorie 2 au scope 2, et les catégories 3 à 6 se répartissent le scope 3. Un bilan mené selon la méthode Bilan Carbone de l'ADEME et de l'Association Bilan Carbone produit les deux lectures à partir du même jeu de données, sans double saisie. Un point mérite d'être retenu : depuis sa refonte réglementaire de 2022, le BEGES impose de couvrir les émissions indirectes significatives. L'époque où l'on publiait un bilan réglementaire limité aux scopes 1 et 2 est terminée. Les seuils, la périodicité et les sanctions sont détaillés dans notre article sur le [bilan carbone obligatoire](/fr/ressources/bilan-carbone-obligatoire). ## Les cinq erreurs de périmètre que nous voyons le plus La première consiste à ranger dans le scope 2 les émissions liées à l'extraction et à l'acheminement du combustible. Ces émissions amont existent bien, mais elles relèvent du scope 3. La deuxième porte sur les déplacements domicile-travail, régulièrement écartés au motif qu'ils ne sont pas maîtrisés par l'entreprise. Ils font partie du scope 3, et l'entreprise dispose de leviers réels : télétravail, forfait mobilités durables, localisation des sites. La troisième vient du choix de consolidation. Contrôle opérationnel ou contrôle financier : la règle retenue change ce qui entre dans le scope 1 des filiales et des sites en joint-venture. Il faut la fixer au cadrage, l'écrire, et s'y tenir d'une année sur l'autre. La quatrième est le double comptage entre entités d'un même groupe, quand le scope 1 d'une filiale se retrouve aussi dans le scope 3 amont d'une autre. Ce n'est pas une erreur en soi au niveau de chaque entité, mais la consolidation groupe devient fausse si personne ne neutralise les flux internes. La cinquième tient à l'année de référence. Changer de périmètre, de facteurs d'émission ou de méthode sans recalculer l'année de référence rend toute comparaison sans valeur. C'est le point qui fait dérailler le plus de trajectoires de réduction. ## Ce que le découpage sert vraiment à faire Répartir les tonnes entre trois scopes n'a d'intérêt que pour la suite : décider où agir. Un scope 1 dominant oriente vers les procédés, la chaleur et la flotte. Un scope 3 dominé par les achats oriente vers les cahiers des charges, la sélection des fournisseurs et l'éco-conception des produits. C'est ce basculement du chiffre vers la décision qui fait la différence entre un bilan carbone rangé dans un tiroir et un plan d'action tenu. Nos consultants construisent ce plan avec les équipes lors d'un atelier dédié, pendant la mission de [bilan carbone](/fr/solutions/bilan-carbone). --- ### Financement de projets carbone : quels projets financer et à quel prix ? Source : https://www.releafcarbon.com/fr/ressources/financer-des-projets-carbone Auteur : Guillaume Tant — Co-fondateur & CEO La question arrive presque toujours au même moment. Une entreprise vient de terminer son bilan carbone, son plan de réduction est posé, et quelqu'un au comité de direction demande ce qu'on fait des tonnes qui resteront. Financer des projets carbone est une réponse possible. Ce n'est ni une obligation, ni un raccourci, et c'est une dépense qui engage l'entreprise autrement qu'un achat classique. Ce qui suit prend le point de vue de celui qui paie : quels projets existent, quels cadres de certification les encadrent, ce que coûte une tonne financée, et ce que ce financement autorise à dire en public. Sur ce dernier point, le droit européen change de pied le 27 septembre 2026. ## Financer un projet carbone, ce que cela recouvre exactement Le mécanisme est simple dans son principe. Une entreprise verse de l'argent à un porteur de projet, gestionnaire forestier, agriculteur, industriel ou collectivité, pour une réduction ou une séquestration d'émissions qui n'aurait pas eu lieu sans ce financement. En contrepartie, elle reçoit la reconnaissance des tonnes concernées, sous forme de crédits inscrits dans un registre et annulés à son nom, ou sous forme d'un contrat de gré à gré adossé à une méthode certifiée. Deux façons d'entrer dans le sujet, souvent confondues : - **Le financement direct d'un projet.** L'entreprise identifie un projet, contractualise avec son porteur, paie parfois avant même que la réduction soit constatée. Elle sait où va son argent. Elle porte aussi une part du risque d'exécution. - **L'achat de crédits sur le marché volontaire.** L'entreprise acquiert des crédits déjà émis, vérifiés et enregistrés, souvent auprès d'un intermédiaire. Le produit est standardisé, la traçabilité jusqu'au terrain est plus lointaine. Les deux voies financent la même chose sur le papier. Elles n'engagent pas la même relation, ni le même niveau de contrôle. Pour comprendre la mécanique des crédits eux-mêmes, nous l'avons détaillée dans notre article sur [le marché carbone](/fr/ressources/credit-carbone-tout-sur-le-marche-carbone). ## Quels projets carbone financer ? Les projets se rangent en deux familles, et cette distinction commande tout le reste. **Les projets de réduction ou d'évitement** empêchent des émissions de se produire : rénovation d'un bâtiment, changement de pratiques d'élevage, méthanisation d'effluents, remplacement d'un procédé industriel. La tonne n'est pas retirée de l'atmosphère, elle n'y est pas envoyée. **Les projets de séquestration ou d'absorption** retirent du carbone déjà présent et le stockent : boisement, reconstitution de peuplements forestiers dégradés, plantation de haies, restauration de zones humides, stockage dans les sols agricoles, biochar, minéralisation, stockage géologique. À l'intérieur de la seconde famille, la question qui compte est celle de la durée du stockage. Un stockage biologique peut être annulé par un incendie, une tempête ou un changement de propriétaire. Un stockage géologique ou minéral tient sur des siècles, pour un coût à la tonne bien supérieur. Il n'y a pas de bon arbitrage universel entre les deux, il y a un arbitrage à assumer et à documenter. Trois autres critères orientent utilement le choix : - **La cohérence avec votre activité.** Une entreprise agroalimentaire qui finance des pratiques bas carbone chez ses producteurs agit sur un sujet qu'elle maîtrise et qu'elle sait expliquer. Une entreprise de services qui finance le même projet fait un chèque. - **L'ancrage territorial.** Un projet local se visite, se raconte aux salariés et aux clients, et intéresse les collectivités. Un projet lointain est moins cher à la tonne et beaucoup plus difficile à vérifier soi-même. - **Les co-bénéfices.** Biodiversité, qualité de l'eau, emploi rural, résilience des exploitations. Ces effets ne se comptent pas en tonnes, et ce sont souvent eux qui justifient l'écart de prix. Une piste est régulièrement sous-utilisée : financer la réduction **à l'intérieur de sa propre chaîne de valeur**, chez un fournisseur, un transporteur ou un producteur amont. L'euro dépensé fait alors baisser vos émissions de scope 3 dans votre prochain bilan, au lieu d'être comptabilisé à part. C'est le seul cas où le financement d'une réduction chez un tiers améliore votre propre résultat carbone. ## Les cadres qui rendent un financement défendable Trois référentiels comptent pour une entreprise européenne. **Le Label bas-carbone**, en France, est le cadre de certification volontaire de l'État. Les méthodes, approuvées par arrêté ministériel, couvrent la forêt, l'agriculture et le bâtiment. Chaque projet fait l'objet d'un audit externe avant reconnaissance des tonnes. Le dispositif est en cours de réforme depuis 2025 pour transformer des réductions vendues de gré à gré en crédits cessibles, avec l'objectif affiché d'attirer davantage de financements privés. **Le CRCF**, cadre européen de certification, a été établi par le règlement (UE) 2024/3012 du 27 novembre 2024, entré en vigueur le 26 décembre 2024. Il couvre les absorptions permanentes de carbone, l'agrostockage et le stockage de carbone dans les produits. Les méthodologies de certification arrivent par actes d'exécution, et un registre européen des certificats est prévu quatre ans après l'entrée en vigueur, soit en 2028. Pour une entreprise, c'est le cadre à surveiller : il fixera le niveau d'exigence de référence en Europe. **Les standards internationaux volontaires**, Verra ou Gold Standard notamment, encadrent l'essentiel du marché mondial. Leur qualité s'est resserrée sous la pression des critiques, avec des principes de qualité communs portés par l'ICVCM. Un crédit certifié reste un plancher d'exigence, pas une garantie de résultat. ## Combien coûte une tonne financée ? Sur les projets français labellisés, le ministère de la Transition écologique documente des prix compris **entre 8 et 125 € par tonne de CO2 équivalent, pour une moyenne de 35 €**. L'écart n'est pas une anomalie de marché. Le prix se négocie de gré à gré et dépend de la méthode employée, de la localisation, des co-bénéfices, des subventions publiques déjà perçues par le porteur et de sa capacité d'autofinancement. Les crédits issus de projets internationaux se situent nettement en dessous de cette fourchette. Un prix très bas mérite d'être expliqué avant d'être saisi : il traduit généralement un coût de mise en œuvre faible dans le pays d'accueil, parfois une additionnalité fragile. Un ordre de grandeur pour se situer. Une PME agroalimentaire de 60 salariés dont le bilan ressort à 4 200 tCO2e engage un plan de réduction de 25 % à cinq ans. Si elle décide de financer 300 tonnes par an au prix moyen constaté du Label bas-carbone, la ligne budgétaire s'établit autour de 10 500 € par an. À comparer non pas au chiffre d'affaires, mais au budget de communication et au coût des actions de réduction qu'elle finance en parallèle : c'est là que l'arbitrage se joue vraiment. ## Ce que ce financement ne vous autorise pas à dire La directive (UE) 2024/825 ajoute à la liste des pratiques commerciales trompeuses le fait d'affirmer, sur la base d'une compensation d'émissions, qu'un produit a un impact neutre, réduit ou positif sur l'environnement. Les États membres devaient l'avoir transposée au 27 mars 2026, et elle s'applique **à compter du 27 septembre 2026**. En clair : à partir de cette date, une entreprise ne peut plus relier l'achat de crédits carbone à une allégation d'impact sur ses produits. Cette règle rejoint la doctrine méthodologique française. La méthode Bilan Carbone, portée par l'ADEME et l'Association pour la transition Bas Carbone, impose de comptabiliser et de communiquer la contribution **séparément** des émissions, jamais en déduction. Une tonne financée chez un tiers ne retire rien à votre inventaire, elle s'ajoute à côté, sur une autre ligne. La formulation défendable existe, elle est simplement plus longue : dire ce que vous avez mesuré, ce que vous avez réduit, puis ce que vous avez financé, dans cet ordre, sans soustraction. C'est aussi la seule qui résiste à une question précise d'un client ou d'un journaliste. ## Cinq vérifications avant de signer 1. **L'additionnalité.** Le projet aurait-il eu lieu sans votre argent ? Si le porteur a déjà bouclé son financement par ailleurs, vous payez une réduction qui allait se produire. 2. **La permanence et le risque de réversibilité.** Quelle durée d'engagement, quelles garanties en cas d'incendie, de tempête ou de revente du foncier ? Les bons dispositifs prévoient une réserve mutualisée qui absorbe ces pertes. 3. **L'unicité de la tonne.** La tonne est-elle inscrite dans un registre, annulée à votre nom, et n'est-elle pas déjà comptée dans l'inventaire national du pays d'accueil ? Le double comptage reste le défaut le plus fréquent des montages internationaux. 4. **La vérification par un tiers indépendant.** Qui a contrôlé, selon quelle méthode, et le rapport est-il consultable ? 5. **La destination réelle de l'argent.** Quelle part de votre versement arrive au porteur de projet, et quelle part reste dans la chaîne d'intermédiation ? La réponse est rarement affichée spontanément. Si l'une de ces cinq réponses manque, le projet n'est pas prêt à recevoir votre financement. ## Le meilleur euro carbone n'est pas toujours un crédit Avant d'ouvrir une ligne de contribution, il vaut la peine de comparer avec ce que le même montant achèterait ailleurs. Une action de réduction interne au coût d'abattement faible, un investissement chez un fournisseur clé, une formation qui fait bouger les pratiques : ces euros-là font baisser votre bilan, et certains sont partiellement subventionnés. Nous avons recensé les dispositifs mobilisables dans notre article sur [les subventions de la transition écologique](/fr/ressources/quelles-subventions-pour-financer-votre-transition-ecologique). Le financement de projets carbone garde une utilité réelle : il fait exister des projets qui ne trouvent pas leur équilibre économique autrement. Cette utilité tient à une condition, celle d'arriver après la mesure et après la réduction, pas à leur place. C'est la logique que suit un objectif validé par le [SBTi](/fr/ressources/sbti-un-guide-vers-le-net-zero), qui n'accepte la contribution qu'en complément d'une trajectoire de réduction, jamais en substitution. ## En pratique Si la question du financement de projets carbone se pose chez vous, elle vient rarement seule. Elle arrive avec une demande client, un questionnaire investisseur ou un appel d'offres qui réclame une trajectoire. La réponse commence par un chiffre : combien votre activité émet, et où. Releaf Carbon intervient sur cette séquence, du [bilan carbone](/fr/solutions/bilan-carbone) au plan de réduction, puis sur les arbitrages de contribution quand ils se justifient. Si le sujet est arrivé sur votre table cette année, nous pouvons regarder ensemble ce qui mérite votre budget en premier. --- ### Comment obtenir une FDES pour un produit de construction ? Source : https://www.releafcarbon.com/fr/ressources/comment-obtenir-une-fdes Auteur : Nathan Gourdin — Co-fondateur & COO La FDES (Fiche de Déclaration Environnementale et Sanitaire) est devenue un passage quasi obligé pour tout fabricant de produits de construction : sans elle, un produit est pénalisé dans les calculs de la RE2020 et peut être écarté des prescriptions. Mais entre l'Analyse du Cycle de Vie, la vérification par un tiers et la publication sur la base INIES, le parcours reste flou pour beaucoup d'industriels. Ce guide déroule concrètement les étapes pour obtenir une FDES, les délais et les coûts à prévoir, et les aides qui permettent d'en financer une partie. ## FDES : un rappel rapide Une FDES est la déclinaison française de l'EPD (Environmental Product Declaration) pour les produits de construction. C'est une déclaration environnementale de type III au sens de la norme ISO 14025 : elle repose sur une Analyse du Cycle de Vie (ACV) et, surtout, elle est vérifiée par une tierce partie indépendante avant d'être publiée. Sa particularité française tient à son volet sanitaire, qui va au-delà des seules performances environnementales. Pour le cadre général et la distinction avec les autres déclarations, voir notre article sur [l'EPD en Europe et en France](/fr/ressources/lepd-en-europe-et-en-france). Avant de se lancer, un point de vocabulaire utile : une FDES concerne les **produits de construction** (béton, isolants, menuiseries, revêtements, etc.). Pour les **équipements** électriques, électroniques et de génie climatique, la déclaration équivalente s'appelle un PEP, encadré par le programme PEP ecopassport et la norme NF EN 50693. Les étapes ci-dessous décrivent le parcours d'une FDES. ## FDES individuelle, collective ou données par défaut : quelle voie choisir ? Première décision structurante : le type de déclaration visé. - **La FDES individuelle** couvre un produit précis d'un fabricant donné. C'est la plus valorisante commercialement, car elle reflète les performances réelles du produit, mais aussi la plus exigeante en données. - **La FDES collective** est portée par un syndicat professionnel pour représenter un produit type d'une famille (par exemple un type de brique ou d'isolant). Elle mutualise le coût entre plusieurs fabricants et convient bien aux produits standardisés. - **Les données environnementales par défaut (DED)** ne sont pas une FDES : ce sont des valeurs génériques, volontairement pénalisantes, appliquées par la réglementation à un produit qui ne dispose d'aucune déclaration. Elles servent de repoussoir, pas d'objectif. Le choix dépend de votre stratégie : différenciation produit et argument de prescription plaident pour l'individuelle, un marché de volume sur un produit banalisé peut justifier la collective. ## Comment obtenir une FDES : les 5 étapes L'obtention d'une FDES suit une séquence rigoureuse. Voici les grandes étapes. ### 1. Cadrer le périmètre et identifier la PCR On commence par définir précisément le produit déclaré, son unité fonctionnelle (par exemple 1 m² de revêtement posé pour une durée de vie de référence donnée) et le périmètre du cycle de vie couvert. On identifie ensuite les règles de catégorie de produit (PCR) applicables à la famille concernée : ce sont elles qui fixent les hypothèses de calcul propres au type de produit et garantissent que deux déclarations d'une même famille restent comparables. ### 2. Réaliser l'ACV conforme à NF EN 15804+A2 C'est le cœur du travail. On modélise l'ensemble du cycle de vie du produit, de l'extraction des matières premières à la fin de vie, à partir de données d'activité précises : composition, procédés de fabrication, consommations d'énergie, transport, emballage, mise en œuvre, fin de vie. L'ACV doit être conforme à la norme NF EN 15804+A2 et à son complément national NF EN 15804+A2/CN, qui portent la référence méthodologique en vigueur. C'est l'étape qui demande le plus de rigueur : la qualité des données d'entrée détermine directement la fiabilité de la déclaration. ### 3. Renseigner le volet sanitaire Spécificité française, la FDES intègre un volet sanitaire en complément des indicateurs environnementaux : émissions dans l'air intérieur, contribution à la qualité de l'eau, confort hygrothermique, acoustique, visuel et olfactif. Ces informations sont documentées selon les exigences du complément national NF EN 15804+A2/CN. ### 4. Faire vérifier la FDES par une tierce partie La déclaration et l'ACV qui la sous-tend sont soumises à un vérificateur tiers indépendant et habilité, selon les règles du programme INIES. Cette vérification externe contrôle la conformité aux normes et la fiabilité des données. C'est elle qui distingue une FDES d'un simple bilan produit interne : sans vérification par un tiers, il n'y a pas de FDES. ### 5. Publier la FDES sur la base INIES Une fois vérifiée, la FDES est publiée sur la base INIES, la base de données nationale de référence. Elle devient alors accessible à l'ensemble des professionnels de la construction et, surtout, exploitable dans les calculs d'ACV bâtiment exigés par la RE2020. La FDES a une durée de validité limitée : elle doit être mise à jour périodiquement pour rester utilisable. ## Le rôle de la base INIES En France, INIES (INformations sur les Impacts Environnementaux et Sanitaires) héberge la base de données nationale de référence, encadre la vérification et publie les FDES et les PEP. C'est la source unique utilisée par les logiciels d'ACV bâtiment pour agréger les impacts des produits d'un projet. Être présent dans INIES avec une FDES vérifiée, c'est la condition pour qu'un produit soit correctement pris en compte dans un calcul réglementaire. ## Combien de temps et combien coûte une FDES ? Le délai et le coût d'une FDES dépendent surtout de la complexité du produit, de la disponibilité des données d'activité et du type de déclaration (individuelle, collective, sectorielle). Il faut compter plusieurs semaines à quelques mois entre le lancement de l'ACV et la publication, la collecte des données et la vérification étant les phases les plus longues. Le budget varie fortement selon ces mêmes facteurs : un produit simple et bien documenté coûte nettement moins qu'un produit à composition complexe ou multi-sites. La bonne nouvelle : une part de ce coût peut être financée. ## Les aides pour financer votre FDES Réaliser l'ACV qui sous-tend une FDES entre dans le champ de plusieurs dispositifs d'aide à l'éco-conception, qui réduisent fortement le reste à charge. - **Le Diag Éco-conception de Bpifrance.** Il cofinance la démarche d'éco-conception, dont l'ACV amont, avec une prise en charge pouvant atteindre 70 % du coût pour les entreprises de moins de 50 salariés et moins de 10 M€ de chiffre d'affaires. - **Le Booster Rev3, en Hauts-de-France.** Porté par la Région, il couvre 50 % du coût HT de la mission (ACV comme bilan carbone), dans la limite de 10 000 € de subvention, pour les PME régionales. Nous vous aidons à identifier les aides mobilisables et à monter le dossier. Pour cadrer votre projet et estimer le budget, [parlons de votre besoin](/fr/contact). *Chiffres à jour en juillet 2026 ; les dispositifs publics évoluant, vérifiez les conditions en vigueur avant de monter votre dossier.* ## FDES et RE2020 : pourquoi c'est stratégique La RE2020 calcule l'empreinte carbone d'un bâtiment neuf par ACV, en agrégeant les impacts des produits qui le composent à partir des FDES et des PEP disponibles dans INIES. Un produit sans FDES se voit appliquer des données par défaut pénalisantes : il alourdit le calcul du maître d'ouvrage et devient plus difficile à prescrire. À l'inverse, une FDES de bonne qualité valorise le produit dans l'ACV bâtiment et en fait un atout de prescription. Pour comprendre ce cadre réglementaire, voir notre article sur [la RE2020](/fr/ressources/la-re2020-nouvelle-reglementation-thermique) et sur [la norme EN 15804](/fr/ressources/quest-ce-que-la-norme-en-15804). ## Se faire accompagner Obtenir une FDES n'est pas qu'une formalité documentaire : c'est un projet d'Analyse du Cycle de Vie mené avec méthode, jusqu'à la vérification et la publication. Bien conduit, il transforme une contrainte réglementaire en argument commercial durable, et s'inscrit le plus souvent dans une démarche d'éco-conception plus large : mesurer, identifier les points chauds, puis agir sur la formulation, les procédés ou la fin de vie. Chez Releaf Carbon, nous accompagnons les industriels sur toute la chaîne, de l'ACV à la déclaration vérifiée, avec la rigueur d'un cabinet et la clarté d'un outil. Pour évaluer votre situation, [discutons de votre projet](/fr/contact) ou explorez nos [ressources méthodologiques](/fr/ressources). --- ### Combien coûte un bilan carbone en 2026 ? Source : https://www.releafcarbon.com/fr/ressources/prix-bilan-carbone Auteur : Guillaume Tant — Co-fondateur & CEO Combien coûte un bilan carbone ? C'est souvent la première question d'un dirigeant qui veut se lancer, et c'est aussi celle à laquelle le marché répond le plus mal : beaucoup de prestataires se contentent d'un « ça dépend » qui n'aide personne. Chez Releaf Carbon, bureau d'études spécialisé et formé à la méthode Bilan Carbone® de l'ADEME, nous préférons jouer la transparence. Voici les fourchettes de prix réelles en 2026, ce qui les fait varier, et les aides qui peuvent réduire fortement la facture. ## Le prix d'un bilan carbone en un coup d'œil (fourchettes 2026) Le prix d'un bilan carbone dépend surtout de la taille de l'organisation, du périmètre couvert et du niveau d'accompagnement. À titre indicatif, voici les ordres de grandeur constatés sur le marché français. - **Très petite entreprise et petite PME** : de l'ordre de 2 000 à 10 000 €, pour un périmètre simple et mono-site. - **PME (10 à 250 salariés)** : le plus souvent entre 5 000 et 15 000 € pour un accompagnement standard, et jusqu'à 8 000 à 25 000 € via un cabinet externe lorsque le périmètre est large ou multi-sites. - **ETI et organisations multi-sites** : de 10 000 à 50 000 €, voire davantage selon la complexité. - **Plateformes en autonomie (SaaS)** : de 3 000 à 30 000 € par an selon la taille, un modèle différent du bureau d'études. Ces fourchettes recoupent les données publiées par les acteurs du secteur. À noter : plusieurs prestataires ne publient aucun prix. Nous avons fait le choix inverse. ### Logiciel SaaS ou bureau d'études : ce que le prix recouvre Un abonnement à une plateforme et une mission de bureau d'études ne recouvrent pas la même chose. Le SaaS facture un accès à un outil de calcul, à vous de collecter et de saisir les données. Le bureau d'études facture une prestation d'expertise : cadrage, collecte accompagnée, traitement selon la méthode ADEME/ABC, analyse, plan d'action et restitution. Le premier optimise le coût, le second la fiabilité et l'exploitation des résultats. Chez Releaf, nous combinons les deux logiques : la rigueur d'un cabinet et la clarté d'un outil. ## Les 6 facteurs qui font varier le prix Deux entreprises de même taille peuvent payer du simple au triple. Voici pourquoi. 1. **Le périmètre, en particulier le scope 3.** Les scopes 1 (émissions directes) et 2 (énergie) se calculent vite. Le scope 3 (achats, transport, usage des produits, déplacements) représente souvent 70 à 90 % du total et demande beaucoup plus de collecte : c'est le premier facteur de prix. 2. **Le nombre de sites et de salariés.** Plus il y a de sites, d'entités et de sources de données, plus le temps de collecte et de consolidation augmente. 3. **La qualité et la disponibilité des données.** Des données comptables et opérationnelles bien tenues font gagner un temps précieux. Des données éparses rallongent la mission. 4. **Le niveau d'accompagnement.** En autonomie, semi-accompagné ou clé en main : le prix suit le temps d'expert mobilisé. 5. **Le secteur d'activité.** Une activité industrielle, logistique ou agroalimentaire est plus complexe à modéliser qu'une activité de services. 6. **Ce qui est inclus.** Un plan d'action chiffré, un atelier de co-construction et une restitution soignée ajoutent de la valeur, et se retrouvent dans le devis. ## Comment lire un devis de bilan carbone Un devis sérieux se raisonne en jours-homme d'expert et non en forfait opaque. Il précise la méthode employée (pour Releaf, la méthode Bilan Carbone® de l'ADEME et de l'Association Bilan Carbone, au format BEGES, jamais le seul GHG Protocol), le périmètre couvert (quels scopes, quels sites), les livrables (bilan, plan d'action, restitution) et le nombre d'itérations. Demandez toujours ce qui est inclus après le calcul : un bilan sans plan de transition reste une photographie sans feuille de route. ## Les aides pour financer votre bilan carbone Bonne nouvelle : un bilan carbone peut être partiellement financé par des dispositifs publics, ce qui réduit fortement le reste à charge. - **Le Diag Décarbon'Action (Bpifrance et ADEME).** C'est le dispositif de référence. Il finance une prestation de 12 jours répartis sur 6 à 8 mois : coût total de 10 000 € HT, subvention de 40 % (soit 4 000 €), reste à charge de 6 000 € HT. Il s'adresse aux entreprises de moins de 500 salariés, créées depuis plus d'un an, qui n'ont pas réalisé de bilan réglementaire dans les cinq dernières années. - **Le Booster Rev3, en Hauts-de-France.** Porté par la Région, il couvre 50 % du coût de la mission (bilan carbone comme ACV), dans la limite de 10 000 € de subvention, pour les PME régionales. Il est cumulable, sur des missions distinctes, avec le Diag Décarbon'Action. Nous vous aidons à identifier les aides mobilisables et à monter le dossier. Pour le détail et votre éligibilité, voir notre page [subventions et aides à la décarbonation](/fr/ressources/subventions). *Chiffres à jour en juillet 2026 ; les dispositifs publics évoluant, vérifiez les conditions en vigueur avant de monter votre dossier.* ## Combien ça rapporte ? Le retour sur investissement Le coût d'un bilan carbone se compare à ce qu'il évite et débloque : des économies d'énergie et de matières identifiées par le plan d'action, l'accès à des appels d'offres qui l'exigent désormais, la conformité réglementaire (voir notre article sur le [bilan carbone obligatoire](/fr/ressources/bilan-carbone-obligatoire)), et un argument de marque auprès des clients et des talents. Pour beaucoup de PME, les premières actions de réduction couvrent le coût de l'étude. ## Le prix d'un bilan carbone chez Releaf : notre transparence Plutôt que de vous répondre « ça dépend », nous établissons un devis clair après un premier échange de cadrage : périmètre, nombre de sites, disponibilité des données, livrables souhaités. Vous savez ce que vous payez et pourquoi. Pour discuter de votre cas, [demandez un devis](/fr/tarifs) : nous répondons sous 24 heures. --- ### Loi Climat et Résilience : août 2026 la date "couperet" pour vos marchés Source : https://www.releafcarbon.com/fr/ressources/loi-climat-et-resilience-aout-2026-la-date-couperet-pour-vos-marches Auteur : Sarra Ayari — Chargée de Communication Le secteur du bâtiment a ouvert la voie avec la **RE2020**. Aujourd’hui, c’est au tour des Travaux Publics de vivre leur révolution. À partir d'août 2026, la donnée environnementale ne sera plus un bonus écologique, mais une **pièce d'identité obligatoire** pour chaque projet. Longtemps, les chantiers de canalisations, de terrassement ou de voirie ont échappé aux contraintes carbones strictes. Cette parenthèse se referme. Sous l'impulsion de la loi Climat et Résilience, l'État généralise sa stratégie de décarbonation : désormais, chaque tonne de bitume ou chaque kilomètre de transport va **compter.** ### **La fin du "tout-financier"** Jusqu'ici, le prix était le roi des appels d'offres. À partir du **21 août 2026,** la loi Climat et Résilience, impose un changement de paradigme : l'acheteur public ne pourra plus signer de contrat sans intégrer des critères environnementaux obligatoires. On ne regarde plus seulement le coût immédiat du chantier, mais ce qu'il coûte à la planète du **« berceau à la tombe »** de l'extraction des granulats jusqu'au recyclage final. ### **Qu’est-ce qu’une "donnée environnementale" ?** La donnée environnementale est **la mesure précise de l'empreinte écologique** d'un projet. Elle doit obligatoirement couvrir l'un des axes pragmatiques : \- La clause environnementale : un engagement contractuel sur des procédés d'exécution précis (ex : taux minimal de matériaux biosourcés ou logistique de chantier bas-carbone). \- Le critère environnemental : une note de performance basée sur l'analyse du cycle de vie ou le coût global, interdisant désormais le choix d'une offre sur le seul critère du prix. L'ensemble de ces éléments sera publié en open data sur le portail national des données ouvertes, rendant l'impact écologique de votre projet totalement transparent et auditable.  ### **SEVE-TP : Votre nouveau passeport pour la commande publique** Pour transformer ces calculs complexes en chiffres exploitables, la FNTP a mis en place l'outil **SEVE-TP**. Ce logiciel SaaS (accessible en ligne) est reconnu par l'État. Il permet de **modéliser votre chantier** et surtout de **proposer des variantes environnementales.** Demain, une entreprise pourra remporter un marché face à un concurrent moins cher, simplement en prouvant grâce à SEVE-TP que sa solution soit moins impactante pour l’environnement. ### **Le risque : L'éviction pure et simple** L'enjeu n'est pas seulement de "bien faire", il est de **pouvoir continuer à travailler**. La loi prévoit des sanctions radicales : \- L’offre irrégulière : Un dossier sans donnée environnementale sera éliminé d'office, sans même être étudié. \- L’interdiction de soumissionner : Dès 2026, les entreprises qui ne publient pas leurs données de durabilité pourront être bannies des marchés publics ## **Releaf vous accompagne dans la maîtrise de vos indicateurs** Le bâtiment a montré qu'anticiper la norme permet de prendre une longueur d'avance. Le secteur des TP suit aujourd'hui cette même trajectoire irréversible. Chez Releaf, **nous formons les maîtres d'œuvre et les entreprises à la maîtrise de l'éco-comparateur SEVE-TP**. Notre mission est simple, vous donner les clés pour décrypter la donnée environnementale et faire d'août 2026 un levier de croissance plutôt qu'une barrière réglementaire. #### **Sources** Légifrance. (2021, 22 août). _LOI n° 2021-1104 du 22 août 2021 portant lutte contre le dérèglement climatique et renforcement de la résilience face à ses effets_. [https://www.legifrance.gouv.fr/jorf/id/JORFTEXT000043956924](https://www.legifrance.gouv.fr/jorf/id/JORFTEXT000043956924)  Ministère de la Transition Écologique et de la Cohésion des Territoires. (s. d.). _La réglementation environnementale RE2020_. [https://www.ecologie.gouv.fr/reglementation-environnementale-re2020](https://www.ecologie.gouv.fr/reglementation-environnementale-re2020) Direction de l'information légale et administrative. (s. d.). _Portail national des données ouvertes_. Data.gouv.fr. [https://www.data.gouv.fr/](https://www.data.gouv.fr/)[](https://www.data.gouv.fr/)[](https://www.data.gouv.fr/) Fédération Nationale des Travaux Publics (FNTP). (s. d.). _SEVE-TP : L’éco-comparateur au service de la transition écologique des infrastructures_. [https://www.seve-tp.com/](https://www.seve-tp.com/) --- ### Le SBTi pour les PME, un cadre rigoureux et accessible Source : https://www.releafcarbon.com/fr/ressources/expertise-sbti-accessibilite-aux-pme Auteur : Juliette Blanc — Consultante Bas Carbone ## Le SBTi, qu'est-ce que c'est ? Une entreprise qui s'engage pour l'environnement commence par réaliser un Bilan Carbone pour obtenir une vision de ses émissions (Scopes 1, 2 et 3). Elle élabore ensuite un plan stratégique pour réduire ses impacts. Se pose alors naturellement la question : quelle quantité d'émissions de CO2 l'entreprise doit-elle réduire pour que son engagement soit considéré comme sérieux ? Pour répondre à cette problématique, des trajectoires de baisse des émissions de CO2 « basées sur la science » ont vu le jour. Ces trajectoires s'appuient sur les accords de Paris, qui définissent des budgets carbone permettant de maintenir le réchauffement climatique à un niveau acceptable par la communauté internationale (bien en dessous de 2°C). Ces engagements sont ensuite déclinés au niveau de l'entreprise. Une entreprise qui suit une trajectoire de réduction alignée sur les accords de Paris contribue ainsi de manière significative à l'enjeu climatique. Le SBTi (Science Based Target Initiative) est l'organisme qui a développé la méthodologie de référence pour formuler ces trajectoires de réduction. Créé par un consortium d’ONG américains (WRI, WWF etc…), le SBTi permet aux entreprises de s'engager sur des objectifs quantifiés, à court comme à long terme, encadré par une méthodologie rigoureuse élaborée avec un panel de scientifiques du climat. Il faut noter que désormais, le SBTi détient une filiale (une entreprise) en charge de la réalisation des audits de vérification des dossiers de soumissions qu’il reçoit, le SBTi Services. C’est avec cet organisme qu’une entreprise qui souhaite avoir sa trajectoire validée par le SBTi, va échanger pour garantir que ses engagements respectent tous les critères de la norme établie. ## Par quoi commencer pour se lancer ? Avant de se lancer dans cette démarche, il est important d’avoir une bonne connaissance de son empreinte carbone et d’être en mesure de répondre à différentes questions techniques qui seront posées par le vérificateur. Par ailleurs, il est important d’avoir une stratégie climat réfléchie qui permettra d’atteindre l’objectif ambitieux que représente une trajectoire SBT. Une réflexion autour des principaux leviers de décarbonation actionnables à court et moyen terme avec les équipes opérationnelles, une quantification des gisements de CO2 que cela représente et une évaluation financière de la mise en œuvre d’un tel plan sont des éléments qui sont recommandés lorsque l’on souhaite aborder cet exercice de manière sérieuse. De plus, cet exercice engage l’entreprise dans sa totalité. Ainsi, un sponsor, c’est à dire une personne clé au sein de l’entreprise qui soutient la démarche est nécessaire au bon déroulement de l’opération. ## Le SBTi pour les PME, quelles spécificités ? Le SBTi Services propose deux parcours de vérification : un pour les grandes entreprises et un pour les PME. Le parcours pour les PME est un parcours simplifié et moins couteux, seules les petites entreprises sont éligibles. ### Eligibilité Pour être considérée comme une PME, une entreprise doit remplir au moins trois des critères suivants : - avoir moins de 250 employés - générer un chiffre d'affaires inférieur à 50 millions d'euros - présenter un bilan inférieur à 25 millions d'euros - ne pas être concernée par la méthodologie FLAG Ces seuils de taille d'entreprise sont alignés avec ceux de la CSRD. Des critères supplémentaires s'appliquent : les émissions combinées des Scopes 1 et 2 doivent être inférieures à 10 000 tCO2e. L'entreprise ne doit pas être une filiale d'une plus grande entreprise, ni opérer dans le secteur pétrolier, financier ou tout autre secteur couvert par la méthodologie sectorielle spécifique du SBTi (nommée SDA pour Sectoral Decarbonization Approach). ### Approche proposée pour les PME L'approche proposée pour les PME est simplifiée. Le SBTi propose habituellement plusieurs méthodologies adaptées aux spécificités des secteurs, mais pour les PME, seul le parcours le plus simple a été retenu. La méthodologie utilisée, appelée ACA (Absolute Contraction Approach), demande aux entreprises de réduire leurs émissions d'environ 4 % par an de façon linéaire. Le premier engagement porte sur le court terme (5 à 10 ans par rapport à l'année de référence, soit autour de 2030). Les émissions des Scopes 1 et 2 doivent obligatoirement être incluses, tandis que l'engagement sur le Scope 3 reste optionnel. Les PME peuvent également s'engager sur le long terme (2050) via le "Net Zero Standard". Cette approche exige de réduire la totalité des émissions (Scopes 1, 2 et 3) et de financer des actions de séquestration carbone pour les émissions résiduelles une fois la trajectoire de réduction accomplie. ### Coûts Pour être validé par le SBTi et inscrit au registre des entreprises publiquement engagées, un audit de vérification est effectué par SBTi Services. Cet audit coûte environ 10 000 euros pour les grandes entreprises. **Pour les PME, ce coût est réduit de 85 % et s'élève à seulement 1 200 euros !** ## Pourquoi faire du SBTi ? Adopter l'initiative Science Based Targets (SBTi) améliore la relation avec les investisseurs ! En s'engageant dans une démarche validée par un tiers externe, les entreprises renforcent leur crédibilité et leur transparence, ce qui est de plus en plus valorisé par les investisseurs et les banques. Ces derniers sont en effet de plus en plus attentifs aux dimensions extra-financières, telles que les engagements environnementaux et sociaux, lorsqu'ils évaluent les entreprises. Une démarche SBTi peut ainsi constituer un avantage concurrentiel significatif dans la recherche de capitaux, en rendant l'entreprise plus attractive pour les investisseurs orientés vers la durabilité. De plus, les entreprises engagées dans la SBTi sont perçues comme des leaders en matière de transition bas-carbone, ce qui peut influencer positivement leur réputation et leur image de marque. ## Ai-je vraiment besoin d'un accompagnement ? S’engager sur une trajectoire SBTi requiert de bien connaître son empreinte carbone et les spécificités de la norme GHG Protocol. De plus, il faut prendre le temps de s’approprier la méthodologie élaborée par l’organisme, notamment les différents critères qui encadrent l’engagement public. Tout ça pour être en mesure au moment de l’audit de vérification, de répondre aux (nombreuses) questions du vérificateurs ! C’est pourquoi, nous recommandons pour une première soumission de se faire accompagner par un cabinet de spécialistes. ## Sources [https://docs.sbtiservices.com/resources/TargetValidationServicesOfferings.pdf](https://docs.sbtiservices.com/resources/TargetValidationServicesOfferings.pdf) [https://www.sbtiservices.com/services/sme](https://www.sbtiservices.com/services/sme) --- ### Electrification des flottes : quand écologie rime avec économies Source : https://www.releafcarbon.com/fr/ressources/exemple-de-decarbonation-renouveler-sa-flotte-automobile Auteur : Juliette Blanc — Consultante Bas Carbone Le poids des voitures individuelles dans les émissions mondiales est devenu colossal. D'après l'IEA, « _si les SUV étaient un pays, ils seraient le cinquième plus grand émetteur de CO2 au monde_ »\[1\]. En effet, on observe ces dernières année une hausse spectaculaire de la vente de ces véhicules particulièrement lourds et au profil aérodynamique qui semble davantage pensé pour pousser l'air que l'éviter. Sans surprise, loi de la physique oblige, ces véhicules émettent environ 20 % de plus que la moyenne. La vente des SUV a connu ces dernières années une croissance soutenue dans les économies avancées comme dans les économies émergentes ou en développement, si bien que **désormais 1 véhicule sur 4 est un SUV**. Ainsi, les SUV sont responsables d'une hausse majeure des émissions au niveau mondial : plus de 20 % de la hausse des émissions de CO2 liées à l'énergie est due aux SUV. En France aussi, la voiture individuelle pèse lourd dans les émissions nationales (autour de 18%) et depuis plusieurs années, le secteur du Transport est le plus émissif. D'après le HCC, c'est le secteur qui doit faire le plus d'efforts pour atteindre la trajectoire fixée par la SNBC en augmentant par 3,2 le rythme de baisse des émissions. **Sur cet objectif en particulier, les entreprises ont un rôle fort à jouer car elles « représentent plus de la moitié des véhicules neufs achetés » et « ne respectent pas leur obligation d'achat de véhicules à faibles émissions »** retardant ainsi l'électrification (donc la décarbonation) du secteur. Il est important de noter que tous les autres secteurs (l'agriculture, l'industrie, le bâtiment et l'énergie) ont des trajectoires considérées comme cohérentes avec la cible fixée en 2030. \[2\] Les émissions d'un véhicule électrique sont beaucoup plus faibles que celles d'un véhicule thermique équivalent. Dans le cas d'une Golf Volkswagen utilisée en France, sur tout le cycle de vie, les émissions d'un véhicule électrique sont 80% plus faibles ! Alors oui, c'est vrai qu'un véhicule électrique est plus émissif qu'un véhicule thermique au moment de la construction (8,6 contre 5,4 tCO2) \[3\]. Mais comme les émissions en phase d'utilisation sont quasi nulles pour l'électrique (dépendent du mix électrique), le véhicule à essence émet davantage au bout de 18 000 km seulement, soit en 1,5 ans pour un conducteur moyen (SDES, 2022) ! Emissions de CO2 sur tout le cycle de vie fonction de la distance parcourue pour une Golf WW en France. Source : T&E, 2022 En prenant en compte le coût complet d'un véhicule (aussi appelé TCO pour Total Cost of Ownership), le véhicule électrique se révèle moins onéreux que son équivalent thermique. Par exemple, en moyenne sur le segment des véhicules compactes, la voiture électrique est 20% moins cher que son équivalent diesel. Par ailleurs, plus la période de détention et le nombre de kilomètres parcourus est élevé, plus cette différence de coût penche en faveur du véhicule électrique. En cause, des coûts d'usage plus faibles (entretiens et énergie) et un financement de l'investissement initial mieux réparti dans le temps. \[4\] En conclusion, le véhicule électrique s'impose comme un allié majeur pour le climat : non seulement il est plus économique, mais il présente aussi un impact environnemental nettement plus faible. Le déploiement de ces véhicules dans les flottes d'entreprises constituerait un levier efficace pour accélérer la réduction des émissions de CO2 du secteur, conformément aux objectifs nationaux fixés à l'horizon 2030. ## Sources \[1\] [https://www.iea.org/commentaries/suvs-are-setting-new-sales-records-each-year-and-so-are-their-emissions](https://www.iea.org/commentaries/suvs-are-setting-new-sales-records-each-year-and-so-are-their-emissions) \[2\] HCC, 2024 [https://www.hautconseilclimat.fr/wp-content/uploads/2024/09/2024\_09\_27\_HCC\_Rapport\_GP\_2024\_web\_VF.pdf](https://www.hautconseilclimat.fr/wp-content/uploads/2024/09/2024_09_27_HCC_Rapport_GP_2024_web_VF.pdf) \[3\]T&E, 2022 [https://www.transportenvironment.org/articles/how-clean-are-electric-cars](https://www.transportenvironment.org/articles/how-clean-are-electric-cars) \[4\][https://www.statistiques.developpement-durable.gouv.fr/sites/default/files/2020-12/datalab\_78\_comptes\_transports\_2019\_circulation\_novembre2020.pdf](https://www.statistiques.developpement-durable.gouv.fr/sites/default/files/2020-12/datalab_78_comptes_transports_2019_circulation_novembre2020.pdf) \[5\][https://www.leaseplan.com/-/media/leaseplan-digital/fr/public\_pages/documents/le-tco-des-ve\_livre-blanc.pdf?rev=b7f1702bd14946389b7fffd67e09dd68](https://www.leaseplan.com/-/media/leaseplan-digital/fr/public_pages/documents/le-tco-des-ve_livre-blanc.pdf?rev=b7f1702bd14946389b7fffd67e09dd68), [https://www.leaseplan.com/-/media/leaseplan-digital/gr/public-pages/documents/car-cost-index.pdf](https://www.leaseplan.com/-/media/leaseplan-digital/gr/public-pages/documents/car-cost-index.pdf) [https://www.ayvens.com/-/media/leaseplan-digital/ix/documents/2022-cci-full-report.pdf?rev=729ea0c7dac3474697c517f4e391cca4](https://www.ayvens.com/-/media/leaseplan-digital/ix/documents/2022-cci-full-report.pdf?rev=729ea0c7dac3474697c517f4e391cca4) --- ### EPD : définition, cadre normatif et déclinaison française (FDES, PEP) Source : https://www.releafcarbon.com/fr/ressources/lepd-en-europe-et-en-france Auteur : Nathan Gourdin — Co-fondateur & COO L'EPD (Environmental Product Declaration), ou DEP (Déclaration Environnementale de Produit) en français, fournit une information fiable et vérifiée sur les impacts environnementaux d'un produit tout au long de son cycle de vie. Dans le secteur de la construction, elle est devenue un document de référence : la RE2020 s'appuie directement sur les données environnementales des produits pour calculer l'empreinte carbone d'un bâtiment. Ce guide fait le tour de la question : ce qu'est une EPD, le cadre normatif qui l'encadre, sa déclinaison française à travers la FDES et le PEP, et son rôle concret dans l'écosystème de la construction durable. ## Qu'est-ce qu'une EPD (Environmental Product Declaration) ? Une EPD est un document normalisé qui présente les performances environnementales d'un produit tout au long de son cycle de vie, de l'extraction des matières premières à sa fin de vie. Elle repose sur une Analyse du Cycle de Vie (ACV) réalisée selon des règles précises, puis vérifiée par une tierce partie indépendante. Cette vérification par un tiers est la caractéristique déterminante de l'EPD. Dans la terminologie ISO 14025, il s'agit d'une déclaration environnementale de type III : les données ne sont pas simplement déclarées par le fabricant, elles sont contrôlées par un organisme accrédité. C'est ce qui garantit l'objectivité et la comparabilité des informations, et donc la confiance des utilisateurs. Concrètement, une EPD répond à une question simple pour l'acheteur, le prescripteur ou le maître d'ouvrage : quels sont les impacts réels de ce produit, et comment se compare-t-il à une alternative ? Là où une allégation marketing reste invérifiable, l'EPD apporte une donnée chiffrée, encadrée et opposable. ## EPD, DEP, FDES, PEP : démêler les acronymes La profusion d'acronymes est la première source de confusion sur ce sujet. Voici la hiérarchie à retenir : - **EPD / DEP** : le terme générique, international. Toute déclaration environnementale de type III vérifiée est une EPD. - **FDES** (Fiche de Déclaration Environnementale et Sanitaire) : la déclinaison française pour les **produits de construction** (béton, isolants, menuiseries, revêtements, etc.). Elle ajoute une dimension sanitaire propre à la réglementation française. - **PEP** (Profil Environnemental Produit) : la déclinaison française pour les **équipements** électriques, électroniques et de génie climatique (chauffage, ventilation, climatisation, éclairage). Autrement dit, une FDES et un PEP sont tous deux des EPD, mais appliqués à des familles de produits différentes et encadrés par des règles nationales spécifiques. Retenir cette distinction évite bien des erreurs de périmètre au moment de constituer un dossier RE2020. ## Le cadre normatif : la norme EN 15804 La norme EN 15804 est la référence européenne pour les EPD dans le secteur de la construction. Elle encadre la réalisation des ACV des produits de construction et définit les règles de déclaration des performances environnementales : quels indicateurs calculer, sur quelles phases du cycle de vie, avec quelles unités. C'est elle qui garantit qu'une déclaration produite en France et une autre produite en Allemagne restent comparables. EN 15804 est une déclinaison sectorielle des normes ACV génériques ISO 14040 et ISO 14044, qui définissent les principes et le cadre méthodologique de toute Analyse du Cycle de Vie : objectifs et champ, inventaire des flux, évaluation des impacts, interprétation. La version en vigueur est l'amendement A2, soit EN 15804:2012+A2:2019. Cet amendement a été approuvé par le CEN (Comité Européen de Normalisation) en 2019 et est devenu obligatoire pour toute nouvelle EPD en octobre 2022 dans l'Union européenne. En France, la version NF EN 15804+A2 a été publiée en octobre 2022, accompagnée de son complément national NF EN 15804+A2/CN qui porte notamment la dimension sanitaire des FDES. Le passage de l'A1 à l'A2 a élargi le jeu d'indicateurs (au moins 13 indicateurs d'impact contre 7 auparavant) et harmonisé le découpage des modules du cycle de vie. Pour approfondir ce point, notre article dédié détaille [ce qu'est la norme EN 15804](/fr/ressources/quest-ce-que-la-norme-en-15804). ## Comment se crée une EPD : le processus étape par étape La création d'une EPD suit une séquence rigoureuse : 1. **Réalisation de l'ACV.** Le fabricant, généralement accompagné d'un bureau d'études, réalise une ACV conforme à la norme EN 15804 et aux règles de catégorie de produit (PCR) applicables à sa famille de produits. Cette étape repose sur des données d'activité précises : composition, procédés de fabrication, consommations d'énergie, transport, fin de vie. 2. **Vérification par une tierce partie.** Un organisme indépendant accrédité contrôle la conformité de l'étude aux normes et la fiabilité des données. C'est cette vérification qui distingue une EPD d'un simple bilan produit interne. 3. **Publication.** Une fois vérifiée, l'EPD est publiée dans une base de données dédiée et mise à disposition des professionnels. Une EPD contient plusieurs blocs d'information : des indicateurs environnementaux (émissions de gaz à effet de serre, consommation d'énergie primaire, usage des ressources, production de déchets), des données techniques (composition, durée de vie de référence, recyclabilité) et, pour les FDES françaises, des informations sanitaires (qualité de l'air intérieur, confort hygrothermique, acoustique, visuel et olfactif). ## Les EPD en Europe : ECO Platform et la reconnaissance mutuelle À l'échelle européenne, ECO Platform est l'association qui regroupe les opérateurs nationaux de programmes d'EPD. Son rôle est d'harmoniser les pratiques et d'organiser la reconnaissance mutuelle : une EPD vérifiée dans un pays membre est reconnue dans les autres, ce qui simplifie considérablement les projets de construction transfrontaliers tout en préservant la transparence et la comparabilité des données. Chaque pays conserve son opérateur, qui vérifie les déclarations au niveau national. ## Et en France ? La base INIES et l'opérateur national En France, la gestion des déclarations environnementales est assurée par INIES (INformations sur les Impacts Environnementaux et Sanitaires). INIES héberge la base de données nationale de référence, vérifie et publie les FDES et les PEP, et garantit leur conformité aux normes européennes et nationales. La FDES est spécifique aux produits de construction. Elle est conforme à la norme NF EN 15804+A2 et à son complément national NF EN 15804+A2/CN. Sa particularité française tient à sa dimension sanitaire : au-delà des performances environnementales, elle couvre la qualité sanitaire des espaces intérieurs, la qualité de l'eau et le confort d'usage. Le PEP, lui, est destiné aux équipements électriques, électroniques et de génie climatique. Il est encadré par le programme PEP ecopassport et la norme NF EN 50693, une déclinaison spécifique de l'ACV pour ces familles de produits. Le processus de vérification en France passe par des organismes indépendants accrédités selon les règlements du programme INIES. Une fois vérifiées, les déclarations sont publiées sur la base INIES, accessible à l'ensemble des professionnels de la construction. ## Pourquoi les EPD sont devenues incontournables : le rôle de la RE2020 Le tournant réglementaire s'est joué avec la RE2020 (Réglementation Environnementale 2020), entrée en vigueur en janvier 2022 pour les bâtiments neufs. La RE2020 introduit un indicateur carbone sur l'ensemble du cycle de vie du bâtiment, calculé par ACV. Or cette ACV bâtiment agrège les impacts des produits qui le composent, à partir des données des FDES et des PEP disponibles dans la base INIES. Conséquence directe : un fabricant dont les produits ne disposent pas de FDES ou de PEP se voit appliquer des valeurs par défaut fortement pénalisantes (données environnementales par défaut, ou DED), volontairement défavorables. Disposer d'une EPD de bonne qualité devient donc un avantage concurrentiel concret : le produit est mieux valorisé dans le calcul du maître d'ouvrage, et donc plus facilement prescrit. La RE2020 a d'ailleurs provoqué une hausse marquée du nombre de déclarations publiées dans INIES depuis 2022. ## EPD et écosystème de la construction durable Les EPD irriguent toute la chaîne de valeur du bâtiment : - **Fabricants** : elles permettent de valoriser objectivement la performance environnementale d'un produit et de se différencier sur un marché de plus en plus attentif au carbone. - **Prescripteurs et bureaux d'études** : elles alimentent le calcul ACV du bâtiment exigé par la RE2020 et sécurisent les choix de conception. - **Maîtres d'ouvrage** : elles apportent la donnée nécessaire pour arbitrer entre solutions et documenter la trajectoire carbone d'un projet. Pour un industriel, produire une EPD s'inscrit le plus souvent dans une démarche plus large d'éco-conception : mesurer d'abord, identifier les points chauds ensuite, puis agir sur la formulation, les procédés ou la fin de vie. C'est précisément cet enchaînement que nous accompagnons chez Releaf Carbon, avec la rigueur d'un cabinet et la clarté d'un outil. ## Combien coûte et combien de temps prend une EPD ? Le coût et le délai d'une EPD dépendent de la complexité du produit, de la disponibilité des données d'activité et du périmètre (EPD individuelle, collective ou sectorielle). Un dispositif d'aide existe pour alléger la facture des PME : le Diag Éco-conception de Bpifrance cofinance l'ACV amont, avec une prise en charge pouvant atteindre 70 % du coût pour les entreprises de moins de 50 salariés et moins de 10 M€ de chiffre d'affaires. En Hauts-de-France, le Booster Rev3 peut également couvrir 50 % du coût HT dans la limite de 10 000 €. Pour cadrer votre projet et estimer le budget, [parlons de votre besoin](/fr/contact). ## Passer de la mesure à la valorisation L'EPD n'est pas un exercice documentaire de plus : c'est la traduction vérifiée d'un travail d'Analyse du Cycle de Vie, et le sésame qui permet à un produit d'exister dans les calculs réglementaires de la construction bas carbone. Comprendre le cadre EN 15804, la déclinaison française FDES / PEP et le rôle de la base INIES, c'est se donner les moyens de transformer une contrainte normative en argument commercial. Chez Releaf Carbon, nous accompagnons les industriels sur toute la chaîne, de l'ACV à la déclaration vérifiée. Pour évaluer votre situation, [discutons de votre projet](/fr/contact) ou explorez nos [ressources méthodologiques](/fr/ressources). --- ### La CSRD pensée pour les PME : le cadre léger et rentable de la VSME Source : https://www.releafcarbon.com/fr/ressources/la-csrd-pensee-pour-les-pme-le-cadre-leger-et-rentable-de-la-vsme Auteur : Juliette Blanc — Consultante Bas Carbone La VSME ("Voluntary Sustainability Reporting Standard for non-listed SMEs") est une norme allégée destinée aux PME et à tous les participants volontaires au reporting ESG. Sans double matérialité ni Scope 3, cette norme constitue un socle minimal de déclaration pour les entreprises. L'organisme en charge de la conception des normes environnementales (l'EFRAG) a démontré, via une étude indépendante, que les coûts de reporting liés à la publication d'un rapport VSME présentent un retour sur investissement positif pour les PME, les bénéfices dépassant les coûts engagés. ## Omnibus, un projet qui réduit l'ambition initiale Une proposition de la commission européenne vise à réduire de 25% à 35% la charge que représente les récentes directives environnementale sociale et de gouvernance (la CSRD pour le reporting mais aussi la CSDD sur le devoir de vigilance). Ce parti pris de l’U.E. de renoncer à son leadership ESG est largement décrié par les experts et s’inscrit dans un contexte géopolitique de fortes tensions. En ce qui concerne la CSRD, cette franche coupe dans les exigences réglementaires prennent la forme : d’une réduction du champ d’application (80% des entreprises en sortent), d’un décalage dans le temps (repoussé de 2 ans), d’une baisse du nombre de point de donné collecté (focus sur les données quantitatives), d’une réduction du périmètre de la “chaine de valeur” et d’une mise en avant d’une norme moins contraignante et volontaire : la VSME. Mais la VSME, qu’est ce que c’est ? ## La VSME, qu’est ce que c’est ? - La VSME a été conçue pour les micro (10 employés), petites (50 employés) et moyennes entreprises (250 employés) afin de les guider dans la réponses aux exigences de reporting émanant à travers un effet cascade des plus grandes entreprises couvertes par l’exigence de reporting de la CSRD. L’idée était de concevoir une norme qui couvre les même thèmes que les ESRS (les normes) de la CSRD, mais de manière plus proportionnée à la taille des entreprises visées. Notamment, elle ne comporte pas la double matérialité qui était une particularité de la CSRD. - Si Omnibus, la proposition de simplification de la CSRD, est adoptée. Alors, la VSME pourrait concerner davantage d’entreprise, mais toujours sur un plan volontaire. - Cette norme volontaire est constituée de deux modules. Un module basique qui constitue le socle minimal et vise les micro entreprises. Et un module complet qui s’additionne au module basique en venant proposer davantage d’éléments quantitatifs qui seront demandé par les parties prenantes (banques, investisseurs ou des clients). - Les indicateurs proposés par cette norme couvrent les trois thèmes de l’ESG (Environnemental Social et de Gouvernance). ## La VSME en détail Comme évoqué précédemment, la VSME comprend deux modules, un module basique et un module complet. Le module basique contient 5 indicateurs environnementaux : les scopes 1 et 2, l'impact sur la biodiversité (surfaces occupées), la consommation d'eau et d'énergie, ainsi que la quantité de déchets générés. S'y ajoutent 3 indicateurs sociaux concernant les employés et un indicateur de gouvernance sur la corruption. Le module complet étend le champ de la déclaration avec 9 indicateurs supplémentaires. Il requiert d'abord de décrire l'interaction entre le modèle d'affaires de l'entreprise et la durabilité, ainsi que les politiques mises en œuvre, notamment les plans de développement des stratégies environnementales visant à réduire l'impact environnemental. Ensuite, deux indicateurs environnementaux concernent le climat : la VSME propose d'inclure le scope 3 et les risques climatiques. Ces derniers englobent les risques physiques (comme l'impact des événements extrêmes sur le fonctionnement de l'entreprise) et les risques de transition (comme l'augmentation du prix du carbone). L'évaluation de ces risques climatiques permet de déterminer comment et dans quelle temporalité ces événements pourraient affecter le fonctionnement du modèle d'affaires de l'entreprise, en les classant selon trois niveaux : faible, moyen ou fort. En complément, 3 indicateurs concernent la dimension sociale. Ces indicateurs portent sur les droits humains (travail des enfants, travail forcé ou trafic d'êtres humains), notamment la déclarations d'incidents impliquant ses _propres_ employés et les actions mises en œuvre pour gérer ces incidents. Enfin, deux derniers indicateurs viennent finaliser cette norme sur des éléments de Gouvernance. ## Des coûts de reporting rentables !  L'organisme en charge de la conception de ces normes (l'EFRAG) a identifié des avantages financiers directs et indirects à la production d'un rapport VSME pour une PME. Parmi les effets directs identifiés, les PME ayant divulgué leur rapport VSME pourraient obtenir des prêts verts avec des taux d'emprunt plus avantageux (entre 10 et 30 points de base). Par ailleurs, les PME pourraient augmenter leur accès aux prêts de 10 à 20 %. De plus, il existe une forte interaction entre PME et grandes entreprises : ces dernières achètent 24 % de leurs intrants aux PME, tandis que 12 % du chiffre d'affaires des PME provient des grandes entreprises. Cette interdépendance implique que les exigences environnementales imposées aux grandes entreprises impactent également les PME. Selon l'EFRAG, cela se traduit par une meilleure compétitivité des PME vis-à-vis de leurs parties prenantes, notamment pour l'accès aux marchés B2C et aux marchés publics qui cherchent à verdir leur approvisionnement. En conclusion, l'EFRAG affirme qu'en cumulant tous ces avantages, les entreprises qui s'engagent volontairement dans une démarche de reporting ESG rentabilisent leurs coûts de reporting, particulièrement si elles le font en avance de phase et utilisent cet avantage comparatif. ## Sources VSME Standard, EFRAG (2024) [https://www.efrag.org/sites/default/files/sites/webpublishing/SiteAssets/VSME](https://www.efrag.org/sites/default/files/sites/webpublishing/SiteAssets/VSME) [Standard.pdf](https://www.efrag.org/sites/default/files/sites/webpublishing/SiteAssets/VSME%20Standard.pdf) Cost Benefit Analsysis of the VSME, EFRAG (2024) [https://www.efrag.org/system/files/sites/webpublishing/Project Documents/2309261112573240/EFRAG's Cover Letter and Cost Benefit Analysis on VSME.pdf](https://www.efrag.org/system/files/sites/webpublishing/Project%20Documents/2309261112573240/EFRAG%27s%20Cover%20Letter%20and%20Cost%20Benefit%20Analysis%20on%20VSME.pdf) European comission news article (2025, consulté le 4 mars 2025) [https://commission.europa.eu/news/commission-proposes-cut-red-tape-and-simplify-business-environment-2025-02-26\_en](https://commission.europa.eu/news/commission-proposes-cut-red-tape-and-simplify-business-environment-2025-02-26_en) --- ### Notre Tour de France des initiatives décarbonées Source : https://www.releafcarbon.com/fr/ressources/tour-de-france-des-initiatives-decarbonees Auteur : Hugo Astier — Consultant Bas Carbone Face aux défis environnementaux qui se posent à nous, les entreprises jouent un rôle clé dans la transition vers un monde plus sobre en carbone. Quelles que soient leur taille ou leur activité, nombreuses sont celles qui innovent pour réduire leurs émissions et bâtir un modèle économique durable. Mais concrètement, **quelles initiatives illustrent cet engagement ?** Dans cet article, nous vous invitons à découvrir un **Tour de France des initiatives durables inspirantes**, mises en œuvre par des entreprises de secteurs variés. Ces exemples sont organisés selon les principaux postes d’émission identifiés dans le Bilan Carbone. Ces initiatives prouvent qu’il est possible de concilier performance économique et réduction de l’impact environnemental. #### _**Alors, prêts à embarquer pour ce Tour de France de la décarbonation ? 🚴‍♂️**_ ## ⚡Energie Commençons par l’énergie, un poste clé pour de nombreuses entreprises, que ce soit pour le chauffage, la climatisation ou l’éclairage. Limiter la consommation énergétique est non seulement bénéfique pour l’environnement, mais aussi pour les finances de l’entreprise. ### Repeindre les toits - Enercool La startup [**Enercool**](https://www.enercool.fr/?srsltid=AfmBOoq3tDA-c7AuzzAA6gRnhIFEndpLLtdyBg0xmB0X4fSBrnNU6DS_) propose une solution simple mais efficace pour réduire les besoins en climatisation : repeindre les toits avec un revêtement clair. **Comment ça fonctionne ?** Ce revêtement réfléchit la chaleur solaire, abaissant ainsi la température intérieure des bâtiments. Inspirée des habitations méditerranéennes, cette technique réduit les besoins en énergie, notamment pour la climatisation. **Les résultats ?** Une baisse de température intérieure jusqu’à -4°C et une réduction de 40 % des dépenses énergétiques liées à la climatisation. Crédit : Guillaume Bontemps, Mairie de Paris Réalisation des travaux : [Roofscapes](https://www.roofscapes.studio/) ### Végétaliser les toits - Académie du Climat La végétalisation des toitures est une autre solution innovante d’isolation. [L’Académie du Climat](https://www.academieduclimat.paris/) à Paris a adopté cette méthode en installant des **plateformes en bois végétalisées sur le toit en zinc**, un matériau très conducteur de chaleur et répandu dans les bâtiments anciens des grandes villes. **Les bénéfices ?** Une diminution de -30°C en surface et de -17°C à l’intérieur, en plus de créer des refuges pour la biodiversité et des espaces verts accessibles aux occupants. _Repenser l’usage de vos toits peut être une solution à la réduction de votre consommation énergétique : le tout en créant des espaces végétalisés, bénéfiques pour la biodiversité._ ## 🛒Achats Les achats constituent souvent une source importante d’émissions de gaz à effet de serre, principalement en raison des procédés énergivores d’extraction et de transformation des matières premières. ### Une collection locale et circulaire - 1083 La marque française [**1083**](https://www.1083.fr/) s’illustre par son approche écoresponsable dans un secteur réputé pour ses émissions élevées : le textile. Parmi toutes les initiatives que 1083 porte, deux ont particulièrement retenu notre attention : - **La collection en lin français** : Grâce à un partenariat avec [Lemahieu](https://www.lemahieu.com/), acteur historique du textile dans le Nord, 1083 valorise le lin cultivé en France, une filière représentant 80 % de la production mondiale. Ce choix permet de réduire l’impact environnemental en limitant les distances parcourues et en misant sur une culture faiblement énergivore. - **Le jeans Infini** : un modèle circulaire et novateur. Conçu pour être recyclé, chaque jeans est consigné. En fin de vie, il est renvoyé, broyé et transformé en fil pour créer un nouveau jeans. Avec ces initiatives, 1083 démontre qu’il est possible de réduire ses achats de matières premières tout en créant un modèle économique local et durable. Crédit : 1083, le Jeans Infini ## 🚗 Déplacements Bien que les déplacements des salariés ne soient pas toujours le principal poste d’émissions carbone d’une entreprise, ils constituent un levier facilement actionnable, notamment en engageant les collaborateurs. ### Voyages d'affaires - The Treep La plateforme [**The Treep**](https://www.thetreep.com/) accompagne les entreprises dans la mise en place de politiques de déplacements professionnels plus respectueuses de l’environnement. Elle propose divers services comme **l’évaluation de l’empreinte carbone** des déplacements, les **recommandations** sur le mode idéal (visioconférence, hybride, ou présentiel) de la réunion et la **recherche d’alternatives** de transport bas carbone pour les voyages essentiels. Une solution concrète et ludique pour sensibiliser les équipes tout en réduisant l’impact des déplacements professionnels. ### Covoiturage centralisé - Michelin De son côté, Michelin s’attaque à la problématique des trajets domicile-travail en mettant à disposition de ses salariés une plateforme de covoiturage centralisée, développée en partenariat avec [**Karos**](https://www.karos.fr/). **L’objectif ?** Faciliter la mise en relation entre collaborateurs pour partager leurs trajets quotidiens. Bien que tous les salariés ne l’utilisent pas au quotidien, cette initiative a tout de même permis d’éviter l’émission de 249 tonnes de CO₂ en un an. ### Aides de l’Etat L’État propose également des incitations financières pour encourager la mobilité durable des salariés comme le **[Forfait Mobilité Durable (FMD)](https://entreprendre.service-public.fr/vosdroits/F33808) :** jusqu’à 800 € par an et par salarié pour l’utilisation de vélos, de transports publics, de covoiturage ou de véhicules partagés non thermiques. _Autant d’initiatives et aides qui peuvent se muer en leviers de réduction de l’empreinte liée à la mobilité de vos salariés._ ## 🚚 Fret - Approvisionnement Le transport de marchandises représente souvent une part significative des émissions de gaz à effet de serre des entreprises. Nous allons nous pencher sur l'exemple d'une entreprise qui a décidé d’agir pour les réduire. ### Moderniser sa flotte - Ouest Boissons L’entreprise [**Ouest Boissons**](https://www.ouestboissons.fr/), spécialisée dans la livraison aux professionnels, a misé sur une modernisation de sa flotte pour réduire ses émissions. L’entreprise a donc acheté 70 camions respectant la dernière norme EURO6, garantissant une réduction significative des émissions de particules et de gaz à effet de serre. Ceux-ci ont également été équipés pour fonctionner à l’huile de colza, un choix plus respectueux de l’environnement que les carburants traditionnels. L’objectif affiché est ambitieux : **réduire les émissions de GES de 60 %** tout en maintenant une efficacité logistique optimale. _Il existe de nombreux moyens de limiter l’empreinte carbone de son transport, notamment **en optimisant les convois et le packaging de ses produits**. Malgré tout, cette initiative montre bien qu’il est possible d’approfondir sa démarche._ ## ♻️ Déchets et fin de vie Afin de limiter l’empreinte carbone des déchets produits, l’objectif des entreprises engagées est de **limiter la quantité de matière rejetée** puis de **revaloriser les déchets restants**. On peut également viser à **allonger la durée de vie** des produits vendus et les **recycler** lorsqu’ils ne sont plus réutilisables. ### Créer une filière - Ruptur En Vendée, 6 entreprises industrielles locales, membres de l'association [Ruptur,](https://www.ruptur.fr/) ont décidé de **mutualiser leurs déchets de polystyrène**, soit 8 tonnes entre juin 2020 et octobre 2021, afin de les revaloriser. En effet, le polystyrène était jusqu’alors enfoui : un processus relativement peu coûteux en carbone, mais très impactant pour l’environnement. Ruptur a réussi à créer une filière permettant de **créer des coussins et des poufs à partir de ces déchets**, évitant donc des rejets directs dans l’écosystème. Crédit : © Ruptur, Ouest-France Crédits : © Patagonia, WornWear ### Worn Wear - Patagonia Entreprise pionnière dans la démarche responsable, Patagonia a lancé en 2013 le dispositif [Worn Wear](https://eu.patagonia.com/fr/fr/worn-wear/?srsltid=AfmBOorrhDyurpnyMsMOeg6F9h6onQ3Mmck7YhrkMGrRW41tl7Qx5dxv). L’objectif du programme est de **prolonger la durée de vie des produits** de sports et de loisirs outdoor. Les clients peuvent **réparer leur produits** en suivant les **tutoriels** disponibles gratuitement sur le site ou les **revendre** en ligne, sur la plateforme de l’entreprise. De plus, ce dispositif est implanté dans les boutiques Patagonia. Il est possible de faire réparer ses produits par des techniciens certifiés directement en magasin. Le service est aussi proposé gratuitement sur des évènements itinérants (récemment lors de la semaine de l’UTMB à Chamonix). En combinant éducation, service client et durabilité, Patagonia sensibilise ses consommateurs tout en réduisant l’impact environnemental de ses produits. ## En résumé Ce Tour d’horizon d’initiatives durables nous montre que **toutes les entreprises, quels que soient leur taille, leur secteur ou leur localisation, peuvent agir concrètement pour réduire leur empreinte carbone**. Ce qui ressort de ces exemples, c’est que **l’innovation et la collaboration sont des moteurs essentiels de la transition écologique**. Que ce soit en revalorisant les déchets, en optimisant la logistique, ou en intégrant des matières recyclées dans les produits, ces entreprises prouvent qu’il est possible d’allier engagement écologique et performance économique. En conclusion, **le véritable défi est de passer de l’inspiration à l’action**. Chez Releaf Carbon, nous croyons fermement que chaque organisation peut devenir actrice du changement. Si ces initiatives vous inspirent et que vous souhaitez entamer ou accélérer votre propre transition, nous sommes là pour vous accompagner, étape par étape, dans la construction d’une stratégie bas carbone adaptée à vos activités. #### _**Alors, quel sera votre premier pas vers la décarbonation ? 🌱**_ ## Sources Energie - [Enercool](https://www.enercool.fr/?srsltid=AfmBOooMoaMg33dow6s7eAZWjNvRKTij1AkD6XccM-bgRV3mQm4v7nJZ) - [Actu.fr - Repeindre les toits, le concept qui fait un carton en pleine canicule](https://actu.fr/pays-de-la-loire/nantes_44109/repeindre-les-toits-en-blanc-le-concept-qui-fait-un-carton-en-pleine-canicule_52434896.html) - [Ville de Paris - Cette startup qui veut adapter les toits parisiens au changement climatique](https://www.paris.fr/pages/cette-start-up-veut-adapter-les-toits-parisiens-au-changement-climatique-29226) - [Vert.eco - A Paris, la végétalisation du toit fait baisser la température jusqu'à 17°C en plein été](https://vert.eco/articles/a-paris-la-vegetalisation-dun-toit-fait-baisser-la-temperature-interieure-jusqua-17c-en-plein-ete) - [Roofscapes](https://www.roofscapes.studio/) Achats - [1083](https://www.1083.fr/) - [1083 - Blog](https://www.1083.fr/blog/pourquoi-faire-le-choix-dun-jeans-ethique.html) Déplacements - [The Treep](https://www.thetreep.com/) - [Karos](https://www.karos.fr/) - [Michelin : Karos](https://www.cfdtmichelin.com/karos-ca-roule-mais-on-peut-aller-plus-loin/) - [Forfait Mobilité Durable](https://entreprendre.service-public.fr/vosdroits/F33808) - [Tandem - Quelles subventions pour inciter à la mobilité douce ?](https://www.tandemcompany.fr/blog/les-aides-financires-pour-inciter-la-mobilit-douce) Fret - [Ouest Boissons](https://www.ouestboissons.fr/ecoresponsabilite/vehicules-moins-polluants-biocarburant) Déchets et fin de vie - [WornWear - Patagonia](https://wornwear.patagonia.com/pages/repairs) - [Esprit Trail - Avec le programme Worn Wear, faites réparer gratuitement vos équipements à Chamonix](https://www.esprit-trail.com/avec-le-programme-worn-wear-faites-reparer-gratuitement-vos-equipements-a-chamonix/) - [Les Echos - Comment des industriels parviennent à valoriser leurs déchets de polystyrène](https://www.lesechos.fr/pme-regions/pays-de-la-loire/comment-des-industriels-vendeens-parviennent-a-valoriser-leurs-dechets-de-polystyrene-1357251) --- ### Quelles subventions pour financer votre transition écologique ? Source : https://www.releafcarbon.com/fr/ressources/quelles-subventions-pour-financer-votre-transition-ecologique Auteur : Juliette Blanc — Consultante Bas Carbone Chaque organisation est encouragée à initier ou développer une stratégie de décarbonation afin de réduire progressivement sont impact sur le dérèglement climatique et en atténuer ses conséquences. Pour une organisation, réduire ses émissions de gaz à effet de serre (GES) implique souvent des modifications structurelles, repenser sa façon de produire et de commercialiser ses produits et/ou services, etc. Cependant, de tels changements sont également synonymes d’investissement financier, du moins dans un premier temps car ceux-ci peuvent s’avérer rentables sur du long terme. Comment financer la stratégie de décarbonation de son entreprise ? Cet article présente plusieurs solutions d’aides et de subventions permettant de soutenir votre organisation dans sa transition écologique. ## Les aides nationales Il existe un grand nombre d’aides au niveau national, proposées par BPI France et l’ADEME et visant différents objectifs. ### Diag Eco-Flux  Le [Diag Eco-Flux](https://diag.bpifrance.fr/diag-eco-flux) fait l’état des lieux des flux d’une entreprise et identifie ses axes prioritaires sur lesquels faire des économies, pour ensuite construire un plan d’actions simple afin de réduire les déchets et la consommation d’énergie, de matières et d’eau de l’entreprise. 👥 Concerne les sites de 20 à 250 salariés ayant au moins 1 an d’existence; intervention d’un expert qui se déplace sur site et effectue un suivi étalé sur une année en vous aidant à définir votre trajectoire de transition. 💶 Mission subventionnée à 50% (soit 2000€ou 3000€ à charge par l’entreprise selon sa taille). ### Diag Ecoconception L’écoconception permet d’améliorer la performance environnementale d’un produit ou d’un service. Le [Diag Ecoconception](https://diag.bpifrance.fr/diag-eco-conception%20) inclut la sensibilisation des équipes internes à ce principe et la formation d’un référent écoconception au sein de l’entreprise. Il permet ensuite de réaliser une évaluation environnementale en s’appuyant sur l’Analyse de Cycle de Vie du produit ou service à l’étude, puis l’identification et la formalisation des leviers d’écoconception tout en étant vigilant au risque de transfert de pollution. Enfin, le Diag Ecoconception prépare la mise en œuvre d’un plan d’actions qui inclut un premier dimensionnement technico-économique du projet. 👥 Concerne les entreprises de moins de 250 salariés au sens européen et réalisant moins de 50M€ de CA ou moins de 43M€ de bilan total; intervention d’un expert qui se déplace sur site et aide à définir un plan d’actions adapté aux besoins/ambitions de l’entreprise. 💶 Mission subventionnées à 60% ou 70% selon la taille de l’entreprise. ### Diag Décarbon'Action Le [Diag Décarbon’Action](https://diag.bpifrance.fr/diag-decarbon-action) permet de réaliser la mesure des émissions de gaz à effet de serre (GES) d’une entreprise, suivi de l’élaboration d’un plan d’actions visant à décarboner l’activité à l’étude. 👥 Concerne les entreprises de moins de 500 salariés; n’ayant réalisé aucune démarche de bilan GES dans les 5 dernières années et ayant au moins un an d’activité; Accompagnement par un expert aidant à définir une trajectoire de décarbonation selon l’activité et les enjeux de l’entreprise. 💶 Mission subventionnée à 40%. ### Tremplin L'aide [Tremplin](https://agirpourlatransition.ademe.fr/entreprises/aides-financieres/2024/tremplin-transition-ecologique-pme%20) ermet d’accéder à des aides dans plusieurs domaines de la transition écologique (la liste des opérations éligibles est disponible sur le site). Il est possible de faire une demande d’aide pour plusieurs études ou investissements en ne réalisant qu’un seul dossier. 👥 Concerne les TPE et PME 💶 Montant de l’aide déterminé au cas par cas, suivant les aides demandées. ### Recherche, Développement et innovation (RDI) Cette [aide](https://agirpourlatransition.ademe.fr/entreprises/aides-financieres/2024/projets-recherche-developpement-innovation-rdi?cible=79) concerne les organismes de recherche, entreprises, associations et partenaire potentiel d’un projet de R&D pour aider un projet de recherche en appui à la Transition énergétique et environnementale. L’éligibilité des projets est jugée au cas par cas par l’ADEME. ### Prêt vert L’objectif du [Prêt vert](https://www.bpifrance.fr/catalogue-offres/pret-vert) est de permettre aux entreprises de mettre en œuvre un projet de transition écologique et énergétique, ou de financer un programme de développement opéré par un offreur de solutions ou une greentech. 👥 Concerne les TPE, PME ou ETI indépendantes de plus de 3 ans. 💶 Prêt allant de 50 000 à 5 000 000€ sur une durée de 2 à 10 ans. ### Fonds Chaleur  L’objectif du [Fonds Chaleur](https://fondschaleur.ademe.fr/) de l’ADEME est de “faire de la chaleur et du froid renouvelables des leviers de la transition énergétique”. Le Fonds Chaleur sert à encourager le remplacement d’installations consommant des énergies fossiles en les remplaçant par des équipements de production de chaud et de froid renouvelables. Utiliser de la chaleur renouvelable permet aussi une plus grande indépendance vis-à-vis des énergies fossiles et de leur coût variables. “Le Fonds Chaleur peut financer jusqu’à 45% du coût d’une installation chaleur ou froid renouvelable. De plus, les aides ADEME peuvent dans certains cas se cumuler avec des aides de partenaires (Région, FEDER, etc.) et des CEE”. ### Prêt Eco-Energie (PEE) Le [Prêt Eco-Energie](https://www.bpifrance.fr/catalogue-offres/pret-economies-denergies) sert à financer l’acquisition d’équipements - éligibles au CEE des secteurs Tertiaire et Industrie - qui permettent l’amélioration de l’efficacité énergétique d’une entreprise. 👥 Concerne les TPE et PME de plus de 3 ans d’existence. 💶 Prêt de 10 000€ à 500 000€ sur une durée de 3 à 7 ans. ### Certificats d'Economies d'Energies (CEE) “Tous les fournisseurs d’électricité, de gaz ou de GPL, de fioul domestique, de chaleur et de froid peuvent proposer une [aide CEE](https://www.service-public.fr/particuliers/vosdroits/F35584) pour la réalisation de travaux d’économies d’énergie”. Ces aides permettent de financer certains types de travaux de rénovation énergétique (référencés comme des “opérations standardisées”). 👥 L’aide CEE concerne les propriétaires ou locataires d’un bâtiment qui a été construit depuis plus de 2 ans. Pour être éligibles, il faut effectuer des travaux d’économie d’énergie visant la réduction de la consommation d’énergie. 💶 Le prix de l’aide CEE est défini par le fournisseur d’énergie. ## Les aides européennes En plus des diverses aident nationales disponibles, il est possible de se tourner vers des aides Européennes pour subventionner des projets de transition écologique dans son organisation. On trouve notamment le programme “Horizon Europe” et le programme LIFE. ### Programme Horizon Europe C’est le [programme](https://www.consilium.europa.eu/fr/policies/horizon-europe/)\-cadre de l’Union Européenne pour la recherche et l’innovation sur la période 2021-2027, dont l’objectif est de renforcer la base technologique et scientifique de l’UE. Ce programme subventionne donc des projets de recherche et d’innovation axés sur différents piliers : la science d’excellence, les problématiques mondiales, et la compétitivité industrielle européenne. ### Programme LIFE Le [programme LIFE](https://www.ecologie.gouv.fr/programme-europeen-financement-life) a un budget de subventions sur la période 2021-2027 réparti en 4 sous-programmes : Nature et Biodiversité, Economie circulaire et Qualité de vie, Atténuation du Changement Climatique et Adaptation, Transition énergétique propre. Objectifs visés : “ - Aider à réaliser la transition vers une économie durable, circulaire, basée sur des énergies renouvelables, neutres en carbone et résilientes ; - Protéger, restaurer et améliorer notre environnement - Ralentir et inverser la perte de biodiversité ; - Arrêter la dégradation de des écosystèmes, en gérant et améliorant le réseau Natura 2000, et ainsi accélérer le développement durable ; - Encourager et soutenir les idées verts pour les petites et grandes entreprises, ONG, autorités publiques, groupes de citoyens, académiciens et autres.” 👥 Cette aide concerne les porteurs de projet publics ou privés (administration, PME, entreprises, ONG…) entités juridiques enregistrées dans l’UE. Pour participer au programme LIFE, il faut postuler à des appels à projets publiés sur le [site officiel de la Commission européenne](https://ec.europa.eu/info/funding-tenders/opportunities/portal/screen/opportunities/calls-for-proposals?order=DESC&pageNumber=1&pageSize=50&sortBy=startDate&status=31094501,31094502&programmePeriod=2021%20-%202027&frameworkProgramme=43252405&isExactMatch=true). ## Et bien d'autres  En plus des aides nationales et européennes, il existe différentes aides régionales et locales sur lesquelles vous pouvez compter, certains appels à projets, des partenariats publics-privés ou encore certaines incitations fiscales. Pour trouver l’aide qui correspond à votre projet, vous pouvez vous tourner vers ces sites : - [https://www.entreprises.gouv.fr/files/files/secteurs-d-activite/industrie/decarbonation/transition-ecologique-guidedes-aides-pour-les-tpe-pme.pdf](https://www.entreprises.gouv.fr/files/files/secteurs-d-activite/industrie/decarbonation/transition-ecologique-guidedes-aides-pour-les-tpe-pme.pdf) - [https://agirpourlatransition.ademe.fr/entreprises/](https://agirpourlatransition.ademe.fr/entreprises/) - [https://les-aides.fr/](https://les-aides.fr/) Et n'hésitez pas à vous tourner vers les instances locales pour connaître les aides disponibles autour de vous ! ## Pour conclure Ainsi, une variété de subventions existent à différents niveaux : national, régional et local et même européen. Pour connaître toutes les aides dont vous pouvez bénéficier pour votre transition écologique, n’hésitez pas à vous renseigner auprès de l’ADEME, de BPI France, des institutions européennes, des chambres de commerce et d’industrie (CCI), etc., afin d’obtenir des informations détaillées sur les aides disponibles qui vous permettront de mener la transition écologique de votre organisation ! --- ### Les ateliers climats Source : https://www.releafcarbon.com/fr/ressources/ateliers-climat-embarquer-equipes Auteur : Juliette Blanc — Consultante Bas Carbone Les entreprises doivent plus que jamais s’engager dans la transition écologique pour atteindre les objectifs fixés par les Accords de Paris : maintenir l’augmentation de la température mondiale “nettement en dessous” de 2°C par rapport aux niveaux préindustriels. Comment faire pour mobiliser ses équipes dans cette transition ? Depuis quelques années, différents types d’ateliers climats ont vu le jour, visant à sensibiliser et mobiliser autour des sujets environnementaux. Testés et approuvés par un grand nombre de personnes d’horizons différents, les ateliers climats en entreprise visent plusieurs objectifs et peuvent apporter de nombreux bénéfices à une équipe. ## Les objectifs visés par la réalisation d'un atelier climat ### Sensibiliser Le premier objectif d’un atelier climat est la sensibilisation et la conscientisation des personnes y participant aux enjeux environnementaux. Il est en effet important d’informer les employés sur les enjeux climatiques, les causes et les conséquences du dérèglement climatique, et de placer ainsi tout le monde sur un socle commun de connaissance. Les ateliers climats permettent de présenter des données scientifiques de manière accessible pour augmenter la prise de conscience des participants. ### Former Dans un deuxième temps, un atelier climat va faire office de formation auprès de vos équipes sur les concepts clés du changement climatique et les possibles actions permettant de le réduire. En donnant ces connaissances à vos équipes, chacun.e sera en mesure de mieux comprendre son impact personnel, mais aussi l’impact d’une entreprise sur l’environnement. ### Engager Cette prise de conscience est essentielle pour pouvoir impliquer vos employés dans la transition écologique de leur entreprise. Si vos équipes se sentent concernées par cette transition, cela va permettre d’encourager une culture d’entreprise autour du développement durable et de l’écologie. ### Agir Les ateliers climats ne visent pas qu’un but informatif et de prise de conscience. Ils ont également pour objectif d’initier une dynamique de changement positive pour l’environnement. Dans une entreprise, cela se traduit par l’identification puis la planification d’actions concrètes, qui peuvent être mises en place aussi bien à l’échelle de l’entreprise que celle des employés, afin de réduire leur impact environnemental. La réflexion collective lors d’un atelier climat va ainsi faciliter l’élaboration de stratégies internes pour atteindre des objectifs de réduction des émissions de CO2 de l’entreprise. ### Innover Enfin, les ateliers climats sont des moments propices au partage d’idées et visent à favoriser la création et l’innovation de solutions durables et d’éco-gestes à mettre en place au quotidien. Au sein d’une entreprise, l’objectif est notamment d’encourager le développement de nouveaux services, produits ou méthodes plus respectueux de l’environnement. En plus des objectifs précédemment cités, les ateliers climats ont bien d’autres bénéfices ! Ils renforcent la cohésion d’équipe, certain.e.s emloyé.e.s peuvent ressentir un plus grand sens de l’accomplissement dans leur travail en prenant part à une initiative à impact positif sur l’environnement et ils contribuent à améliorer l’image de l’entreprise ! ## Quels ateliers climats pour quels impacts ? ### La Fresque du climat - _sensibilisation_ Déjà 1,6 millions de fresqueurs, c’est le plus répandu des ateliers climats. Neutre et objectif, la fresque du climat s’appuie sur des données issues des rapports scientifiques du GIEC (Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat). En reliant les liens de cause à effet pour intégrer les enjeux dans leur globalité, elle permet à tous les participants de s’approprier le sujet des changements climatiques grâce à une approche ludique et pédagogique. A l’issue de l’atelier, les participants sont guidés et outillés pour agir à leur échelle et tirer un impact positif de cet atelier. ### MyCO2 - _sensibilisation_ En s’appuyant sur le graphique de référence de l’empreinte carbone de la France par personne, l’atelier MyCO2 permet de comprendre la notion d’empreinte carbone individuelle et collective. Grâce à l’intelligence collective, les participants découvrent et s’approprient les sujets autour du carbone et de ses différents postes d’émissions pour faciliter le passage à l’action ! ### The Week - _sensibilisation_ Lors de cet atelier en trois séquences réparties sur une semaine, les participants vont être confronté à des films conçus pour déclencher une réponse émotionnelle forte. Ils vont ensuite pouvoir discuter et partager sur ce qu’ils ont ressenti et ce qu’ils ont vu. Cet atelier permet une sensibilisation efficace aux enjeux du dérèglement climatique en abordant ce qui est susceptible d’avoir un impact direct sur nous et nos proches. ### 2 tonnes - _solution_ Autour de discussions et de débats, les participants vont pouvoir comprendre l’approche systémique des enjeux environnementaux et explorer les solutions collectives et individuelles de réductions de nos émissions. Cet atelier projette les participants vers 2050 et l’objectif de limiter le réchauffement climatique en réduisant nos émissions de CO2 à 2 tonnes par an et par personne.  ### Inventons nos vies bas carbone - _solution_ Cet atelier propose des pistes d’actions afin de réduire rapidement notre empreinte carbone autour d’un dispositif original, visuel, intuitif et low-tech. En apprenant les ordres de grandeurs liés aux réalités de notre quotidien, les participants sont amenés à construire des solutions et un futur écologique désirable. Car on peut vivre mieux tout en répondant à l’urgence climatique ! Il existe d’autres ateliers climats qui ne sont pas mentionnés dans cet article alors n’hésitez pas à vous renseigner pour trouver celui qui correspondra à vos besoins ! ## Organiser un atelier climat ### Les dates clés en 2024 La Semaine européenne du développement durable (SEDD) 2024 aura lieu du 18 septembre au 8 octobre. C’est un moment dédié à la promotion du développement durable. Cette semaine vise à sensibiliser largement aux enjeux et à engager l’action de chacun.e. Si vous souhaitez organiser un atelier climat dans votre entreprise mais n’arrivez pas à trouver le “bon moment” pour le faire, la SEDD semble tout indiquée ! Ceci étant dit, le développement durable, on en parle toute l’année ! Voici un calendrier des évènements liés au développement durable : [https://www.agenda-2030.fr/a-la-une/mobiliser-pour-le-developpement-durable/article/calendrier-des-evenements-lies-au-developpement-durable](https://www.agenda-2030.fr/a-la-une/mobiliser-pour-le-developpement-durable/article/calendrier-des-evenements-lies-au-developpement-durable) Ainsi, vous pourrez instaurer une culture d’entreprise autour de ce sujet car la sensibilisation et l’action climatique est une démarche continue qui ne doit pas s’arrêter après avoir réalisé un atelier. En effet, il est toujours possible de ré-apprendre et apprendre de nouvelles choses sur l’écologie qui évolue en même temps que nos sociétés. ### Infos pratiques Pour organiser un atelier climat il faut : 1. un animateur (ou plus selon le nombre de participants) agréé par l’organisme créateur de l’atelier choisit 2. quelques heures de son temps (la plupart des ateliers sont d’une durée de 2 ou 3 heures) 3. Un peu de matériel (feuilles, feutres, tables) **NB** : chaque atelier peut se réaliser aussi bien en présentiel qu’en distanciel, mais c’est quand même plus sympa de partager un moment convivial autour d’une table ! ## En somme, Les ateliers climat en entreprise visent non seulement à sensibiliser et éduquer, mais aussi à engager activement les employés dans la transition écologique, ce qui peut conduire à des équipes plus motivées, compétentes et cohésives, ainsi qu'à des bénéfices tangibles pour l'entreprise et l'environnement. ### Sources - [https://www.sami.eco/blog/ateliers-ecologie-entreprise](https://www.sami.eco/blog/ateliers-ecologie-entreprise) - [https://agirpourlatransition.ademe.fr/acteurs-education/enseigner/12-idees-ateliers-changement-climatique-biodiversite-dechets](https://agirpourlatransition.ademe.fr/acteurs-education/enseigner/12-idees-ateliers-changement-climatique-biodiversite-dechets) - [https://fresqueduclimat.org/](https://fresqueduclimat.org/) - [https://www.myco2.fr/](https://www.myco2.fr/) - [https://www.theweek.ooo/](https://www.theweek.ooo/) - [https://www.2tonnes.org/](https://www.2tonnes.org/) - [https://www.nosviesbascarbone.org/](https://www.nosviesbascarbone.org/) --- ### Qu'est-ce que le biomimétisme et comment est-il lié aux enjeux de décarbonation ? Source : https://www.releafcarbon.com/fr/ressources/biomimetisme Auteur : Juliette Blanc — Consultante Bas Carbone ## Qu'est-ce que le biomimétisme et comment est-il lié aux enjeux de décarbonation ? Le dérèglement climatique entraîne des changements rapides et de plus en plus importants, transformant l’environnement dans lequel nous vivons. En 2023, 6 des [9 limites planétaires](https://www.notre-environnement.gouv.fr/themes/societe/article/limites-planetaires) ont été franchies (seuils au delà desquels les activités humaines pourraient compromettre les conditions favorables à la vie telle que nous la connaissons), et chaque année, le jour du dépassement de la Terre - date à partir de laquelle nous avons consommé toutes les ressources que notre planète peut régénérer en une année - est atteint plus tôt que l’année précédente. En l’espace de cinquante ans, le jour du dépassement à avancer d’environ 5 mois. La planète se trouve aujourd’hui bien au-delà de l’espace de fonctionnement sûr pour l’humanité et un grand nombre d’autres espèces animales et végétales. Il est urgent d’apporter des solutions techniques et organisationnelles à nos modes de vie pour les rendre plus résilients et en accord avec la planète qui nous héberge. Dans le même temps, on constate l’impressionnante capacité d’adaptation de la nature, même aux conditions environnementales les plus extrêmes. Alors pourquoi ne pas s’inspirer des méthodes du vivant pour être plus en harmonie avec notre environnement ? ## Qu'est-ce que le biomimétisme ? Le biomimétisme, qui signifie littéralement “imiter la vie”, est une **approche multidisciplinaire** consistant à **s’inspirer des formes, des processus et des interactions de la nature** pour mettre au point des procédés ou des organisations permettant un **développement durable de nos sociétés**. Concrètement, le biomimétisme correspond à 3,8 milliards d’années de R&D et d’innovations naturelles dont l’être humain peut s’inspirer pour répondre intelligemment aux défis qui lui font face. Trois niveaux d’inspirations principaux sont identifiés : 1. Les **formes** adoptées par les êtres vivants ; 2. Les **matériaux et processus de fabrication** opérant chez les êtres vivants ; 3. Les **interactions** que les espèces développent entre elles et le fonctionnement global des écosystèmes naturels. Ces niveaux nous permettent de rechercher des solutions performantes déjà sélectionnées et éprouvées par les organismes vivants. Ces solutions visent notamment à réduire les coûts énergétiques, à minimiser les émissions et à assurer la non-toxicité des produits. Défini en 1997 par Janine Benyus, le biomimétisme propose une démarche en trois étapes : - **Analyser** les systèmes biologiques ; - **Abstraire** ces systèmes en modèles ; - **Appliquer** ces modèles à des développements techniques ou organisationnels répondant à des besoins spécifiques. Le biomimétisme correspond à un type de conception bio inspirée, mais toutes les conceptions bio inspirées ne sont pas du biomimétisme ! On retrouve ainsi le bio morphisme, dont le design ressemble à la nature, le biomimétisme, dont le design fonctionne de la même façon que la nature, et la bio utilisation, dont le design utilise des éléments naturels. ## Quels domaines d'application ? On retrouve le biomimétisme dans de nombreux champs d’applications. Cette approche s’applique à toutes les activités humaines, aussi bien la santé que la construction, l’agriculture ou encore la robotique et le numérique. Du point de vue de la décarbonation de nos modes de vie, on retrouve notamment le biomimétisme dans les secteurs suivant : **Energie** : s’inspirer du vivant pour pouvoir recourir à des énergies propres comme le solaire, développer des méthodes de stockages de ces énergies et de capture du CO2 (en s’inspirant de la photosynthèse par exemple) ; **Chimie** : le développement de la chimie verte, avec l’utilisation de réactions mettant en œuvre des composés naturellement abondants, le principe de biodégradation qui rejoint les processus chimiques ; **Matériaux :** les matériaux du vivant présentent eux aussi une diversité et des caractéristiques remarquables (légèreté, auto réparation, propriétés multifonctionnelles, solidité…) **Gestion de l’information :** les systèmes biologiques favorisent une approche minimaliste et optimisent les informations qu’ils reçoivent afin de limiter la consommation des ressources et les coûts énergétiques, ce qui les rend également plus adaptables et résilients ; Le biomimétisme s’applique à bien d’autres champs d’applications tels que l’urbanisme ou nos systèmes organisationnels qui peuvent s’inspirer du fonctionnement des écosystèmes pour devenir plus durables. ## Quelques exemples ### Des technologies de notre quotidien inspirées de la nature Le velcro (ou scratch) est un des exemples les plus connus de la biomimétique. Inventé par l’ingénieur suisse George de Mestral en 1941, il s’inspire du système de dissémination des graines de la bardane qui s’accrochent au pelage des mammifères. En effet, ces graines sont recouvertes d’une multitude de petits crochets qui s’accroche particulièrement bien aux poils des animaux. L’ingénieur suisse a observé ce phénomène en revenant d’une promenade avec son chien, couvert de ces graines. Il a par la suite reproduit ce phénomène avec une bande de velours reproduisant le poil des animaux et une bande de crochets jouant le rôle des fruits de la bardane. ### De nouvelles technologies biomimétiques inspirantes Face aux enjeux du réchauffement climatique, le biomimétisme propose aussi des solutions efficaces pour se protéger de la hausse des températures, comme le montre l’Eastgate Building, un centre commercial situé à Harare au Zimbabwe et dont le système de climatisation s’inspire du fonctionnement des termitières, dont l’étude a démontré un système de ventilation très ingénieux. > “Du fait de sa densité, l’air chaud est attiré vers le haut de la termitière et est ensuite évacué par cette cheminée. Ce phénomène entraîne un courant d’air dans les parties basses du nid. L’air est aspiré dans les parties inférieures grâce à des petits trous situés tout autour du nid. Il circule ensuite sous terre où il est rafraîchi au contact de puits très profonds (de 15 à 20 m en général) que les ouvriers creusent pour atteindre la nappe phréatique. Cet air frais remonte ensuite vers la surface rafraîchissant ainsi la termitière.” Le “lightweight design” est un autre exemple de biomimétisme. Cela consiste en la conception de produits ou structures les plus légères possibles tout en maintenant une résistance mécanique importante. Les structures alvéolées comme les ruches d’abeilles, les os (notamment des oiseaux) ou encore les éponges de verre, soumises à de forts courants sous-marins et une grande pression, sont d’excellentes sources d’inspiration pour cette méthode. Ces structures sont en effet composées de plus d’air que de matière ce qui leur confère une grande légèreté et des économies de matières, tout en maintenant d’impressionnantes capacités mécaniques. Le lightweight design est très intéressant pour l’industrie et l’architecture notamment car, en plus de nécessiter moins de matières premières, un matériau léger sera responsable de moins d’émissions de CO2 lors de son transport, la consommation de carburant étant directement reliée au poids transporté. Cela permet d’obtenir des structures et matériaux écologiques et économiques. ## Une norme pour accompagner les entreprises dans une démarche biomimétique Depuis 2015, un cadre normatif autour du biomimétisme a été établi avec 3 normes ISO (ISO 18457, ISO 18458 et ISO 18459) et une norme expérimentale AFNOR (XP42-502). On trouve notamment la norme “ISO/TC 266 18458 : 2019 - Biomimétisme - Guide de démarrage rapide pour les entreprises”. Cette norme fournit des lignes directives pour aider les entreprises à comprendre et à appliquer les principes du biomimétisme dans leurs activités et leurs produits. Elle propose des informations sur les bases du biomimétisme, les avantages de son application dans le contexte des entreprises, les étapes pour intégrer le biomimétisme dans les processus de conception et de développement de produits, ainsi que des exemples pratiques de succès dans différents secteurs industriels. En résumé, cette norme vise à encourager l'adoption du biomimétisme par les entreprises en fournissant un guide pratique pour commencer à intégrer les principes biomimétiques dans leurs activités et à bénéficier des avantages de cette approche innovante et durable. ## Pour conclure Intégrer le biomimétisme à des matériaux, des procédés - notamment industriels - et même d’un point de vue organisationnel à plus ou moins grande échelle représente un immense potentiel pour rendre nos systèmes plus durables et résilients. La nature regorge de solutions d’une efficacité redoutable pour répondre à nos défis actuels et futurs, il ne tient qu’à nous de s’en inspirer pour l’intégrer dans des démarches d’éco-conception, de low-tech et/ou d’efficience énergétique afin de permettre un développement plus en accord avec notre environnement. _Si ce sujet vous intéresse, les 11 et 12 juin 2024 se tiendra la [Biomim’expo](https://biomimexpo.com/) : “sur la piste du vivant” au Parc floral de Paris, regroupant des ateliers conférences, témoignages… sur les sujets biomimétiques !_ ### Sources - [https://www.ecologie.gouv.fr/biomimetisme#:~:text=Autrement](https://www.ecologie.gouv.fr/biomimetisme#:~:text=Autrement) [dit%2C le biomimétisme consiste,un développement durable des sociétés](https://www.ecologie.gouv.fr/biomimetisme#:~:text=Autrement%20dit%2C%20le%20biomim%C3%A9tisme%20consiste,un%20d%C3%A9veloppement%20durable%20des%20soci%C3%A9t%C3%A9s). - [https://ceebios.com/](https://ceebios.com/) - [https://asknature.org/](https://asknature.org/) - [https://biomimicry.org/](https://biomimicry.org/) - [https://ceebios.com/wp-content/uploads/2020/07/RapportFranceStrategie-Ceebios-Myceco-juillet2020.pdf](https://ceebios.com/wp-content/uploads/2020/07/RapportFranceStrategie-Ceebios-Myceco-juillet2020.pdf) - [https://www.bioxegy.com/post/les-5-technologies-emblématiques-du-biomimétisme](https://www.bioxegy.com/post/les-5-technologies-embl%C3%A9matiques-du-biomim%C3%A9tisme) - [https://biomimicry.eu/le-biomimetisme/](https://biomimicry.eu/le-biomimetisme/) --- ### La RE2020, nouvelle réglementation thermique Source : https://www.releafcarbon.com/fr/ressources/la-re2020-nouvelle-reglementation-thermique Auteur : Vincent Mory — Co-fondateur & COO Aujourd’hui en France, le secteur du bâtiment représente plus de 40% de la consommation d’énergie et 25% des émissions de CO2. De plus, on compte près de 13% des ménages français en situation de précarité énergétique et une facture énergétique annuelle de 44 milliards d’euros (chiffres de 2019). Le secteur du bâtiment constitue un enjeu majeur, d’autant plus face à une demande croissante de logements qui exerce une forte tension sur les ressources et les matières premières, de plus en plus limitées. ## Qu'est-ce que la RE2020, et pourquoi ? Pour répondre à ces problématiques, l’État, appuyé par les acteurs du secteur du bâtiment, a mis en place la RE2020. Cette réglementation environnementale des bâtiments neufs, effective depuis janvier 2022, vient remplacer la RT2012 (Réglementation Thermique 2012) de façon plus exigeante et ambitieuse. Elle prend en compte les consommations d’énergie des bâtiments mais aussi les émissions de GES de ceux-ci. C’est d’ailleurs l’une des premières réglementations internationales à introduire la performance environnementale dans la construction neuve via l’ACV. La RE200 vise ainsi trois objectifs majeurs : - **La performance énergétique**: objectif de sobriété énergétique et décarbonation de l’énergie ; - **La performance environnementale**: diminution de l’impact carbone des constructions ; - **Le confort d’été**: garantir le confort en cas de forte chaleur. ## À qui s’applique la RE2020 ? La RE2020 concerne les constructions neuves de : - Maisons individuelles et logements collectifs ; - Bureaux et bâtiments d’enseignement primaire et secondaire ; - Bâtiments tertiaires spécifiques (hôtels, gymnases, commerces…). Elle s’applique également de façon partielle ou adaptée aux : - Extensions de ces constructions ; - Constructions et extensions de petite surface ; - Constructions provisoires et aux habitations légères de loisirs exonérées de permis de construire ou de déclaration préalable. La RE2020 doit être respectée partout en France métropolitaine mais ne s’applique pas aux bâtiments situés dans les départements d’outre-mer. ## Comment sont évaluées les exigences de la RE2020 ? La RE2020 s’appuie sur le calcul de 6 indicateurs définis dans le tableau ci-dessous (source:[_https://www.ecologie.gouv.fr/sites/default/files/guide\_re2020\_version\_janvier\_2024.pdf_](https://www.ecologie.gouv.fr/sites/default/files/guide_re2020_version_janvier_2024.pdf)) Ces indicateurs sont évalués sur un périmètre physique et temporel bien défini. Le périmètre d’étude physique est établi par le Permis de Construire et inclut tous les éléments de celui\-ci (bâtiments et parcelles). Il inclut aussi les usages de l’énergie et les usages de l’eau prévus par le permis de construire. Concernant le périmètre d’étude temporel, on considère une période d’étude de référence (PER) de 50 ans quel que soit le type de bâtiment. Cela inclut la fabrication des composants du bâtiment, le chantier de construction et de terrassement, l’utilisation du bâtiment et sa maintenance, et enfin sa déconstruction et démolition. Les exigences de la RE2020 s’articulent en obligations de résultats et en obligations de moyens. - Les **oblig****ations de résultats** imposent le respect de seuils maximaux à ne pas dépasser pour chaque indicateur. Le concepteur peut utiliser les moyens qu’il veut pour y parvenir tant que les calculs démontrent que l’indicateur est respecté. - Les **obligations de moyen****s**, quant à elles, exigent des performances pour des composants ou ensembles de composants spécifiques qui doivent être impérativement respectées pour se conformer à la réglementation. Cela s’applique à l’accès à l’éclairage naturel en habitation pour lequel il faut justifier d’une performance minimale d’accès à la lumière du jour ainsi qu’aux ponts thermiques pour lesquels il faut là encore respecter une performance minimale. ## Les documents à formaliser Afin d’être conforme à la RE2020, il est nécessaire de réaliser deux attestations : une première au dépôt du permis de construire et une seconde à l’achèvement des travaux. L’attestation de respect de la RE2020 au dépôt du permis de construire est établie par le Maître d’ouvrage (MO) et vise la sensibilisation aux enjeux de cette réglementation dès la phase de conception du bâtiment. Cette attestation est nécessaire à l’obtention du Permis de Construire. Elle atteste des éléments suivants : - Respect des seuils pour les indicateurs Bbio et DH ; - Engagement du maître d’Ouvrage à pouvoir, avant le début des travaux, justifier du respect des seuils pour les indicateurs Icénergie et Icconstruction; - Respect de l’exigence d’accès à l’éclairage naturel ; - Engagement du MO à respecter les exigences du système de ventilation. L’attestation à délivrer à l’achèvement des travaux est cette fois-ci réalisée pour le MO par un architecte, un bureau de contrôle ou bureau d’études agréé, un organisme de certification, etc. Ce document doit être complété grâce aux résultats du calcul réglementaire qui sera effectué sur le bâtiment, à des justificatifs fournis par le MO ainsi que d’une visite sur site. Il atteste quant à lui : - Du respect de l’ensemble des indicateurs relatifs aux exigences de résultats de la RE2020 ; - De certaines exigences sur les caractéristiques thermiques du bâtiment (ex : isolation) ; - Pour les bâtiments résidentiels, des exigences concernant la perméabilité à l’air et du système de ventilation ; - Du contrôle de cohérence de 10 données environnementales utilisées dans l’analyse de cycle de vie du bâtiment. Enfin, deux vérifications de performance après travaux sont obligatoires pour l’habitation. La première s’intéresse à la perméabilité à l’air de l’enveloppe du bâtiment permettant de déceler d’éventuelles entrées et sorties d’air parasites qui pourraient entraîner des surconsommations d’énergie, et la seconde à la vérification du système de ventilation afin de garantir le respect des débits d’air prévus par celui-ci. Ces 2 attestations sont à générer numériquement sur le site internet dédié, édité par le ministère chargé de la construction. Pour pouvoir les remplir, il faut disposer d’un récapitulatif standardisé produit par des logiciels agréés pour le calcul réglementaire (évaluation énergétique et environnementale). ## Évolution de la RE2020 La RE2020 est vouée à évoluer progressivement pour atteindre des objectifs ambitieux qui feront une véritable différence dans le secteur du bâtiment tant d’un point de vue environnemental que social. Ainsi, le chauffage exclusivement au gaz sera petit à petit interdit et les systèmes constructifs bas-carbone tel que le bois ou les matériaux biosourcés vont être de plus en plus mis en avant. Au fil des années, la réglementation va devenir de plus en plus exigeante avec 3 paliers de rehaussement des exigences. La RE2020 fixe donc des seuils de réduction à -15% en 2024, -25% en 2027 pour finalement atteindre -30% en 2030. --- ### Tout savoir sur le Pacte Industrie Source : https://www.releafcarbon.com/fr/ressources/pacte-industrie-subvention-ademe Auteur : Guillaume Tant — Co-fondateur & CEO ## Plongée au cœur du Pacte Industrie : un aperçu global Le Pacte Industrie, une initiative française, a pour vocation de stimuler l'innovation dans le secteur industriel en soutenant financièrement les entreprises qui s'engagent à réduire leur impact environnemental. Cette stratégie de croissance industrielle durable est portée par plusieurs acteurs clés, dont l'Agence de l'environnement et de la maîtrise de l'énergie (Ademe). [**L'Ademe**](https://www.ademe.fr/) joue un rôle crucial dans ce pacte, en offrant des subventions aux entreprises industrielles pour les aider à mettre en œuvre des projets environnementaux innovants. Ces subventions sont une partie essentielle du Pacte Industrie, car elles permettent aux entreprises de financer leurs initiatives de développement durable, tout en contribuant à la transition écologique de la France. ### Une exploration du Pacte Industrie : Définition et objectifs Le Pacte Industrie est une initiative qui vise à favoriser l'innovation et l'engagement écologique dans le secteur industriel. Il a pour objectif de soutenir les entreprises qui s'engagent à [**réduire leur impact environnemental par le biais de projets innovants.**](https://www.releafcarbon.com/investisseur/) Cela peut inclure des innovations technologiques, des améliorations de processus ou des changements de comportement. L'objectif est de créer une industrie plus durable et respectueuse de l'environnement. ### Le rôle de l'Ademe L'Ademe est l'un des principaux acteurs du Pacte Industrie. C'est elle qui fournit les subventions nécessaires pour financer les projets des entreprises. L'Agence évalue les projets sur la base de critères spécifiques et sélectionne ceux qui sont les plus prometteurs en termes d'innovation et de réduction de l'impact environnemental. En plus de son rôle de fournisseur de subventions, l'Ademe joue également un rôle de conseil. Elle aide les entreprises à développer des projets environnementaux viables et efficaces, et les guide tout au long du processus de demande de subvention.  ### Le rôle central des subventions dans le cadre du Pacte Industrie Les subventions offertes par l'Ademe sont un élément essentiel du Pacte Industrie. Sans ce soutien financier, de nombreuses entreprises pourraient ne pas être en mesure de mettre en œuvre leurs projets environnementaux. Les subventions permettent aux entreprises de financer une grande partie des coûts associés à ces projets, ce qui facilite leur réalisation. En outre, les subventions sont un outil important pour encourager l'innovation. En offrant un soutien financier, l'Ademe incite les entreprises à développer de nouvelles technologies et méthodes pour réduire leur impact environnemental. Cela contribue à la fois à la transition écologique de l'industrie et à la compétitivité des entreprises françaises sur le marché mondial. ## Pacte Industrie : le fonctionnement des subventions ### Les clés de l'éligibilité : comprendre les critères des subventions Pour être éligible à une subvention de l'Ademe dans le cadre du Pacte Industrie, une entreprise doit remplir plusieurs critères. Tout d'abord, elle doit être une entreprise industrielle basée en France. De plus, son projet doit viser à réduire son impact environnemental par le biais d'innovations technologiques, de changements de processus ou de comportements. En outre, l'entreprise doit démontrer que son projet est techniquement viable et économiquement rentable. Cela inclut la présentation d'un plan d'affaires solide et la démonstration de la faisabilité technique du projet. Enfin, l'entreprise doit également s'engager à partager les résultats de son projet avec d'autres acteurs de l'industrie, afin de favoriser la diffusion des innovations environnementales. ### Le parcours de la subvention : du dépôt de dossier à l'obtention Le processus d'obtention d'une subvention de l'Ademe commence par le dépôt d'un dossier de candidature. Ce dossier doit détailler le projet de l'entreprise, y compris ses objectifs environnementaux, son plan d'affaires et sa faisabilité technique. Une fois le dossier déposé, il est évalué par l'Ademe, qui décide si le projet est éligible pour une subvention. Si le projet est sélectionné, l'entreprise entre alors dans une phase de négociation avec l'Ademe. Cette phase permet de déterminer le montant de la subvention et les conditions de son versement. Une fois ces éléments définis, l'entreprise peut commencer à mettre en œuvre son projet.  ### Les différents types de projets subventionnés L'Ademe finance une grande variété de projets dans le cadre du Pacte Industrie. Cela inclut des innovations technologiques, comme le développement de nouvelles technologies de production plus respectueuses de l'environnement, mais aussi des améliorations de processus, comme l'optimisation de l'utilisation de l'énergie ou la réduction des déchets. Les changements de comportement peuvent être financés par des subventions, telles que la mise en place de pratiques de travail plus durables ou la formation des employés à la gestion environnementale. L'objectif est de soutenir tous les types de projets qui contribuent à la réduction de l'impact environnemental de l'industrie. ## Le Pacte Industrie en action : impact et bénéfices ### Des succès concrets : études de cas d'entreprises bénéficiaires De nombreuses entreprises ont déjà bénéficié des subventions de l'Ademe dans le cadre du Pacte Industrie. Ces entreprises ont réussi à mettre en place des projets environnementaux novateurs qui ont non seulement réduit leur impact environnemental, mais aussi amélioré leur compétitivité. Par exemple, certaines entreprises ont réussi à réduire leur consommation d'énergie et leurs émissions de gaz à effet de serre grâce à l'installation de nouvelles technologies de production plus efficaces. D'autres ont amélioré la gestion de leurs déchets, en mettant en place des processus de recyclage ou de valorisation des déchets. Ces projets ont permis à ces entreprises de réaliser des économies significatives, tout en contribuant à la protection de l'environnement. ### Les retombées positives pour l'industrie et l'environnement Le Pacte Industrie a un impact positif à la fois sur l'industrie et sur l'environnement. Du côté de l'industrie, il stimule l'innovation et la compétitivité des entreprises. En encourageant le développement de technologies et de méthodes plus respectueuses de l'environnement, il aide les entreprises à se distinguer de leurs concurrents et à attirer de nouveaux clients. Du côté de l'environnement, le Pacte Industrie contribue à la réduction de l'impact environnemental de l'industrie. Les projets financés par les subventions de l'Ademe permettent de réduire les émissions de gaz à effet de serre, la consommation d'énergie et la production de déchets. Ils contribuent ainsi à la transition écologique de la France. ### Un avenir prometteur : les perspectives du Pacte Industrie Le Pacte Industrie a un avenir prometteur. Avec le soutien de l'Ademe, de plus en plus d'entreprises sont en mesure de mettre en oeuvre des projets environnementaux innovants. Ces projets contribuent non seulement à la transition écologique de l'industrie, mais aussi à la compétitivité des entreprises françaises sur le marché mondial. En outre, le Pacte Industrie est un excellent exemple de la manière dont l'industrie et l'environnement peuvent travailler ensemble pour un avenir plus durable. En encourageant l'innovation et l'engagement écologique, il montre qu'il est possible de concilier croissance économique et protection de l'environnement. ## Regards sur le Pacte Industrie : une dynamique porteuse de changements Le Pacte Industrie, avec le soutien de l'Ademe et des subventions qu'elle offre, est un vecteur de transformation pour l'industrie française. En favorisant l'innovation tout en réduisant l'impact environnemental, il s'inscrit dans une démarche de développement durable qui profite à la fois aux entreprises et à l'environnement. Les entreprises qui ont bénéficié de ces subventions ont pu réaliser des projets ambitieux, qui non seulement améliorent leur compétitivité, mais contribuent également à la protection de notre planète. Le Pacte Industrie est ainsi une initiative positive, qui montre que l'industrie peut être un acteur clé de la transition écologique. --- ### Qu'est ce que la norme EN 15804 ? Définition simple Source : https://www.releafcarbon.com/fr/ressources/quest-ce-que-la-norme-en-15804 Auteur : Vincent Mory — Co-fondateur & COO ## Le voyage vers la durabilité : décrypter la norme EN 15804 Comprendre les normes et les réglementations peut souvent sembler une tâche ardue. C'est pourquoi, nous allons explorer ensemble l'importance de la norme EN 15804. Cette norme, bien que largement méconnue du grand public, joue un rôle crucial dans l'industrie de la construction pour assurer la durabilité et la protection de notre environnement. La norme EN 15804 est un outil essentiel pour tous ceux qui cherchent à comprendre comment les produits de construction peuvent être évalués du point de vue de leur impact environnemental. Dans ce voyage au cœur de cette norme, vous découvrirez ce qu'elle est, son objectif, son champ d'application, mais également son historique et son évolution. ### EN 15804 : sa finalité et sa définition Tout d'abord, la norme EN 15804 est une norme européenne qui fournit une méthode pour évaluer l'impact environnemental des produits de construction tout au long de leur cycle de vie. Elle est conçue pour aider les fabricants à démontrer la performance environnementale de leurs produits, tout en aidant les consommateurs à faire des choix plus éclairés. Nous accompagnons les entreprises dans la [**réalisation de leur FDES suivant la norme EN 15804.**](https://www.releafcarbon.com/bilan-carbone/) ### L'évolution de la norme EN 15804 La norme EN 15804 a été initialement publiée en 2012 par le Comité Européen de Normalisation (CEN). Son développement a été motivé par le besoin  de mesurer l'impact environnemental des produits de construction de manière cohérente et standardisée à travers l'Europe. Au fil des ans, la norme a été révisée à plusieurs reprises pour tenir compte des progrès technologiques et des nouvelles connaissances en matière d'écologie. Ces mises à jour garantissent que la norme reste pertinente et efficace pour évaluer l'impact environnemental des produits de construction. ### Champ d'application de la norme EN 15804 La norme EN 15804 s'applique à tous les produits de construction qui sont utilisés dans toutes les phases du cycle de vie d'un bâtiment. Cela commence à la construction jusqu'à sa démolition. Cela comprend les matériaux de construction, les composants du bâtiment, et même les services liés à la construction tels que l'installation et la maintenance. En résumé, si un produit ou un service est impliqué dans la construction, l'exploitation ou la démolition d'un bâtiment, alors il relève du champ d'application de la norme EN 15804. La norme EN 15804 est la référence pour chaque FDES réalisé. Vous pouvez également lire notre [**article sur le décryptage de l'ACV**](https://www.releafcarbon.com/acv-definition-exemples-etapes/) pour comprendre le sujet.  ## Se plonger dans le vif du sujet : les exigences de la norme EN 15804 ### La vie d'un produit : phases de vie et indicateurs environnementaux La norme EN 15804 divise le cycle de vie d'un produit en plusieurs phases, allant de l'extraction des matières premières à la fin de vie du produit. Chaque phase a ses propres indicateurs environnementaux, qui sont utilisés pour mesurer l'impact environnemental du produit à chaque étape. Ces indicateurs comprennent, entre autres, les émissions de gaz à effet de serre, la consommation d'énergie, l'utilisation de l'eau, la production de déchets, et l'impact sur la biodiversité. En évaluant ces indicateurs à chaque phase du cycle de vie, la norme donne une image complète de l'impact environnemental du produit. ### Informations requises pour l'évaluation environnementale Pour réaliser une évaluation environnementale conforme à la norme EN 15804, il est nécessaire de rassembler une grande quantité d'informations. Cela inclut des données sur les matériaux utilisés, les procédés de fabrication, l'énergie consommée, les émissions produites, les déchets générés, et bien plus encore. Collecter toutes ces informations peut sembler être une tâche ardue, mais c'est une étape essentielle pour assurer une évaluation environnementale précise et significative. De plus, cette collecte de données aide à identifier les opportunités d'amélioration de la performance environnementale du produit. ### Impact sur la conception des produits La norme EN 15804 a un impact significatif sur la conception des produits de construction. En effet, elle encourage les fabricants à concevoir des produits qui ont un impact environnemental minimal tout au long de leur cycle de vie. Cela peut se traduire par l'utilisation de matériaux plus durables, des procédés de fabrication plus économes en énergie, ou des stratégies de fin de vie qui minimisent la production de déchets. Ainsi, la norme EN 15804 stimule l'innovation et pousse l'industrie de la construction vers une voie plus durable. ## La norme EN 15804 en action : applications et implications ### La norme EN 15804 dans le monde réel : application dans le secteur de la construction La norme EN 15804 est largement utilisée dans le secteur de la construction pour évaluer l'impact environnemental des produits de construction. Cela peut aller de l'évaluation d'un simple matériau de construction, comme une brique, à l'évaluation d'un bâtiment entier. En outre, la norme est également utilisée pour développer des déclarations environnementales de produits (DEP ou EPD), qui sont des documents qui fournissent des informations détaillées sur l'impact environnemental d'un produit. ### Impacts économiques et environnementaux de la norme La mise en œuvre de la norme EN 15804 peut avoir des impacts significatifs à la fois sur l'environnement et sur l'économie. Du côté environnemental, la norme aide à réduire l'impact des produits de construction sur l'environnement en encourageant des pratiques plus durables tout au long du cycle de vie du produit. Du côté économique, la norme peut aider les entreprises à économiser de l'argent en optimisant leurs processus de production et en réduisant leur consommation de ressources. ## Le dernier mot : comprendre la norme EN 15804 Nous avons exploré la signification, l'objectif, le champ d'application, et les exigences de la norme. Nous avons par ailleurs examiné comment elle est appliquée dans le secteur de la construction, et comment elle influence la conception des produits. En somme, la norme EN 15804 est un outil puissant pour promouvoir la durabilité dans l'industrie de la construction. Elle offre une méthode standardisée pour évaluer l'impact environnemental des produits de construction, tout en approuvant l'innovation et la conception de produits plus durables. Alors que nous continuons à lutter contre le changement climatique et à chercher des moyens de rendre notre économie plus verte, la norme EN 15804 restera un outil essentiel pour nous aider à atteindre ces objectifs. Vous pouvez [**lire également cet article**](https://www.cerema.fr/fr/actualites/declarations-environnementales-decryptage-norme-nf-15804) pour approfondir ce sujet. --- ### C'est quoi le réchauffement climatique ? Définitions et conséquences Source : https://www.releafcarbon.com/fr/ressources/cest-quoi-le-rechauffement-climatique Auteur : Guillaume Tant — Co-fondateur & CEO ## Tout comprendre au réchauffement climatique Le réchauffement climatique est un sujet qui occupe une place centrale dans les discussions mondiales. Mais qu'est-ce que c'est vraiment ? Pour le comprendre, il faut d'abord définir ce que signifie le terme, puis examiner les causes qui le sous-tendent. ### Le réchauffement climatique expliqué en termes simples Le réchauffement climatique est le phénomène d'augmentation continue de la température moyenne de la Terre, plus particulièrement de son atmosphère et de ses océans.  Le réchauffement climatique n'est pas un nouveau phénomène. Depuis toujours, la Terre a connu des périodes de refroidissement et de réchauffement, mais le rythme actuel de réchauffement est sans précédent dans l'histoire de notre planète. ### Un voyage dans le passé : l'histoire du réchauffement climatique Le concept de réchauffement climatique n'est pas récent. Dès le 19e siècle, les scientifiques ont commencé à comprendre que les activités humaines pouvaient influencer le climat. Cependant, c'est seulement à partir des années 1970 que le réchauffement climatique a commencé à être reconnu comme un problème mondial sérieux. **Le constat est sans appel :** depuis le début de l'ère industrielle, les activités humaines, en particulier la combustion de combustibles fossiles, ont considérablement augmenté la concentration de gaz à effet de serre dans l'atmosphère, provoquant une augmentation de la température moyenne de la terre. ### Les coupables du réchauffement climatique Les causes du réchauffement climatique sont principalement dues aux activités humaines. La combustion de combustibles fossiles pour l'électricité, le chauffage et les transports est la principale source d'émissions de dioxyde de carbone, le principal gaz à effet de serre responsable du réchauffement climatique. La déforestation est une autre cause majeure. Les arbres absorbent le dioxyde de carbone de l'atmosphère et le stockent, aidant à réguler le climat. Lorsqu'ils sont coupés et brûlés, le dioxyde de carbone qu'ils stockaient est libéré dans l'atmosphère, contribuant ainsi au réchauffement climatique. ## Le réchauffement climatique et ses conséquences ### Les retombées environnementales du réchauffement climatique Le réchauffement climatique a des effets dévastateurs sur l'environnement. L'un des plus visibles est la fonte des glaciers et des calottes glaciaires, qui entraîne une élévation du niveau de la mer. Cela peut provoquer des inondations côtières et la perte de terres habitables. Par ailleurs, le réchauffement climatique perturbe les écosystèmes. Les espèces qui ne peuvent pas s'adapter à ces changements rapides risquent l'extinction. De plus, le réchauffement des océans provoque le blanchissement des coraux, menaçant ainsi la biodiversité marine. ### Le réchauffement climatique et ses implications pour l'humanité Le réchauffement climatique a également des conséquences directes sur les êtres humains. Les phénomènes météorologiques extrêmes, tels que les ouragans, les sécheresses et les vagues de chaleur, deviennent plus fréquents et plus intenses. Ces événements peuvent entraîner des pertes humaines et des dommages matériels importants. De plus, le réchauffement climatique peut avoir des effets indirects sur la santé humaine. Par exemple, la hausse des températures peut favoriser la propagation de certaines maladies infectieuses, comme le paludisme et la dengue. En outre, les vagues de chaleur peuvent provoquer des problèmes de santé tels que les coups de chaleur et l'aggravation des maladies cardiovasculaires et respiratoires. ### Les répercussions économiques du réchauffement climatique Le réchauffement climatique a également un impact économique. Les dommages causés par les phénomènes météorologiques extrêmes peuvent entraîner des coûts de réparation élevés. De plus, l'augmentation des températures peut affecter l'agriculture et la pêche, deux secteurs clés de l'économie de nombreux pays. De plus, le réchauffement climatique peut engendrer des coûts en matière de santé publique. Les gouvernements pourraient devoir investir davantage dans les infrastructures de santé pour faire face à l'augmentation des maladies liées à la chaleur et aux maladies infectieuses. ## Lutte contre le réchauffement climatique : des solutions existent ### Des gestes individuels pour un impact collectif Chacun de nous a un rôle à jouer dans la lutte contre le réchauffement climatique. Par exemple, en réduisant notre consommation d'énergie, en optant pour des modes de transport plus écologiques, en limitant notre consommation de viande ou en plantant des arbres, nous pouvons tous contribuer à réduire les émissions de gaz à effet de serre. Il est également important de sensibiliser les autres à l'importance de ces actions. En partageant des informations sur le réchauffement climatique et en encourageant nos amis et notre famille à adopter des comportements plus respectueux de l'environnement, nous pouvons aider à amplifier l'impact de ces actions individuelles. ### Mobilisation des gouvernements et de la communauté internationale La lutte contre le réchauffement climatique nécessite également une action à grande échelle. Les gouvernements ont un rôle clé à jouer en adoptant des politiques qui favorisent la transition vers une économie à faible émission de carbone. Par exemple, ils peuvent investir dans les énergies renouvelables, imposer des taxes sur les émissions de carbone et promouvoir l'efficacité énergétique. La coopération internationale est également essentielle. Le réchauffement climatique est un problème mondial qui nécessite une solution mondiale. Les accords internationaux, tels que l'Accord de Paris sur le climat, visent à coordonner les efforts des pays pour limiter l'augmentation des températures mondiales. ### Le rôle de l'innovation technologique dans la lutte contre le réchauffement climatique L'innovation technologique peut également aider à atténuer le réchauffement climatique. Par exemple, le développement de nouvelles technologies d'énergie renouvelable peut aider à réduire notre dépendance aux combustibles fossiles. De même, les technologies de capture et de stockage du carbone peuvent aider à réduire la concentration de gaz à effet de serre dans l'atmosphère. De plus, l'innovation peut aider à développer des solutions d'adaptation au réchauffement climatique. Par exemple, le développement de cultures résistantes à la sécheresse peut aider les agriculteurs à faire face aux changements climatiques. De même, la conception de bâtiments résistants au climat peut aider à protéger les personnes et les biens contre les phénomènes météorologiques extrêmes. ## Un appel à l'action face au réchauffement climatique Le réchauffement climatique est un défi majeur pour notre planète et pour l'humanité. Mais ce n'est pas un défi insurmontable. Avec la volonté collective d'agir, l'engagement des gouvernements, la mobilisation de la communauté internationale et le développement de technologies innovantes, nous pouvons faire face à ce défi et assurer un avenir durable pour les générations à venir. La lutte contre le réchauffement climatique est l'affaire de tous. Chacun de nous peut contribuer à cette lutte, aussi petite soit notre contribution. Ensemble, nous pouvons faire une différence. Ensemble, nous pouvons protéger notre planète et assurer un avenir durable pour tous. --- ### Tout savoir sur la norme ISO 26000 et son lien avec la RSE Source : https://www.releafcarbon.com/fr/ressources/norme-iso-26000 Auteur : Vincent Mory — Co-fondateur & COO La Responsabilité Sociétale des Entreprises (RSE) et la Norme ISO 26000 sont devenues des piliers incontournables pour les organisations conscientes de leur impact sur la société. Ces concepts peuvent parfois sembler complexes, mais une fois décomposés et analysés, leur valeur devient évidente. Penchons-nous donc sur ces deux concepts clés qui façonnent le paysage actuel des affaires durables et éthiques. Découvrons ce qu'ils signifient réellement, pourquoi ils sont importants et comment ils interagissent l'un avec l'autre. ## Lever le voile sur la RSE et la Norme ISO 26000 ### RSE : un engagement pour un avenir durable La Responsabilité Sociétale des Entreprises, ou RSE, est un concept selon lequel les entreprises intègrent les préoccupations sociales, environnementales et économiques dans leurs activités et dans leurs interactions avec leurs parties prenantes. En adoptant une approche de RSE, les entreprises ne se contentent pas de respecter les lois et les régulations, mais elles vont au-delà, cherchant à minimiser leur impact négatif et à maximiser leur impact positif sur la société et l'environnement.  Il s'agit d'un engagement profond envers une meilleure gouvernance, une plus grande transparence et une plus grande responsabilité. Cela se traduit par des avantages tangibles pour l'entreprise, notamment en termes de réputation, de fidélisation des employés et de performance financière. ### La Norme ISO 26000 : un guide pour une RSE efficace La Norme ISO 26000 est une norme internationale qui offre des lignes directrices pour tout type d'organisation cherchant à opérer de manière responsable. Elle ne fournit pas de certification, mais plutôt un cadre de référence pour aider les organisations à identifier et à gérer leurs impacts sociaux et environnementaux. La Norme ISO 26000 couvre un large éventail de domaines, allant des droits de l'homme et du travail à la protection de l'environnement, en passant par la lutte contre la corruption. Elle encourage les organisations à adopter une approche proactive de la RSE, à intégrer les principes de durabilité dans leur stratégie d'entreprise et à établir des relations de confiance avec leurs parties prenantes. Releaf Carbon vous accompagne dans la mise en place de votre **[stratégie environnementale](https://releafcarbon.com/bilan-carbone)** en lien avec la CSRD.  ### Le lien entre la RSE et la Norme ISO 26000 La RSE et la Norme ISO 26000 sont intimement liées. La Norme ISO 26000 offre un cadre pour la mise en œuvre de pratiques de RSE solides et efficaces. Elle aide les organisations à comprendre ce que signifie réellement être socialement responsable, et à traduire ces principes en actions concrètes. En suivant les lignes directrices de la Norme ISO 26000, les organisations peuvent développer une stratégie de RSE cohérente et efficace, qui répond aux attentes de leurs parties prenantes, et contribue à la réalisation des **[Objectifs de Développement Durable (ODD).](https://www.ecologie.gouv.fr/ODD#:~:text=L'agenda%202030%20est%20un,solidaire%20%C3%A0%20l'horizon%202030.)** ### La Norme ISO 26000 : un guide pour une RSE efficace La Norme ISO 26000 est une norme internationale qui offre des lignes directrices pour tout type d'organisation - qu'il s'agisse d'entreprises, de gouvernements ou de non-profits - cherchant à opérer de manière socialement responsable. Elle ne fournit pas de certification, mais plutôt un cadre de référence pour aider les organisations à identifier et à gérer leurs impacts sociaux et environnementaux. La Norme ISO 26000 couvre un large éventail de domaines, allant des droits de l'homme et du travail à la protection de l'environnement, en passant par la lutte contre la corruption. Elle encourage les organisations à adopter une approche proactive de la RSE, à intégrer les principes de durabilité dans leur stratégie d'entreprise et à établir des relations de confiance avec leurs parties prenantes. ### Le lien entre la RSE et la Norme ISO 26000 La RSE et la Norme ISO 26000 sont intimement liées. La Norme ISO 26000 offre un cadre pour la mise en ?uvre de pratiques de RSE solides et efficaces. Elle aide les organisations à comprendre ce que signifie réellement être socialement responsable, et à traduire ces principes en actions concrètes. En suivant les lignes directrices de la Norme ISO 26000, les organisations peuvent développer une stratégie de RSE cohérente et efficace, qui répond aux attentes de leurs parties prenantes, respecte les lois et les normes internationales, et contribue à la réalisation des Objectifs de Développement Durable des Nations Unies. ## Démystification de la CSRD ### La CSRD : un nouvel horizon pour le reporting d'entreprise **[La Corporate Sustainability Reporting Directive (CSRD)](https://www.releafcarbon.com/comprendre-les-enjeux-de-la-csrd/)** est une directive de l'Union Européenne qui vise à améliorer la qualité et la portée des informations de durabilité fournies par les entreprises. La CSRD exige que les entreprises divulguent des informations sur leur performance en matière de durabilité, y compris leur impact social, environnemental et économique, ainsi que leur gouvernance et leur stratégie en matière de durabilité. Le CSRD vise à créer un terrain de jeu équitable pour toutes les entreprises, en veillant à ce que toutes les parties prenantes aient accès à des informations comparables et fiables sur la performance en matière de durabilité des entreprises. Cela permet aux investisseurs, aux clients et aux autres parties prenantes de prendre des décisions éclairées, et encourage les entreprises à améliorer constamment leur performance en matière de durabilité. ### Comment le CSRD façonne la RSE La CSRD influence la RSE de plusieurs manières. Premièrement, cela encourage les entreprises à adopter une approche plus stratégique et intégrée de la durabilité, en intégrant la RSE dans leurs décisions commerciales et en alignant leur stratégie de durabilité sur leurs objectifs d'entreprise. Deuxièmement, le CSRD incite les entreprises à être plus transparentes et responsables, en exigeant qu'elles divulguent des informations détaillées sur leur performance en matière de durabilité. Cela permet aux parties prenantes de mieux comprendre l'impact de l'entreprise sur la société et l'environnement, et d'évaluer son engagement envers la durabilité. ### Le rôle de la Norme ISO 26000 dans la mise en œuvre du CSRD La Norme ISO 26000 joue un rôle clé dans la mise en œuvre du CSRD. Elle fournit un cadre pour aider les entreprises à identifier, gérer et communiquer efficacement leurs impacts sociaux et environnementaux, ce qui est essentiel pour répondre aux exigences du CSRD. En suivant les lignes directrices de la norme ISO 26000, les entreprises peuvent développer une stratégie de RSE robuste et transparente, qui leur permet de fournir des informations de qualité à leurs parties prenantes. ## Les labels RSE : un atout pour la reconnaissance de votre engagement ### Les labels RSE : une preuve tangible de votre engagement envers la durabilité Les labels RSE sont des certifications délivrées par des organismes indépendants qui attestent de l'engagement et des performances d'une entreprise en matière de RSE. Ces labels offrent une reconnaissance officielle de l'effort de l'entreprise pour opérer de manière socialement responsable et durable. Obtenir un label RSE peut avoir de nombreux avantages pour une entreprise. Il peut améliorer sa réputation, renforcer la confiance de ses parties prenantes, attirer des investisseurs et des clients conscients de la durabilité, et donner à l'entreprise un avantage concurrentiel sur le marché. ### Le parcours vers l'obtention d'un label RSE L'obtention d'un label RSE est un processus qui peut varier en fonction du label spécifique et de l'organisme de certification. Cependant, le processus implique généralement une évaluation détaillée de la performance de l'entreprise en matière de RSE, y compris son impact social, environnemental et économique, sa gouvernance, sa stratégie de durabilité, et sa communication avec les parties prenantes. Une fois que l'entreprise a satisfait aux critères du label, elle reçoit une certification qui atteste de ses performances en matière de RSE. Cette certification doit habituellement être renouvelée régulièrement, ce qui garantit que l'entreprise continue de respecter les normes de RSE. ### Comment la Norme ISO 26000 et le CSRD peuvent faciliter l'obtention d'un label RSE La Norme ISO 26000 et [**la CSRD**](https://www.releafcarbon.com/comprendre-les-enjeux-de-la-csrd/) peuvent jouer un rôle important dans l'obtention d'un label RSE. La Norme ISO 26000 fournit un cadre pour aider les entreprises à développer et à mettre en œuvre des pratiques de RSE efficaces, ce qui peut augmenter leurs chances d'obtenir un label RSE. De même, le CSRD encourage les entreprises à être plus transparentes et responsables dans leur reporting de durabilité, ce qui peut aider à renforcer leur crédibilité et leur réputation en matière de RSE, et à attirer l'attention des organismes de certification RSE. --- ### Crédit carbone : Tout sur le marché carbone Source : https://www.releafcarbon.com/fr/ressources/credit-carbone-tout-sur-le-marche-carbone Auteur : Guillaume Tant — Co-fondateur & CEO Comme l'air que nous respirons, le changement climatique est une réalité indéniable qui affecte notre planète. Le réchauffement global, l'acidification des océans, la fonte des glaces polaires, tout cela est lié à nos émissions de gaz à effet de serre. Pourtant, il existe des solutions pour pallier cette problématique. L'une d'entre elles est la compensation carbone. ## Comprendre les quotas carbone ### Définition et fonctionnement des quotas carbone Un crédit carbone équivaut à une tonne de dioxyde de carbone (CO2) ou à une quantité équivalente d'autres gaz à effet de serre. Les entreprises et les pays qui produisent moins d'émissions que leur quota sont autorisés à vendre leurs crédits excédentaires à ceux qui dépassent leur quota. C'est ce qu'on appelle le marché du carbone. Le fonctionnement du crédit carbone repose sur le principe du "cap and trade". Les gouvernements fixent un "plafond", c'est-à-dire la quantité maximale de gaz à effet de serre que les entreprises sont autorisées à émettre. Les entreprises qui réussissent à réduire leurs émissions au-dessous de ce plafond peuvent vendre leurs crédits excédentaires sur le marché du carbone. Cela crée une incitation financière pour réduire les émissions de gaz à effet de serre et favorise l'innovation technologique. ### Les avantages des quotas carbone Le système de crédit carbone offre un moyen efficace de réduire les émissions de gaz à effet de serre. Il permet de quantifier les émissions de CO2 et de les transformer en coûts financiers, créant ainsi une incitation à la réduction. Les entreprises qui réduisent leurs émissions peuvent vendre leurs crédits excédentaires pour réaliser un profit, ce qui encourage l'innovation et l'efficacité. De plus, les quotas carbone privilégient le développement des énergies renouvelables. En effet, les projets qui produisent de l'électricité à partir de sources renouvelables génèrent moins d'émissions de CO2 et peuvent donc vendre des crédits carbone. Cela peut aider à rendre ces projets plus rentables et à accélérer la transition vers une économie à faible émission de carbone. ### Critique et controverses autour des quotas carbone Malgré ses avantages, le système de crédit carbone a aussi ses détracteurs. Certains critiquent le fait qu'il permet aux entreprises de "payer pour polluer". Ils soutiennent que cela peut retarder la transition vers une économie plus verte en permettant aux entreprises de continuer à émettre des gaz à effet de serre tant qu'elles peuvent acheter des crédits carbone. De plus, il existe des préoccupations concernant l'efficacité du système de crédit carbone. Certaines études suggèrent que les réductions d'émissions obtenues grâce au système de crédit carbone pourraient être inférieures à ce qui est rapporté. Cela est dû à des problèmes tels que le "déplacement de carbone", où les réductions d'émissions dans un endroit entraînent une augmentation des émissions ailleurs. ## La compensation carbone ### Principe de la compensation carbone La compensation carbone est un mécanisme qui permet aux entreprises et aux individus de compenser leurs émissions de gaz à effet de serre en finançant des projets qui réduisent les émissions de CO2. Ces projets peuvent inclure des solutions fondées sur la nature (foret, agriculture et autres) ou grâces aux nouvelles technologies (produits biobased, énergies renouvelables). Le principe de la compensation carbone repose sur l'idée que les émissions de gaz à effet de serre ont le même impact sur le climat, peu importe où elles sont produites. Par conséquent, réduire les émissions dans un endroit peut compenser les émissions produites ailleurs. Cependant, pour que la compensation carbone soit efficace, il est essentiel que les projets financés entraînent une réduction réelle et permanente des émissions. ### Exemples de projets de compensation carbone Il existe un large éventail de projets de compensation carbone. Certains projets se concentrent sur la séquestration du carbone, c'est-à-dire l'absorption du CO2 de l'atmosphère et son stockage à long terme. Ces projets peuvent inclure la reforestation, la restauration des tourbières ou la gestion durable des forêts. D'autres projets de compensation carbone visent à réduire les émissions de gaz à effet de serre en remplaçant les technologies à forte émission de carbone par des alternatives plus propres. Cela peut inclure le développement d'énergies renouvelables comme l'énergie solaire ou éolienne, l'amélioration de l'efficacité énergétique des bâtiments ou la promotion de l'agriculture durable. ### 2.3 Comment évaluer et acheter des crédits carbone ? Il est important de choisir soigneusement les projets de compensation carbone pour s'assurer qu'ils entraînent une réduction réelle et durable des émissions. Il existe plusieurs normes et certifications qui peuvent aider à évaluer la qualité des projets de compensation carbone, comme le Gold Standard, le **[Verified Carbon Standard](https://verra.org/)** et surtout le Label Bas Carbone en France. Pour acheter des crédits carbone, vous pouvez vous adresser directement à un fournisseur de compensation carbone ou passer par une plateforme en ligne. Il est recommandé de choisir un fournisseur qui est transparent sur le type de projets qu'il finance et qui fournit des rapports réguliers sur les réductions d'émissions obtenues. **[Releaf Carbon](https://www.releafcarbon.com/)** construit des portefeuilles de crédit carbone de qualité. Contactez-nous si vous avez des besoins de contribution. ## Séquestration carbone ### Comprendre la séquestration du carbone La séquestration du carbone est un processus naturel ou artificiel par lequel le CO2 est capturé de l'atmosphère et stocké à long terme. Cela peut se faire par des moyens naturels, comme la photosynthèse des plantes, ou par des moyens technologiques, comme la capture et le stockage du carbone (CSC). La séquestration du carbone joue un rôle crucial dans la lutte contre le changement climatique. Elle permet de réduire la concentration de CO2 dans l'atmosphère, ce qui aide à limiter le réchauffement global. Cependant, la séquestration du carbone n'est pas une solution miracle et doit être combinée avec des efforts pour réduire les émissions de gaz à effet de serre. ## Prix des crédits carbone Le prix des crédits carbone varie en fonction du marché. Il est déterminé par l'offre et la demande de crédits carbone, ainsi que par les politiques gouvernementales en matière de changement climatique. En 2023, le prix moyen d'un crédit carbone sur le marché européen est d'environ 50 euros. Cependant, il est important de noter que le prix des crédits carbone ne reflète pas nécessairement le coût réel du changement climatique. De nombreux experts estiment que le prix des crédits carbone devrait être plus élevé pour refléter le coût social du carbone, c'est-à-dire le coût économique des dommages causés par le changement climatique. Alors que nous naviguons dans les eaux tumultueuses du changement climatique, le crédit carbone et la compensation carbone sont des outils précieux pour nous aider à atteindre nos objectifs de réduction des émissions. Cependant, ils doivent être utilisés de manière responsable et transparente pour garantir qu'ils contribuent réellement à la lutte contre le changement climatique. Plus que jamais, nous devons agir avec sagesse et détermination pour préserver notre planète pour les générations futures. ## Vous voulez acheter des crédits carbone ? Releaf Carbon est expert sur ce sujet. Nous construisons des portefeuilles de projet de séquestration carbone en prenant en compte tous les risques possible que les projets ne se réalisent pas. Prenez [**rendez-vous**](https://www.releafcarbon.com/contact) avec nos experts pour vous faire accompagner dans votre démarche. --- ### Tout comprendre sur la Norme ISO 14001 Source : https://www.releafcarbon.com/fr/ressources/tout-comprendre-sur-la-norme-iso-14001 Auteur : Guillaume Tant — Co-fondateur & CEO ## Plongée dans l'univers de l'ISO 14001 et de la gestion environnementale En ces temps où la protection de l'environnement est au cœur des préoccupations, il est essentiel pour l'entreprise d'adopter une approche respectueuse de l'environnement. C'est ici qu'intervient l'ISO 14001, une norme internationale qui fournit un cadre pour mettre en place un système efficace de gestion environnementale. Mais que signifie réellement l'ISO 14001 ? Pourquoi est-elle si importante ? L'ISO 14001 est une norme volontaire qui fournit aux entreprises un cadre pour la mise en place d'un système de gestion environnementale. Elle souligne l'importance de l'amélioration continue et encourage les organisations à améliorer leur impact sur l'environnement. ### Zoom sur l'ISO 14001 : Qu'est-ce que c'est exactement ? L'ISO 14001 aide les entreprises à gérer efficacement leurs responsabilités environnementales de manière systématique, avec un équilibre entre l'environnement, la société et l'économie. L'ISO 14001 est applicable à tout type d'organisation, quelle que soit sa taille ou son activité. Elle est axée sur une approche d'amélioration continue, qui permet aux entreprises d'améliorer constamment leur performance environnementale. ### L'importance de la gestion environnementale : Pourquoi faut-il s'en préoccuper ? La gestion environnementale ne se limite pas à la simple conformité sur la législation. Elle englobe également les efforts pour améliorer continuellement la performance environnementale d'une organisation. Une gestion efficace peut aider les organisations à réduire leur empreinte écologique, gérer leurs risques environnementaux et améliorer leur image de marque. De plus, cette gestion environnementale peut aussi apporter des avantages économiques. Par exemple, la réduction des déchets et la consommation d'énergie peut entraîner des économies de coûts. De plus, une bonne gestion environnementale peut augmenter l'attrait d'une organisation pour les investisseurs, les clients et les autres parties prenantes. **Vidéo :** [Voir la vidéo](https://www.youtube.com/watch?v=4xPX29rW-E0) ## Décortication de l'ISO 14001 : Les éléments clés de cette norme ### Les fondements de l'ISO 14001 : Ce qui la rend unique **[L'ISO 14001](https://www.iso.org/fr/iso-14001-environmental-management.html)** est basée sur le principe de l'amélioration continue, également connu sous le nom de cycle PDCA (Plan-Do-Check-Act). Cette méthode permet aux organisations de parvenir à un équilibre entre l'environnement, la société et l'économie. De plus, l'ISO 14001 met l'accent sur une approche basée sur le risque, qui permet aux organisations de gérer efficacement leurs risques environnementaux. De plus, l'ISO 14001 insiste sur l'importance de **l'engagement de la direction.** Pour qu'un système de gestion environnementale soit efficace, il est essentiel que la direction démontre son engagement envers l'amélioration continue de la performance environnementale. **L'ISO 14001 souligne également l'importance de la participation des employés à tous les niveaux de l'organisation.** ### Structure de l'ISO 14001 : Comment elle est organisée ? **L'ISO 14001 suit une structure de haut niveau (HLS)** commune à toutes les normes de systèmes de gestion ISO. Cette structure facilite l'intégration de plusieurs systèmes de gestion dans une organisation. La structure de l'ISO 14001 comprend dix clauses : Contexte de l'organisation, **Leadership, Planification, Support, Opération, Évaluation de la performance et Amélioration.** Chaque clause a un objectif spécifique et contient des exigences que les organisations doivent respecter pour être conformes à la norme. En respectant ces exigences, les organisations peuvent assurer une approche cohérente et efficace de la gestion environnementale. ### Le processus de certification ISO 14001 : Comment ça marche ? La certification ISO 14001 est un processus qui démontre qu'une organisation a mis en place un système de gestion environnementale conforme à la norme. Le processus de certification commence par une évaluation interne, au cours de laquelle l'organisation examine son système de gestion environnementale pour s'assurer qu'il est conforme à la norme. Une fois l'évaluation interne terminée, l'organisation peut demander une évaluation externe réalisée par un organisme de certification indépendant. Si l'organisme de certification détermine que le système de gestion environnementale est conforme à l'ISO 14001, il délivrera un certificat de conformité. La certification ISO 14001 **est généralement valable pour une période de trois ans,** avec des audits de surveillance annuels pour s'assurer que l'organisation reste conforme. ## L'ISO 14001 en pratique : Les bénéfices et exemples d'application ### Comment mettre en œuvre l'ISO 14001 dans votre organisation ? La mise en place d'un système de gestion environnementale conforme à l'ISO 14001 nécessite une planification minutieuse et un engagement solide de la part de la direction. La première étape consiste à **comprendre les exigences de la norme** et comment **elles s'appliquent à votre organisation**. Cela peut impliquer de réaliser une revue initiale de l'environnement pour identifier les aspects environnementaux significatifs de vos opérations. Une fois que vous avez une bonne compréhension des exigences, vous pouvez commencer à élaborer votre système de gestion environnementale. Cela implique : - La mise en place de politiques et d'objectifs environnementaux. - La planification et la mise en œuvre de processus pour atteindre ces objectifs. - La surveillance et la mesure de votre performance environnementale. - L'amélioration continue de votre système de gestion environnementale. ### Les avantages de l'application de l'ISO 14001 : Quels sont-ils ? L'application de l'ISO 14001 peut apporter de nombreux avantages à votre organisation. Tout d'abord, elle peut vous aider à améliorer votre performance environnementale en vous fournissant un cadre pour identifier, contrôler et réduire les impacts environnementaux de vos activités. De plus, l'ISO 14001 peut vous aider à réaliser des économies en améliorant l'efficacité de vos opérations et en réduisant les déchets. De plus, l'application de l'ISO 14001 peut améliorer votre image de marque en démontrant votre engagement envers la protection de l'environnement. Elle peut également vous aider à respecter la législation environnementale et à réduire le risque de sanctions légales et de litiges. Enfin, l'ISO 14001 peut vous donner un avantage compétitif en vous permettant de répondre aux exigences environnementales des clients et des autres parties prenantes. ### Des exemples : Quand l'ISO 14001 fait la différence ? De nombreuses organisations à travers le monde ont réussi à mettre en œuvre l'ISO 14001 et à en tirer des avantages considérables. - Une entreprise de fabrication peut réduire sa consommation d'énergie de 15 % en mettant en œuvre un système de gestion environnementale conforme à l'ISO 14001 - Une entreprise de services peut réduire ses émissions de **gaz à effet de serre de 20 %.** - Un autre exemple est celui d'une entreprise de construction qui peut baisser ses déchets de construction de 50 %. ## Choisir la certification ISO 14001 : 6 raisons qui font la différence Une certification ISO 14001 n'est pas qu'une simple certification, c'est un engagement envers la protection de notre planète: - Une preuve que votre organisation prend au sérieux sa responsabilité environnementale. - Une reconnaissance internationale de votre engagement à suivre les meilleures pratiques environnementales. Et ce n'est que le début. Il y a bien d'autres raisons pour lesquelles vous devriez envisager de vous faire certifier ISO 14001. - Cela permet d'anticiper la législation environnementale et à éviter les sanctions légales. - Amélmioration continue votre performance environnementale en vous fournissant un cadre pour la gestion de vos impacts environnementaux. - Elle peut vous aider à réaliser des économies en réduisant les déchets et la consommation d'énergie. Et enfin, elle peut vous donner un avantage compétitif sur le marché de plus en plus vert d'aujourd'hui. ## 7 étapes pour obtenir votre certification ISO 14001 La certification ISO 14001 peut sembler être un processus ardu, mais avec la bonne préparation et l'engagement de votre organisation, elle peut être un processus enrichissant qui améliore votre performance environnementale et votre image de marque. Voici un aperçu des sept étapes clés qui vous mèneront à la certification ISO 14001. 1. La première étape consiste à comprendre les exigences de l'ISO 14001 et à évaluer l'état actuel de votre système de gestion environnementale. 2. Ensuite, vous devrez planifier votre système de gestion environnementale en définissant vos politiques et objectifs environnementaux. 3. La troisième étape consiste à mettre en œuvre votre système de gestion environnementale en mettant en place les processus nécessaires pour atteindre vos objectifs. 4. Ensuite, vous devrez surveiller et mesurer votre performance environnementale pour vous assurer que vous êtes sur la bonne voie. 5. La cinquième étape est l'évaluation interne, où vous vérifierez la conformité de votre système de gestion environnementale à la norme ISO 14001. 6. Ensuite, vous demanderez une évaluation externe par un organisme de certification indépendant. Si votre système de gestion environnementale est jugé conforme, vous recevrez votre certification ISO 14001. 7. Enfin, vous devrez maintenir et améliorer continuellement votre système de gestion environnementale pour conserver votre certification. En conclusion, l'ISO 14001 est une norme puissante qui peut aider les organisations à améliorer leur performance environnementale et à démontrer leur engagement envers la protection de l'environnement. Que vous soyez une petite entreprise locale ou une multinationale, l'ISO 14001 peut vous fournir un cadre pour gérer efficacement vos impacts environnementaux et réaliser des économies. Alors, pourquoi attendre ? Prenez rendez-vous avec nos experts chez **[Releaf Carbon](https://www.releafcarbon.com/)** pour commencer votre démarche environnemental. --- ### Science based targets, un guide vers le Net Zero Source : https://www.releafcarbon.com/fr/ressources/sbti-un-guide-vers-le-net-zero Auteur : Vincent Mory — Co-fondateur & COO Face à l'accélération du changement climatique et à la prise de conscience mondiale des enjeux environnementaux, les entreprises sont confrontées à une pression croissante pour réduire leur empreinte carbone. Aujourd'hui, les actions ne sont plus seulement le fait de certaines entreprises les plus avancées, mais sont devenues un impératif pour toutes les organisations qui souhaitent rester pertinentes et compétitives sur le marché. Dans ce contexte, l'initiative Science Based Targets (SBTi) émerge comme une réponse essentielle pour guider les entreprises dans cette transition cruciale. ## La genèse du SBTi Le changement climatique est une réalité incontournable. Les entreprises ont besoin de directives claires pour agir. C'est ici qu'intervient l'initiative Science Based Targets (SBTi). Fruit d'une collaboration entre des géants comme le Carbon Disclosure Project (CDP), le Pacte mondial des Nations unies, le World Resources Institute (WRI) et le Fonds mondial pour la nature (WWF), l'initiative SBTi se distingue par son ancrage scientifique et son ambition. **L'objectif de SBTi ?** Offrir un cadre basé sur la science. Plutôt que des engagements vagues, l'initiative fournit des directives précises. Elle assure que les entreprises fixent des objectifs de réduction d'émissions alignés sur la science climatique. L'idée est simple : contribuer à limiter le réchauffement climatique en-dessous de 2°C, comme prévu par l'Accord de Paris. En se basant sur des faits scientifiques, l'initiative SBTi garantit que les actions des entreprises sont non seulement bien intentionnées, mais surtout efficaces. ## Pourquoi est-ce crucial pour les entreprises ?  À l'ère moderne, les entreprises sont confrontées à une multitude de défis et d'opportunités liés à la durabilité. Voici pourquoi il est impératif d'intégrer des initiatives comme SBTi : **Consommateur éclairé :** Le consommateur d'aujourd'hui est informé et conscient de l'impact environnemental des produits et services qu'il consomme. Ignorer cette tendance, c'est risquer de perdre sa pertinence sur le marché.  **Avantage compétitif** : Adopter une démarche proactive en matière de durabilité peut positionner une entreprise en tant que leader de son secteur, lui donnant un avantage compétitif dans un marché saturé. **Réponse aux attentes** : Les consommateurs attendent des entreprises qu'elles prennent des mesures concrètes pour lutter contre le changement climatique. En s'alignant sur des initiatives comme SBTi, les entreprises répondent directement à ces attentes, renforçant ainsi leur image de marque et leur relation avec leurs clients. **Stratégie d'affaires judicieuse** : Au-delà de la simple éthique, s'engager dans une transition bas carbone est une décision stratégique qui peut se traduire par une croissance durable et des bénéfices à long terme. ## Fonctionnement concret de l’initiative L'initiative SBTi va au-delà de la simple définition de lignes directrices pour les entreprises. Elle propose un véritable plan d'action structuré. En mettant l'accent sur l'identification et la promotion des meilleures pratiques en matière de réduction des émissions, elle offre un chemin clair et bien balisé vers une empreinte carbone réduite. De plus, l'importance de viser la neutralité carbone à long terme est constamment mise en avant, soulignant l'urgence de limiter le réchauffement climatique. Ce qui distingue vraiment SBTi, c'est son engagement à fournir un soutien technique continu et une expertise approfondie aux organisations. Enfin, un élément central de son fonctionnement est la validation indépendante des objectifs des entreprises par une équipe d'experts, garantissant ainsi leur pertinence et leur alignement avec la science climatique actuelle. ## Réussites notables et impact de l’initiative aujourd’hui L'impact de l'initiative SBTi est déjà palpable dans le monde des affaires. De nombreuses multinationales ont non seulement adopté l'initiative mais se sont également engagées dans des actions concrètes pour réduire leurs émissions. **\- Nestlé** : Le géant de l'agroalimentaire s'est engagé à réduire ses émissions de gaz à effet de serre de 50 % d'ici 2030 et à atteindre la neutralité carbone d'ici 2050. Avec l'aide de SBTi, Nestlé a pu définir des objectifs clairs et mesurables tout en mettant en œuvre des stratégies pour améliorer l'efficacité énergétique et favoriser les énergies renouvelables. [_En savoir plus_](https://www.nestle.com/sites/default/files/2020-12/nestle-net-zero-roadmap-en.pdf) **\- Sony** : Cette grande entreprise de technologie s'est engagée à atteindre la neutralité carbone pour toutes ses activités opérationnelles d'ici 2040. Sony a également défini des objectifs intermédiaires pour 2030 en utilisant les directives de SBTi. Ces objectifs comprennent la transition vers des énergies renouvelables et l'amélioration de l'efficacité énergétique de ses produits. [_En savoir plus_](https://sciencebasedtargets.org/resources/media/CaseStudySony.pdf) Ces entreprises constatent que les bénéfices vont au-delà de l'environnement. En effet, en adoptant des mesures basées sur la science, elles améliorent leur image de marque, renforcent leurs relations avec leurs parties prenantes et réalisent parfois des économies grâce à des processus optimisés. L'impact combiné de ces entreprises engagées en faveur de la réduction de leur empreinte carbone a le potentiel de provoquer un changement à grande échelle, contribuant ainsi de manière significative à la lutte mondiale contre le changement climatique. Quand une multinationale adopte des objectifs ambitieux basés sur la science, cela crée un effet d'entraînement : fournisseurs, sous-traitants et clients s'alignent souvent sur ces standards, renforçant ainsi l'impact global d'une démarche responsable. ## Vers un futur durable Dans un monde en proie au changement climatique, des initiatives comme SBTi jouent un rôle crucial en guidant les entreprises sur la voie de la durabilité. Chaque engagement, chaque action compte. C'est en unissant nos efforts, en étant guidés par la science et en agissant avec détermination que nous pourrons espérer un avenir plus vert et plus sûr pour tous. Face au défi climatique, chaque action compte. La science nous guide, et [Releaf Carbon](https://www.releafcarbon.com/) vous accompagne. Ensemble, transformons vos ambitions en actions durables. --- ### MACF : Tout comprendre sur la taxe carbone aux frontières Source : https://www.releafcarbon.com/fr/ressources/macf-tout-comprendre-sur-la-taxe-carbone-aux-frontieres Auteur : Guillaume Tant — Co-fondateur & CEO Dans le cadre du Green Deal européen et de l'objectif de neutralité carbone d'ici 2050, l'Union Européenne (UE) a mis en place un nouveau système destiné à limiter les émissions de gaz à effet de serre et encourager la mise en place de politiques environnementales ambitieuses : le Mécanisme d'Ajustement du Carbone aux Frontières (MACF), également connu sous le nom de taxe carbone aux frontières. ## Qu'est-ce que le MACF et comment fonctionne-t-il ? Le MACF est un mécanisme complémentaire au Système d'Echange de **[Quotas d'Emission](https://www.releafcarbon.com/credit-carbone-tout-sur-le-marche-carbone/)** (SEQE), mis en place en 2005 pour contrôler et limiter les émissions de gaz à effet de serre. Les Etats membres y allouent chaque année un plafond de quotas d'émission, lesquels sont distribués gratuitement ou via des enchères aux entreprises. Les compagnies respectueuses de l'environnement peuvent ainsi vendre leurs droits tandis que celles qui polluent trop doivent acheter des quotas supplémentaires sur le marché. - En mars 2022, le Conseil européen a trouvé un accord sur le cadre réglementaire du MACF ; - Cet accord prévoit une expansion des secteurs concernés et des objectifs à moyen terme plus ambitieux ; - Le MACF fait partie du paquet "Fit for 55" proposé dans le cadre du Green Deal européen. Le principal objectif du mécanisme est d'éviter les "fuites de carbone"  : en imposant une taxe aux entreprises qui exportent vers l'UE des produits ou des services à forte empreinte carbone et produits dans des pays où les normes environnementales sont moins strictes, il incite ces pays à adopter des politiques climatiques plus ambitieuses pour rester compétitifs sur le marché européen. ## Les importateurs devront acheter des certificats carbone Pour se conformer au **[MACF](https://www.ecologie.gouv.fr/mecanisme-dajustement-carbone-aux-frontieres-macf)**, les sociétés importatrices seront tenues d'acheter des certificats carbone, équivalents aux quotas alloués par le SEQE, au prorata des émissions liées aux biens qu'elles importent. Elles devront également déclarer annuellement avant le 31 mai la quantité de biens importés, le volume de carbone associé et justifier leur acquisition de certificats CBAM correspondants. A terme, le MACF vise à remplacer le système actuel d'allocation gratuite de quotas dans le cadre du SEQE et à prévenir les fuites potentielles de carbone. Parallèlement, les quotas proposés sur le marché seront réduits de 62% en 2030 par rapport à 2005, contre l'objectif de réduction précédent de 43%. ### Mise en œuvre progressive du MACF à partir d'octobre 2023 Après un accord entre les États membres et les députés européens en décembre 2022, le MACF commencera à s'appliquer progressivement dès le 1er octobre 2023. Il concernera dans un premier temps les importations de fer et d'acier, de ciment, d'aluminium, d'électricité et d'hydrogène. L'idée est d'étendre progressivement son champ d'action à d'autres secteurs. ## Quel impact pour l'industrie européenne et la coopération internationale ? En favorisant une concurrence plus équitable entre les entreprises européennes soumises aux normes environnementales de l'UE et les sociétés étrangères non soumises à ces contraintes, le MACF vise à réduire la part d'émissions liées aux importations provenant de pays tiers. - Les entreprises exportatrices seront incitées à adopter des technologies moins émettrices de CO2; - Le mécanisme encouragera les pays tiers à renforcer leurs politiques environnementales; - Les coûts supplémentaires générés par le MACF seront basés sur les prix du SEQE, qui ne s'applique actuellement qu'aux entreprises opérant au sein de l'UE. Au-delà de ses conséquences directes, le MACF implique des défis majeurs en termes de coopération internationale et d'échange d'informations entre les douanes et les autorités fiscales. La mise en place d'une "taxonomie carbone" commune permettant de mesurer et de certifier les émissions de gaz à effet de serre est un enjeu crucial dans ce contexte. Le Mécanisme d'Ajustement du Carbone aux Frontières constitue une avancée majeure dans la lutte contre le changement climatique et l'atteinte des objectifs fixés par le Green Deal européen. En incitant les entreprises et les pays tiers à adopter des politiques environnementales ambitieuses et en instaurant une concurrence plus équitable entre les acteurs économiques, il représente un levier puissant pour orienter la transition vers une économie décarbonée. Toutefois, sa mise en œuvre soulève des questions complexes et nécessitera une coopération internationale accrue pour éviter les tensions commerciales et les controverses juridiques. ## Faites vous accompagner Naviguez avec confiance dans la nouvelle ère du MACF ! Avec les changements imminents dus à la taxe carbone aux frontières, la compliance devient un défi majeur pour les entreprises. Chez Releaf Carbon, nous démystifions le MACF pour vous. Bénéficiez d'un accompagnement expert pour assurer une transition en douceur et tirer parti de cette nouvelle réglementation. Ne vous laissez pas submerger, choisissez **[Releaf Carbon.](https://www.releafcarbon.com/)** --- ### Qu'est-ce que le Diag Décarbon'Action ? Source : https://www.releafcarbon.com/fr/ressources/quest-ce-que-le-diag-decarbonaction Auteur : Vincent Mory — Co-fondateur & COO Le changement climatique et la réduction des émissions de gaz à effet de serre sont au cœur des préoccupations environnementales. Pour aider les entreprises à réduire leurs émissions de carbone, la BPI et l'ADEME offrent un programme d'accompagnement. Ce dispositif est un diagnostic complet : le Dispositif Diag Décarbon'Action. ## Qu'est-ce que le Dispositif Diag Décarbon'Action ? C'est un service personnalisé pour les entreprises qui veulent évaluer leur empreinte carbone et trouver des solutions pour la réduire efficacement. Les experts collaborent avec les parties prenantes pour évaluer l'empreinte carbone de l'entreprise. Ils cherchent ensuite des solutions pour réduire les émissions de carbone. ## Les objectifs principaux du dispositif Grâce à l’intervention d’experts qualifiés, le Diag Décarbon’Action vous permet de : - **Mesurer les émissions de gaz à effet de serre** de votre entreprise sur l’ensemble de votre chaîne de valeur (scopes 1, 2 et 3) ; - **Élaborer votre plan d’actions** pour décarboner votre entreprise ; - **Mettre en place les premières actions** de la conduite du changement au sein de votre entreprise (alignement des équipes, formation, communication, etc.) et avec vos principaux clients fournisseurs. Le **[Diag Décarbon'Action](https://diagdecarbonaction.bpifrance.fr/) vise 5 objectifs** : - La diminution de la consommation d’énergie des entreprises ; - La réduction de la dépendance (et donc de la vulnérabilité) aux énergies fossiles ; - La montée en compétences de l’entreprise sur la maitrise de son empreinte carbone ; - La sensibilisation de vos salariés pour en faire des acteurs à part entière du virage durable entamé par votre entreprise ; - L’amélioration de l’image de votre entreprise auprès de vos clients, vos fournisseurs, partenaires, voire du grand public. ## Conditions et subventions Afin de bénéficier de cet accompagnement, les entreprises doivent respecter certains critères, notamment : - ​​​​​​​Être une PME ou ETI selon la définition de l'Union Européenne. - Être située en France et avoir au moins un établissement sur le territoire national. - Démontrer une motivation et une volonté d'engager rapidement leur projet de décarbonation. Les prix sont de : - 4 000 € HT pour les entreprises de moins de 250 salariés répondant à la définition européenne, - 6 000 € HT pour les entreprises de plus de 250 à 499 salariés. Par ailleurs, les entreprises doivent s'engager à mettre en œuvre les recommandations issues du diagnostic et à suivre régulièrement les résultats pour adapter leur stratégie si nécessaire. Il est également essentiel de prévoir un budget suffisant pour financer les actions préconisées par les experts du Dispositif Diag Décarbon'Action. Pour faciliter la transition écologique des entreprises et leur permettre de s’engager rapidement dans une démarche de réduction de leur empreinte carbone, ce dispositif est cofinancé par l’ADEME. ## Les étapes clés ### Phase 1 - Mesure des émissions directes et indirectes de Gaz à Effet de Serre (GES) - Scope 1 – émissions directes et indirectes liées à l’activité de l’entreprise (ex : combustion, procédés industriels, fuite de fluide frigorigène…), - Scope 2 – émissions indirectes associées à la production d’électricité, de chaleur ou de vapeur importée pour les activités de l’organisation, - Scope 3 – autres émissions indirectes, liées à la chaîne de valeur complète de l'entreprise (ex : achats de matières premières, gestion des déchets de l'entreprise, utilisation et fin de vie des produits ou services chez le client final, déplacements professionnels…). ### Phase 2 - Co-construction du plan de transition - Identification des mesures de réduction des émissions GES, - Approfondissement des mesures : ressources, calendrier, plan de financement en ateliers avec le Comité de Direction, - Validation avec le Comité de Direction. ### Phase 3 - Valorisation de la transition pour le passage à l’action - Révision de la stratégie RSE de l’entreprise, - Engagements concrets pris, inscrits dans la stratégie de l’entreprise, pour mise en œuvre, - Boîte à outils à destination du dirigeant pour valoriser les engagements pris auprès de ses clients, fournisseurs, partenaires et les engager dans la démarche (scope 3). Finalement, le dispositif Diag Décarbon'Action constitue une réponse concrète et opérationnelle pour aider les entreprises à engager leur transition énergétique avec succès. En proposant un accompagnement expert et personnalisé, il offre les clefs pour identifier les opportunités de décarbonation et mettre en place une démarche crédible et pérenne. Ainsi, les entreprises peuvent contribuer efficacement à la réduction des émissions de gaz à effet de serre tout en répondant aux exigences légales et environnementales actuelles. --- ### Comprendre les enjeux de la CSRD Source : https://www.releafcarbon.com/fr/ressources/comprendre-les-enjeux-de-la-csrd Auteur : Guillaume Tant — Co-fondateur & CEO **En matière de reporting financier et extra-financier, l'Union Européenne ne cesse d'adapter et d'améliorer ses réglementations. Parmi les initiatives récentes, on peut citer la Corporate Sustainability Reporting Directive (CSRD)**, qui vient compléter le cadre législatif existant comprenant l'**Extra-Financial Reporting Directive (NFRD)** et l'**Environmental, Social and Governance Reporting Standards (ESRS)**. Dans cet article, nous allons aborder les principales caractéristiques de ces normes et leurs implications pour les entreprises européennes. ## **La Corporate Sustainability Reporting Directive (CSRD)** **La CSRD est une directive européenne visant à renforcer et harmoniser les exigences en matière de reporting extra-financier** pour les grandes entreprises européennes. Elle doit remplacer la directive NFRD, qui avait été adoptée en 2014. La CSRD vise notamment à : - Ajouter de nouvelles obligations en matière de divulgation d'information extra-financière, notamment sur les questions environnementales, sociales et de gouvernance (ESG). - Améliorer la qualité et la comparabilité des informations fournies par les entreprises, en s'appuyant sur des normes et des indicateurs clairs et cohérents. - Faciliter la prise en compte des enjeux ESG par les investisseurs, les prêteurs et autres parties prenantes dans leur évaluation des entreprises. - Accroître la responsabilité des entreprises en matière d'impact sur l'environnement, la société et la gouvernance. ### **Les obligations pour les entreprises** **Dans le cadre de la CSRD, les entreprises européennes devront répondre à un certain nombre d'obligations de reporting**. Parmi elles : - La publication d'un rapport de durabilité annuel, incluant une description des politiques et actions menées en matière d'environnement, de social et de gouvernance, ainsi que leurs résultats et performances. - L'établissement d'une stratégie de développement durable à long terme, détaillant les objectifs, les risques et les opportunités liés aux enjeux ESG. - La mise en place de systèmes de gestion et de contrôle internes permettant de garantir la fiabilité des informations extra-financières communiquées. - Le respect des normes et des indicateurs de performance ESG reconnus au niveau international, tels que les Global Reporting Initiative (GRI) Standards ou les Sustainability Accounting Standards Board (SASB) Standards.  ### **Les entreprises concernées** **Les entreprises soumises aux ESRS sont celles assujetties à l'exigence de la CSRD, ce qui inclut les grandes entreprises, qu'elles soient cotées en bourse ou non, ainsi que les PME cotées en bourse (à l'exception des micro-entreprises). Ces organisations doivent satisfaire à au moins deux des trois critères suivants :** - Présenter un bilan total supérieur à 20 millions d'euros. - Réaliser un chiffre d'affaires net excédant 40 millions d'euros. - Employer plus de 250 travailleurs. Les entités non-UE sont également prises en compte si elles répondent aux conditions suivantes : elles exercent une activité significative en Europe (avec un chiffre d'affaires net de plus de 150 millions d'euros dans l'UE) et détiennent au moins une filiale ou succursale dans l'Union européenne. Il est important de noter que pas moins de 50 000 entreprises de l'Union européenne doivent se conformer aux normes ESRS à partir de 2024 ! Ce sera plus du double à partir de 2026… **Vidéo :** [Voir la vidéo](https://www.youtube.com/watch?v=LakjSy5cZBQ) ### **L'agenda de la CSRD** La Commission européenne a adopté le projet d'acte délégué le 31 juillet 2023. En conséquence, les normes portant sur les domaines gouvernementaux, environnementaux et sociaux, ainsi que les deux normes transversales établissant les exigences et les informations générales, seront mises en œuvre progressivement entre 2024 et 2028 : - À partir du 1er janvier 2024, les entreprises déjà assujetties à la NFRD (rapportant sur les données de 2024) seront tenues de se conformer. - À partir du 1er janvier 2025, les grandes entreprises non couvertes par la NFRD ainsi que les grandes entreprises cotées en dehors de l'UE (rapportant sur l'exercice 2025) seront concernées. - À partir du 1er janvier 2026, les PME cotées en bourse, y compris celles situées hors de l'UE (rapportant sur les données de 2026), devront se conformer. Toutefois, les PME auront la possibilité de bénéficier d'une extension jusqu'en 2028. - À partir du 1er janvier 2028, les entreprises opérant en dehors de l'UE mais ayant une présence significative en Europe (rapportant sur les données de 2027) seront également soumises aux normes. ## **Quelles sont les normes ESRS ?** Les treize premières normes ESRS trans-sectorielles (qui s'appliquent à tous les secteurs) ont été développées par [**l'EFRAG**](https://www.efrag.org/) (Groupe consultatif européen sur l'information financière) et approuvées par la Commission européenne le 31 juillet 2023. Parmi ces normes, deux énoncent les principes et les exigences générales en matière de communication financière, tandis que les onze autres sont regroupées en trois catégories basées sur les critères ESG. ### **L'aspect environnemental** Le premier ensemble de normes se concentre sur l'impact de l'entreprise sur l'environnement, en tenant compte de divers paramètres : - **E1 : Changement climatique :** Cette norme exige que les entreprises divulguent des informations transparentes sur leurs émissions de carbone, **[l'utilisation de crédits carbone](https://www.releafcarbon.com/credit-carbone-tout-sur-le-marche-carbone/)**, les mesures d'adaptation mises en œuvre, la résilience au changement climatique et les plans de réduction des émissions de gaz à effet de serre. - **E2 : Pollution :** Il est nécessaire de préciser les types de polluants émis par l'entreprise et les sources les plus importantes d'émissions. - **E3 : Ressources hydriques et marines :** Les entreprises doivent fournir des détails sur leur consommation d'eau et l'impact de leurs activités sur les zones aquatiques dont elles ont la responsabilité. - **E4 : Biodiversité et écosystèmes :** Il s'agit de décrire l'impact de l'entreprise sur son environnement et sur la biodiversité qu'elle abrite. - **E5 : Utilisation des ressources et économie circulaire :** Les entreprises doivent déclarer les types de ressources qu'elles utilisent et expliquer comment elles s'intègrent dans une approche d'économie circulaire. ### **La dimension sociale** Une entreprise a un rôle, à la fois positif et négatif, sur l'économie locale, l'emploi et la société. Par conséquent, pour se conformer à la réglementation, une organisation doit fournir des informations précises sur les points suivants : - **S1 : Effectifs de l'entreprise :** Cela implique de communiquer des informations sur les conditions de travail des employés (rémunération, diversité, gestion des conflits, etc.). - **S2 : Employés de la chaîne d'approvisionnement :** Tout comme le critère précédent, les entreprises doivent indiquer les politiques relatives aux employés de leurs parties prenantes et fournisseurs, ainsi que les processus de travail et les objectifs pour réduire les impacts. - **S3 : Communautés affectées :** Le fonctionnement d'une entreprise a un impact sur la société et la population locale. Cette norme évalue si cet impact est positif ou négatif. - **S4 : Consommateurs et utilisateurs :** Les entreprises doivent partager des informations sur les utilisateurs finaux de leurs produits ou services, y compris l'achat et l'utilisation de ces biens. ### **Le volet de la gouvernance** Enfin, la dernière catégorie requiert des informations sur la manière dont l'entreprise est gérée, en particulier concernant : - **G1 : Gouvernance, gestion des risques et contrôle interne :** Cette norme demande des détails sur les méthodes de gestion générale de l'entreprise, comme les salaires annuels, les primes, les avantages accordés aux employés, ainsi que des éléments comme les remboursements de frais de transport et la rémunération des heures supplémentaires. - **G2 : Conduite des affaires :** Les entreprises doivent divulguer les comportements anticoncurrentiels, les activités de lobbying, la corruption, la fraude et le blanchiment d'argent qui pourraient favoriser illégalement leur progression. ## **Faites appel au service de Releaf Carbon pour vos démarches environnementales** Face à la croissance constante des règlementations environnementales, les entreprises désireuses de contribuer à la lutte contre le changement climatique sont confrontées à des défis croissants. C'est pourquoi, en choisissant **[Releaf Carbon](https://www.releafcarbon.com/)** pour effectuer votre évaluation d'empreinte carbone, vous bénéficiez en même temps d'un soutien personnalisé d'un professionnel expérimenté en matière de climat tout au long de votre initiative. --- ### Eco-conception web : Les bonnes pratiques du Green IT Source : https://www.releafcarbon.com/fr/ressources/eco-conception-web-les-bonnes-pratiques-du-green-it Auteur : Guillaume Tant — Co-fondateur & CEO Dans notre monde moderne, la prise de conscience en matière d'écologie et de développement durable ne cesse de grandir. Le secteur du numérique n'échappe pas à cette tendance, avec la montée en puissance du concept de **Green IT**, qui vise à réduire l'empreinte environnementale des technologies de l'information et de la communication (TIC). L'un des aspects clés de cette démarche est l'**éco-conception web**, qui consiste à créer et gérer des sites internet de manière responsable afin de limiter leur impact sur notre planète. ## L'éco-conception web : qu'est-ce que c'est ? L'éco-conception web est une approche globale qui prend en compte l'**ensemble du cycle de vie d'un site internet**, depuis sa création jusqu'à sa fin de vie, en passant par son hébergement et son utilisation. Elle s'appuie sur des principes et des méthodes permettant de concevoir des sites plus respectueux de l'environnement, tout en offrant à leurs utilisateurs une expérience de navigation satisfaisante et performante. ### Les enjeux de l'éco-conception web Le secteur du numérique représente aujourd'hui près de 4% des émissions mondiales de gaz à effet de serre et consomme environ 10% de l'électricité mondiale. Les sites web contribuent largement à ces chiffres, notamment via les centres de données nécessaires à leur hébergement et les terminaux utilisés pour y accéder. C'est pourquoi il est essentiel d'**adopter des pratiques durables et éco-responsables** dans la conception, l'hébergement et l'utilisation de nos sites internet. ## Les bonnes pratiques pour un site éco-conçu Pour réussir une démarche d'éco-conception web, il convient de suivre certaines **bonnes pratiques** à chaque étape du cycle de vie d'un site internet : 2. **Analyse des besoins et définition des objectifs** : avant de créer un nouveau site ou de refondre un site existant, il est important de déterminer précisément quels sont ses objectifs (informer, vendre, communiquer) et quelles fonctionnalités sont nécessaires pour les atteindre. Un site bien pensé dès le départ évitera de multiplier les développements inutiles et les mises à jour coûteuses en ressources. 4. **Conception responsable du design** : un design épuré, avec une attention particulière portée à la typographie, aux couleurs et aux images, permettra non seulement de réduire la taille des pages et leur consommation de bande passante, mais aussi d'améliorer l'accessibilité et l'ergonomie du site pour tous les utilisateurs. 6. **Optimisation des performances** : un site rapide et performant limite non seulement la frustration des internautes, mais aussi leur consommation d'énergie. Pour cela, il est recommandé de minifier les fichiers CSS, JavaScript et HTML, d'optimiser la compression des images, de mettre en cache les ressources statiques et d'utiliser des techniques de chargement différé (lazy loading) pour les contenus multimédias. 8. **Respect des standards et bonnes pratiques du web** : un site éco-conçu doit respecter les recommandations du W3C en matière de normes HTML, CSS et autres, ainsi que les bonnes pratiques en matière d'accessibilité, de référencement et de compatibilité avec les différents navigateurs et terminaux. 10. **Hébergement éco-responsable** : le choix d'un hébergeur web engagé dans une démarche écologique et durable est primordial pour réduire l'impact énergétique de votre site. Privilégiez les fournisseurs qui utilisent des énergies renouvelables, qui appliquent des politiques de recyclage et de gestion des déchets, et qui mettent en œuvre des technologies de refroidissement efficaces et peu consommatrices d'énergie. ## Les outils utiles Dans la démarche d'éco-conception web, l'utilisation d'outils adaptés peut grandement faciliter votre travail. Voici quelques outils pour calculer l'impact environnemental d'une page web : ### Mesurer l'impact de votre site - **[Website Carbon](https://www.websitecarbon.com/) :** Calculez l'empreinte carbone de votre site et découvrez des moyens de réduire son impact environnemental. - **[PageSpeed Insights](https://developers.google.com/speed/pagespeed/insights/) :** Évaluez la vitesse de chargement et l'optimisation de votre site pour les appareils mobiles. - **[WebPageTest](https://www.webpagetest.org/) :** Testez les performances de votre site et identifiez les domaines à améliorer. ### La communauté Green IT Pour rester informé des dernières avancées en matière de Green IT et d'éco-conception web, nous vous invitions à vous informer sur le **Collectif Conception Numérique Responsable (@CNumR) !** Le collectif partage des valeurs de transparence, de diversité et de responsabilité, et a pour vision de réduire les impacts environnementaux, d'intégrer l'accessibilité et d'améliorer la qualité des services numériques. Son ambition est de devenir la référence européenne en matière d'écoconception de services numériques grâce à son expertise, son dynamisme et sa reconnaissance par les parties prenantes. Ce collectif est à l'origine de beaucoup d'outil permettant de calculer l'impact de votre site web et de chacune de ses pages. [**Nous vous invitons à découvrir tous leurs outils sur leur GitHub !**](https://github.com/cnumr) --- ### ACV: définitions, exemples et étapes Source : https://www.releafcarbon.com/fr/ressources/acv-definition-exemples-etapes Auteur : Guillaume Tant — Co-fondateur & CEO L'analyse du cycle de vie (ACV) est une méthode d'évaluation des impacts environnementaux liés à un produit, service ou bâtiment tout au long de sa vie. Elle permet de mesurer les performances environnementales, d'améliorer la conception et de minimiser les impacts négatifs sur l'environnement. ## L'importance de l'ACV dans l'évaluation environnementale L'ACV est un outil essentiel pour évaluer et comparer les impacts environnementaux des produits, services ou bâtiments, en prenant en compte toutes les étapes de leur cycle de vie : - **Extraction des matières premières** - Fabrication des matériaux et composants - Transport et distribution - Mise en œuvre et utilisation - Entretien et réparation - Fin de vie et gestion des déchets En tenant compte de ces étapes, l'ACV permet d'identifier les sources d'impacts environnementaux et de proposer des solutions pour les réduire. Les résultats de l'ACV peuvent être utilisés pour guider les choix de conception, les politiques publiques ou les décisions d'investissement. ## Les logiciels d'ACV pour faciliter le calcul et l'analyse Pour réaliser une ACV, il est nécessaire de disposer de données sur les flux de matières et d'énergie associés aux différentes étapes du cycle de vie, ainsi que sur les impacts environnementaux correspondants. Plusieurs logiciels d'ACV sont disponibles pour faciliter cette tâche : - **Logiciels généralistes** : ils permettent de réaliser des ACV pour tout type de produit, service ou bâtiment, en utilisant des bases de données génériques ou spécifiques. - Logiciels spécialisés dans un secteur particulier (par exemple, le bâtiment) : ils intègrent des données et des fonctionnalités spécifiques à ce secteur. Ces logiciels facilitent la collecte et l'analyse des données, le calcul des indicateurs d'impact environnemental et la visualisation des résultats. Ils peuvent également intégrer des fonctions d'aide à la décision, comme la comparaison de scénarios ou la sélection des meilleures options. Nous vous aidons à prendre en main le logiciel adapté à votre besoin, découvrez [**nos offres**](https://www.releafcarbon.com/tarifs/) pour mesurer l'impact de l'un de vos produits. ### Exemples des logiciels ACV Pour les logiciels géneralistes: - [**SimaPro**](https://network.simapro.com/evea/) - [**OpenLCA**](https://www.openlca.org/) - **GaBi** Pour les logiciels géneralistes: - **One Click LCA** (Batiment) : Il est utilisé pour évaluer l'impact environnemental des matériaux de construction et des méthodes de construction. - **EIME** (Electronique) : C'est un logiciel spécialisé pour les industries de l'électronique et de l'électrotechnique. ## L'ACV dans le secteur du bâtiment Le secteur du bâtiment est responsable d'une part importante des impacts environnementaux, notamment en termes de consommation de ressources, d'émissions de gaz à effet de serre et de production de déchets. L'ACV est donc un outil clé pour améliorer la performance environnementale des bâtiments, qu'il s'agisse de constructions neuves ou de rénovation. Chez Releaf Carbon, ### Exemples d'applications de l'ACV dans le bâtiment Voici quelques exemples d'applications de l'ACV dans le secteur du bâtiment : - **Comparaison de matériaux, systèmes ou techniques** : l'ACV permet de comparer les impacts environnementaux de différentes solutions et de choisir la plus performante en termes d'environnement. - Outil d'aide à la conception : l'ACV peut être utilisée dès les premières phases de conception pour orienter les choix des concepteurs vers des solutions à faible impact environnemental. - Évaluation des performances environnementales d'un bâtiment existant : l'ACV permet de mesurer les impacts environnementaux d'un bâtiment et d'identifier les pistes d'amélioration. - Mise en place d'une démarche d'écoconception : en intégrant l'ACV dans la démarche de conception, il est possible de réduire les impacts environnementaux du bâtiment tout au long de son cycle de vie. --- ### Marché volontaire du carbone en France : bilan 2021 Source : https://www.releafcarbon.com/fr/ressources/etat-des-lieux-du-marche-volontaire-du-carbone Auteur : Vincent Mory — Co-fondateur & COO Chaque année la plateforme Info Compensation Carbone soutenue par l’Ademe, publie un état des lieux du marché de la compensation carbone volontaire en France. Ce rapport analyse toutes les composantes du marché et les compare également aux chiffres des années précédentes afin d’en suivre l’évolution. Voici un résumé de son analyse publiée en novembre 2022 pour l’année 2021. ## **Un marché en forte hausse par rapport à 2020** Cette année encore, on remarque un fort développement du marché de la compensation carbone volontaire. Le nombre d’acteurs sur le marché vendant des crédits carbone a augmenté en 2021 et le nombre de participants à l’enquête est passé de 15 à 22. L’étude s’intéresse aux acteurs présents sur le marché français mais intègre des ventes à des acteurs internationaux. A périmètre constant, le nombre de crédits vendus a augmenté de 54 %. Cette hausse est encore plus importante en ce qui concerne les crédits du Label bas-carbone avec une hausse de 230 %. Les efforts déployés par le Ministère semblent porter leurs fruits et la croissance devrait se poursuivre en 2022 avec l’émergence de nouvelles méthodologies. L’obligation de compensation des vols domestiques dans la loi climat et résilience pourrait également stimuler la demande en réduction d’émissions. Si certaines collectivités et particuliers achètent des crédits, la finance carbone demeure un mécanisme très largement mobilisé par les entreprises tant en nombre de clients (93 % du total sur notre périmètre) que de volume (99 %). ## **Un prix moyen à la tonne de CO2 encore très faible** Le prix moyen des crédits vendus est resté stable entre 2020 et 2021. Sur l’échantillon de l’étude, les crédits ont été vendus à en moyenne à 4,6 € / tCO 2 e. Ce prix moyen cache cependant une grande disparité entre des prix de vente qui dépendent grandement de la localisation, de la labellisation et de la nature des activités. On observe par exemple un prix de vente moyen pour le Label bas carbone de 31,8 € / tCO 2 e. Un montant nécessaire pour assurer un taux de financement acceptable aux porteurs de projets mais qui constitue encore un frein à la vente auprès de certaines entreprises. ## **Vers l’émergence de certifications alternatives ?** Une écrasante majorité des crédits vendus dans le périmètre de l’étude sont issus des standards historiques de la finance carbone (Verra, Gold Standard et Clean Development Mecanism). Cependant, un certain nombre d’acteurs commencent à proposer des certifications alternatives pour pallier à certaines limites de ces standards. - Certaines pratiques (notamment des expérimentations innovantes ou des projets très locaux) ne font pas l’objet de méthodologies dans les standards conventionnels. - Les coûts de certification des standards internationaux sont parfois un obstacle trop important pour les porteurs de projets qui se détournent de la finance carbone. Ainsi, des méthodologies indépendantes se développent pour quantifier et valoriser les impacts des projets pour lesquels les standards existants ne sont pas adaptés. #### **Les standards historiques toujours largement prioritaires sur le marché** 97 % des crédits vendus sont issus de projets labellisés par l’un des trois labels Gold Standard, Verified Carbon Standard ou Clean Development Mecanism. Le marché volontaire du carbone offre des perspectives prometteuses. Les solutions fondées sur la nature, les projets aux impacts sociaux et environnementaux supplémentaires ainsi que la diversification des crédits carbones sont les principaux facteurs d’expansion du marché en 2021. Selon les évaluations du GIEC dans son dernier rapport de l'été 2022, la compensation carbone volontaire est un marché porteur et un des moyens permettant de nous aider à atteindre nos objectifs climatiques. --- ## Contact - Email: contact@releafcarbon.com - [Contact](https://www.releafcarbon.com/fr/contact)